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GUTFREUND Amir

Israël

Les gens indispensables ne meurent jamais (Gallimard, 2007)

Amir GUTFREUND
D-R

Amir Gutfreund est né à Haïfa en 1963. Après des études de mathématiques au Technion de Haïfa, il s’engage dans l’armée de l’air où il poursuit une carrière d’officier. Il a aujourd’hui le grade de lieutenant-colonel de l’armée de l’air.
Il a publié en 2002 un recueil de nouvelles The Shoreline Mansions (Ahuzat Ha-Chof) aux éditions Zmora Bitan. Les gens indispensables ne meurent jamais est son premier roman traduit en français, pour lequel il a reçu le prestigieux prix Sapir en 2003.


Bibliographie :

En français :

  • Les gens indispensables ne meurent jamais (trad. Katherine Werchowski, Gallimard, 2007)

En hébreux :

  • The World, a Little Later (Zmora-Bitan, 2005 [Ha-Olam, Ktzat Achar Kach])
  • The Shoreline Mansions (Zmora-Bitan, 2002 [Ahuzot Ha-Chof])
  • Our Holocaust (Zmora-Bitan, 2000 [Shoa Shelanu])

Présentation de Les gens indispensables ne meurent jamais :

La loi de la compression est une merveilleuse invention des parents d’Amir et d’Efi : elle permet de transformer en grand-père ou en oncle n’importe quel adulte de leur entourage. Grands-pères Lolek, Heïnek, Yosef et Ménashé rejoignent ainsi grands-pères Shalom et Weil dans le cercle familial que la Shoah a failli anéantir. Mais ce sont surtout l’excentrique grand-père Lolek, ancien soldat de l’armée d’Anders, et son opposé Yosef, pétri de sagesse talmudique et si magnanime, qui veillent sur leur enfance. En grandissant, Amir et Efi veulent comprendre ce qui s’est passé " là-bas ", pendant la guerre. Mais personne n’en parle, et il leur faut inventer mille ruses et astuces pour pousser les membres de cette famille reconstituée à se confier. Petit à petit, devant leur insistance, notamment celle d’Amir pour qui cette quête est devenue essentielle, les barrières cèdent et les récits de ces survivants taciturnes, originaux ou fous, se déploient, bouleversants. Les gens indispensables ne meurent jamais constitue une prouesse littéraire.
Naviguant sans cesse entre la gravité et la drôlerie, le récit rend palpables ces existences placées sous le signe d’un génocide, de la mort, et en même temps si vivantes, si humaines et si banalement risibles. Le roman d’Amir Gutfreund marque sans le moindre doute un tournant dans la manière d’appréhender la Shoah.