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PINELLI Joe G.

Belgique

Féroces Tropiques (Dupuis, 2011)

© Joe G. Pinelli

Illustrateur, dessinateur et scénariste de bande dessinée belge Joe G. Pinelli, né en 1960, enseigne aujourd’hui le dessin en cours du soir à l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège.

Considéré comme l’un des auteurs les plus prolifiques des fanzines francophones dans les années 80, auteur de deux trilogies très personnelles, crues, âpres, intimes, sensuelles et profondément humaines : Joe G. Pinelli s’est fait une spécialité de la bande dessinée autobiographique. Exposant régulièrement depuis quelques années ses dessins et illustrations en Belgique et en France, son graphisme libéré et tendu en fait l’un des auteurs importants de la Bande dessinée indépendante. Il publie cette année Féroces Tropiques : sur un scénario de Thierry Bellefroid, ce mélange de récit de voyage et de chronique de guerre est aussi un manifeste esthétique, qui nous entraîne sur les traces d’un peintre allemand méconnu en route pour la Papouasie.

© Joe G. Pinelli

Lien

Interview de Joe G. Pinelli sur bdparadisio


Bibliographie (Sélective)

  • Féroces Tropiques (Dupuis, 2011)
  • Le visiteur de Sainte-Victoire (Alain Beaulet, 2007)
  • Christmas Voices (Nocturne, 2006)
  • Fratelli (Estuaire, 2006)
  • In a blue hour ( Nocturne, 2006)
  • Une magnifique journée (Les Requins Marteaux, 2005)
  • Sirop de Liège (Estuaire, 2005)
  • La vue Solliès (I.mag et A.LI.EN, 2005)
  • Le feu follet ( Le Castor Astral, 2005)
  • Bande Avant (Liber Niger, 2004)
  • Le marteau-piqueur (PLG – Sherpa, 2003)
  • Caz Roman (6 pieds sous terre, 2001)

Présentation de Féroces Tropiques

Précipité dans le bruit et la fureur d’un monde pressé de se meurtrir et de se détruire, Heinz le peintre nous conte son errance à la recherche d’une innocence à jamais broyée par la folie des hommes. Récit de voyage, chronique de guerre et manifeste esthétique, cette oeuvre inclassable résonne du chant de l’artiste brisé par la brutalité de son temps.

Embarqué comme peintre officiel dans une mission océanographique allemande en Papouasie, en 1913, Heinz découvre la beauté sauvage des forêts et de leurs habitants, au milieu desquels, abandonné par l’équipage, il apprend à vivre. Arraché à cet éden, propulsé dans la boucherie de la Grande Guerre puis démobilisé à l’armistice, il finira par repartir à la recherche de son paradis perdu. Mais ce qui est perdu ne revit pas. Commence alors la longue errance solitaire du peintre à travers les mers...

Argumentaire du Visiteur de Sainte-Victoire

À Vauvenargues, où Picasso s’installa dans l’imposant château face à la montagne Sainte Victoire, Joe Pinelli, notre dessinateur belge, porte son regard sur une Provence avec ses odeurs de pluie et de mousse, dans les pas de Cézanne et Picasso.

"Les Petits Carnets" une nouvelle collection tirée à 1000 exemplaires numérotés.

Cette collection s’enrichi au fil des mois, en nous proposant de nouveaux auteurs et permettra de constituer un témoignage de l’art dessiné.

Sous le vent

Jean-Claude Lattès - 2012

Au lendemain de la première guerre mondiale, un ancien soldat refuse de retourner dans son village breton et de retrouver travail et épouse. Un voyage éblouissant mais derrière ces paysages à la Gauguin se cache toujours un monde en feu. Dans la petite école de Bothoa, au cœur de la Bretagne, un jeune élève, Pol, s’ennuie. Il observe les cartes accrochées aux murs et rêve d’un ailleurs, un monde où le vert ne dominerait pas, où les fruits seraient gros et juteux, où le vent serait chaud. Il se persuade que le jour où il faudrait partir - car un jour ou l’autre un Breton doit s’en aller - il choisirait la main du hasard. Il accrocherait lui aussi une carte au mur, il prendrait une fléchette, la lancerait et se jurerait d’aller là où la pointe d’acier se ficherait. Des années plus tard, le moment est venu pour Pol de partir. La pointe de la fléchette se plante en plien Pacifique. Alors, sans réfléchir, Pol fait vite son baluchon et s’en va, un petit matin aussi flamboyant que ses souvenirs. Là-bas, il rencontre Maeva. “ Il ne savait pas s’il aimait Maeva. L’amour, ici, ne supportait pas une nouvelle saison. Le printemps n’existerait pas dans les îles, la montée de la sève ne régulait pas les sentiments. il n’y avait que la saison des pluies où l’on pleurait beaucoup et la saison sèche qui tarissait les larmes.

Un fauve en cage

Saint-Malo 2011