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Dico des invités

SANBAR Elias

Palestine

Le Rescapé et l’Exilé, en collaboration avec Stéphane Hessel (Don Quichotte, 2012)

Biographie

Élian Sanbar et Stéphane Hessel © Sophie Daret

À l’heure où la Palestine entre triomphante à l’Unesco, tout en étant refoulée de l’ONU, le poète et essayiste Élias Sanbar savoure cette demi victoire comme un présage de lendemains de paix au Proche Orient. Palestinien né à Haïfa, en Israël, mais exilé depuis ses premiers jours, il navigue pendant sa jeunesse entre le Liban et la France avant de devenir professeur de droit international à Columbia aux États-Unis. Il revient enfin en France pour se consacrer à son combat en faveur de la Palestine et d’endosser le rôle d’ambassadeur de l’autorité palestinienne auprès de l’Unesco.

En amoureux des mots, Élias Sanbar déclare souvent que la Palestine disparait en 1947, lorsque le monde affirme que ce pays n’a jamais existé, et qu’Israël efface ses toponymes. Donner un nom aux Palestiniens, à leurs terres, c’est selon lui leur apporter une existence de manière quasi-démiurgique. Élias Sanbar s’engage ainsi à faire reconnaître la Palestine par la culture et crée la Revue d’études palestiniennes en 1981, puis livre, de 1984 à 2010, huit ouvrages engagés en faveur des Palestiniens, dans la lutte pour la reconnaissance de ce peuple "absent" selon lui. Il publie en 2010 un Dictionnaire Amoureux de la Palestine, une manière pour lui de consacrer l’existence de ce pays, mais aussi d’apporter un regard tendre et poétique sur une société uniquement perçue sous l’angle médiatique de la violence.

Loin d’avoir terminé son combat sémantique, c’est aujourd’hui le mot État qui est l’objet de l’attention d’Élias Sanbar. La reconnaissance de l’État palestinien, au lieu d’un simple territoire, est pour lui la première pierre à poser à l’édifice de la paix au Proche Orient, mais aussi une manière de préserver sa culture. La reconnaissance de la Palestine par l’Unesco a ainsi permis à Élias Sanbar de faire inscrire les monuments du territoire palestinien, parmi lesquels figure l’Église de la Nativité à Bethléem, au patrimoine mondial de l’Unesco, mais son combat continue pour que cette reconnaissance s’étende à la nation palestinienne. Ses positions politiques le rapprochent il y a quelques années de l’ancien résistant, Stéphane Hessel, qui a fait de la situation humanitaire en Proche Orient son cheval de bataille. Ils décident de s’associer pour l’écriture d’un livre, Le Rescapé et l’Exilé Les deux hommes posent des regards croisés sur l’histoire de la Palestine, cherchant à analyser les erreurs du passé pour mieux réfléchir à des solutions pour une paix durable, qui laisserait aux Palestiniens la place que l’histoire leur a retiré.


Bibliographie :

  • Le Rescapé et l’Exilé, en collaboration avec Stéphane Hessel (Don Quichotte, 2012)
  • Dictionnaire amoureux de la Palestine (Plon, 2010)
  • Figures du Palestinien – Identité des origines, identité de devenir (Gallimard, 2004)
  • Palestiniens – La photographie d’une terre et de son peuple de 1839 à nos jours (Hazan, 2004)
  • Le Bien des absents (Actes Sud, 2001)
  • Le Lit de l’étrangère (Actes Sud, 2000)
  • Palestine, le pays à venir (L’Olivier, 1996)
  • Les Palestiniens dans le siècle (Gallimard, 1994)
  • Palestine 1948, l’expulsion (Les Livres de la Revue d’études palestiniennes, 1984)

