Neil Bissoondath, "Cartes postales de l’Enfer" (Phébus)

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Avec Cartes postales de l’Enfer, Neil Bissoondath signe un très beau roman tapissé de miroirs, nourri de faux-semblants, réflexion sur le mensonge, l’identité et l’imposture. A travers le destin d’Alec, dissimulateur maladif et de Sumintra qui elle aussi mène deux vies en parallèle, c’est un réquisitoire contre une société trop soucieuse des apparences que dresse Neil Bissoondath, avec beaucoup d’élégance et de justesse.
Florence Noiville, dans Le Monde, s’enthousiasme pour la qualité de Cartes postales de l’Enfer : « Et si l’on échappait aux figures imposées de la rentrée littéraire ? Si l’on fuyait loin de Saint-Germain-des-Prés ? Si on allait respirer ailleurs, rêver ailleurs, quelque part entre la Colombie-Britannique, l’Inde et les Antilles ? Pour s’offrir ce bol d’air - pour repartir en vacances, en somme -, rien de tel que l’oeuvre de Neil Bissoondath » et malgré la noirceur du propos « s’impose tout de même une sorte d’allégresse ou de vivacité romanesque chez Bissoondath. Comme si les mensonges de la vie - et de la littérature - restaient, au bout du compte, fort réjouissants » écrit Frédéric Vitoux dans Le Nouvel Observateur, qui le place dans la liste de ses coups de cœur de la rentrée. Pour Marianne Payot dans L’Express, « au-delà du destin d’Alec, c’est toute la comédie des apparences et nos jeux de masques que l’élégant Bissoondath dépeint avec une grande justesse. » Et Neil Bissoondath « redouble de férocité pour dévoiler les faux-semblants et les mensonges de ce qu’il appelle la grande mascarade humaine » écrit encore André Clavel dans Le Temps.

Neil Bissoondath parle de Cartes postales de l’Enfer :

 
 

Résumé de Cartes postales de l’Enfer :

Un écheveau de mensonges et de faux-semblants. voilà ce à quoi ressemble l’existence d’Alec. Décorateur d’intérieur. il est convaincu de devoir son succès à son talent, certes. mais aussi au personnage qu’il s’est créé : celui d’un homosexuel entretenant de nombreuses relations dans les milieux huppés dont est issue sa clientèle. Impassible, presque glaciale. la façade d’acier qu’il s’est efforcé de garder intacte au fil des ans va se corroder le jour où il rencontre Sumintra, une très jolie fille qui depuis toujours navigue entre l’image de jeune fille modèle que lui impose l’éducation corsetée de ses parents et ses réels désirs, bien plus débridés. Sumintra et Alec ont beaucoup en commun, partagent le même goût du secret, la même vie parallèle à l’abri des regards. Mais qu’en sera-t-il à la tombée des masques ? Trouveront-ils un jour un accord entre ce qu’ils sont. ce qu’ils ne sont pas et ce qu’ils voudraient être ?