Téléchargez le Catalogue 2019
(Fichier PDF - 7 Mo)
Téléchargez la grille horaire
(Fichier PDF - 2.5 Mo)

Dico des invités depuis 1990

HORN Shifra

Israël

Ode à la joie (trad. Laurence Sendrowicz, Fayard, 2007)

Shifra Horn est née à Jérusalem d’un père russe et d’une mère iranienne. Issue d’une famille marannes (juifs convertis à l’Islam) dont l’histoire sur les terres d’Israël remonte au 18e siècle, elle partage aujourd’hui son temps entre la Nouvelle-Zélande et Israël où elle réside dans le quartier de Gilo, proche de Jerusalem. Elle est diplômée en archéologie, études bibliques ainsi qu’en communication.

Difficile de suivre son parcours tant il est riche et surprenant. Très impliquée dans la société israélienne et le mouvement sionniste, Shifra Horn a été éducatrice pour l’Union Mondiale des Etudiants Juifs, a aidé à l’organisation du rapatriement aérien des Juifs d’Ethiopie en Israël et a participé à la campagne de libération des Juifs d’Union Soviétique et de Syrie en finançant films et publications.
Un temps porte-parole du ministère de l’Intégration, Shifra Horn part ensuite pour le Japon où elle travaille durant cinq ans comme journaliste pour la radio et le quotidien Ma’ariv tout en servant comme correspondante en Extrême-Orient pour les Forces de Défense Israéliennes. Elle occupe également le poste de directrice du Centre de la communauté Juive de Tokyo et enseigne l’Hébreux au Bible College de Ginza, toujours à Tokyo.
Et puis il y a cette histoire, celle sans doute qui inscrira au mieux le personnage dans la légende sionniste : au cours de ses travaux en archéologie elle découvre un village nommé Belmonte au Portugal où toute une communauté marannes réside. Son "soutien" encourage la population qui, après 500 ans, se convertira de nouveau au judaïsme.

A son retour en israël elle créée une entreprise de relations publiques et enseigne l’histoire du japon et la littérature. Tout en se consacrant à l’écriture. Elle est l’auteur de quatre romans, d’un recueil de nouvelles et de deux livres pour enfants. Son dernier roman, Ode à la joie, traite du traumatisme que provoquent les attentats suicide. Une analyse fine et brillante de la société isarélienne durant la seconde Intifada... sur l’air de la 9e symphonie de Beethoven.
Les livres de Shifra Horn ont été traduits en huit langues, du français au mandarin.


Liens :

Le site internet de l’auteur


Bibliographie :

Traduit en français :

  • Ode à la joie (trad. Laurence Sendrowicz, Fayard, 2007) 

  • Tamara marche sur les eaux (trad. Laurence Sendrowicz, Fayard, 2004)
  • Quatre mères (trad. par Laurence Sendrowicz, Fayard, 2001)

En hébreux :

  • The fairest among women (La plus juste des femmes, Piatkus Books, 2002)
  • Shalom Japan : A Sabra’s five years in the land of The Rising Sun (Shalom Japon : Cinq années d’une Juive au pays du Soleil Levant, Kensington, 1996)
  • Cats, a love story (Chats, une histoire d’amour, Keshet, 2001)
  • The perfect pet (Le parfait animal, Yediot Aharonot Books and Chemed Books, 2001)

Présentation de Ode à la joie :

Par une morose journée de janvier 2002, la jeune et belle anthropologue Yaël Maguid, au volant de sa voiture, se dirige vers l’université de Jérusalem. Elle s’arrête à un feu rouge, la radio diffuse l’Ode à la joie, et par la vitre arrière du bus arrêté devant elle, une fillette de trois ans environ s’amuse à lui faire des signes de la main. Yaël a le temps de jouer avec l’enfant quelques instants lorsque l’autobus explose. Si la jeune femme sort de sa voiture indemne physiquement, le traumatisme psychique qu’elle a subi bouleverse son existence. Obsédée par cette petite fille dont elle ne retrouve pas la trace parmi les victimes, elle part à sa recherche tout en essayant de se reconstruire. Quête qui l’oblige à remettre en question son passé, ses rapports avec ses parents, son mari, son jeune fils, ses amies et ses professeurs.
Avec une lucidité servie par le style généreux et foisonnant qu’on lui connaît, Shifra Horn propose ici une sorte de coupe en profondeur de l’Israël de la seconde Intifada. L’influence du conflit qui perdure, de la sensation de menace permanente sur la société et sur l’individu - jusqu’au plus intime de lui-même - y est dépeinte avec l’intelligence d’un auteur qui sait se servir de l’Histoire comme toile de fond de l’histoire individuelle.