Colum McCann, "Et que le vaste monde poursuive sa course folle" (Belfond)

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Roman-monde abyssal, le cinquième roman de Colum McCann recrée tout l’univers du New-York des années 70. Plusieurs voix d’y rencontrent, plusieurs destins traversés tous ensemble par un événement : l’exploit fou du funambule Philippe Petit qui,en 1974, franchit le vide séparant les deux tours du World Trade Center en équilibre sur un fil. Et que le vaste monde poursuive sa course folle est un livre impressionnant, où se croisent les destins comme autant de fils tendus sur la course du monde. L’abîme y est central, en tant que figure de style, en tant qu’élément, en tant que métaphore… l’annonce de la chute menaçante et inéluctable… jusqu’à cette photo, insérée au milieu du livre : Philippe Petit, en équilibre au-dessus du vide, et au-dessus de lui encore, un avion de ligne qui semble voler droit vers les tours…
La presse internationale a salué dans son ensemble un grand roman et un immense romancier. Florence Noiville dans Le Monde souligne entre autres « la langue âpre et mélancolique de McCann qui nous prend dans ses rets dès les premières pages. Et qui nous plonge - presque physiquement - dans cette Amérique-là. » Yasmine Youssi dans La Tribune : « Ses phrases brèves claquent comme les pièces d’un puzzle qu’on abat pour former au final un tableau dont la force irradie le lecteur. » Colum McCann n’en est pas à son premier grand roman, à vrai dire il n’a jamais rien publié de mauvais ni même de médiocre, et pourtant pour André Clavel dans L’Express « Jamais Colum McCann, le chiffonnier des âmes perdues, n’a été aussi fraternel, aussi poignant dans sa description d’un monde fragile, et éternellement menacé. » « une oeuvre magistrale, profonde et envoûtante. » écrit le magazine Lire, « une poignante mise en scène de nos vertiges, dans un monde construit sur des abîmes. » pour le quotidien suisse Le Temps, un « stupéfiant ballet d’ombres, (que Colum McCann) observe de haut ou de près, qu’il survole et qu’il plaint, alors que le vaste monde poursuit sa course folle. » pour Frédéric Tissoux dans Le Nouvel Observateur.

Résumé d’Et que le vaste monde poursuive sa course folle :

Dans le New York des années 1970, un roman polyphonique aux subtiles résonances contemporaines, une oeuvre vertigineuse. 7 août 1974. Sur un câble tendu entre les Twin Towers s’élance un funambule. Un événement extraordinaire dans la vie de personnes ordinaires. Corrigan, un prêtre irlandais, cherche Dieu au milieu des prostituées, des vieux, des miséreux du Bronx ; dans un luxueux appartement de Park Avenue, des mères de soldats disparus au Vietnam se réunissent pour partager leur douleur et découvrent qu’il y a entre elles des barrières que la mort même ne peut surmonter ; dans une prison new-yorkaise, Tillie, une prostituée épuisée, crie son désespoir de n’avoir su protéger sa fille et ses petits-enfants... Une ronde de personnages dont les voix s’entremêlent pour restituer toute l’effervescence d’une époque.
Porté par la grâce de l’écriture de Colum McCann, un roman vibrant, poignant, l’histoire d’un monde qui n’en finit pas de se relever.