Présentation du Rescapé et l’Exilé

spip_logoHommes de culture férus de poésie, Stéphane Hessel et Elias Sanbar débordent dans ce livre le cadre strictement politique de la question palestinienne et du conflit israélo-arabe pour proposer une vision humaniste de l’avenir. Que peut-on dire de nouveau sur un conflit plus que centenaire, dont les paramètres de solution sont aujourd’hui connus par la communauté internationale ? MM. Hessel et Sanbar se sont accordés sur une démarche originale : retracer et analyser le cours des événements qui ont conduit à l’actuelle impasse et s’interroger sur le rapport entre légalité internationale et justice historique. Tous deux reviennent, au cours de leur échange, et dans le même souci de combiner témoignages et réflexions, sur les grandes dates du conflit.
Croisant ainsi leurs regards, ceux de deux hommes d’origines, de générations et de formations différentes, les auteurs racontent d’abord leurs guerres de 1947-1948, le premier, Stéphane Hessel, du point de vue de l’ancien résistant et déporté à Buchenwald, diplomate en poste au siège de l’ONU à New York, et le second Elias Sanbar, de celui d’un enfant né à Haïfa un an avant la création d’Israël et qui se trouve aussitôt réfugié au Liban. La situation au Proche-Orient dans les années cinquante et soixante, la guerre de 1967, l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est, le déclenchement et le blocage du processus de paix sont ensuite tour à tour abordés avec le même souci de combiner témoignages et réflexions, toujours en résonance avec les grands questionnements du monde contemporain.
En analysant les causes du conflit et les éléments qui ont empêché les négociations d’aboutir, MM. Hessel et Sanbar parviennent encore à trouver des raisons d’espérer.

Présentation de Dictionnaire amoureux de la Palestine

Comment traiter d’un pays qui n’aurait jamais existé ou d’un Etat qui n’existe pas encore ? Telle pourrait être l’équation en apparence impossible posée par ce Dictionnaire amoureux de la Palestine. En apparence seulement. Ce pays existe mais ’comme en négatif’, comme le territoire d’un problème insoluble, le détenteur depuis des décennies des titres peu enviables de ’noeud de la crise du Proche-Orient’ et de ’coeur du conflit israélo-palestinien’. Aussi la tentation aurait-elle été grande d’aborder cet ouvrage sous cet angle, d’ajouter encore un essai, encore une histoire à la multitude des autres, de tirer parti de la seule expérience politique d’un auteur, acteur engagé depuis de longues années, témoin aussi des grands moments de ce que fut la lente reconquête de leur nom par les Palestiniens. Mais tel n’est pas le projet de ce dictionnaire qui, sans faire l’impasse sur les grandes interrogations liées à ce conflit emblématique, véritable ’caisse de résonance’ des passions et des délires du monde, entend ramener le pays et son peuple à leur réalité, leur banalité presque, à l’ambition profonde d’être enfin un pays comme les autres. C’est ainsi que fort de son vécu, l’auteur, sans renoncer à l’analyse, fait le choix ici d’aborder une autre Palestine, plus réelle, une Palestine intime, subjective, née de la profonde relation entre une terre natale et un enfant réfugié en 1948 qui, malgré ou grâce à l’exil, découvrira le monde et se transformera sans jamais se renier.

Le Rescapé et l’Exilé

Don Quichotte - 2012

Hommes de culture férus de poésie, Stéphane Hessel et Elias Sanbar débordent dans ce livre le cadre strictement politique de la question palestinienne et du conflit israélo-arabe pour proposer une vision humaniste de l’avenir. Que peut-on dire de nouveau sur un conflit plus que centenaire, dont les paramètres de solution sont aujourd’hui connus par la communauté internationale ? MM. Hessel et Sanbar se sont accordés sur une démarche originale : retracer et analyser le cours des événements qui ont conduit à l’actuelle impasse et s’interroger sur le rapport entre légalité internationale et justice historique. Tous deux reviennent, au cours de leur échange, et dans le même souci de combiner témoignages et réflexions, sur les grandes dates du conflit. Croisant ainsi leurs regards, ceux de deux hommes d’origines, de générations et de formations différentes, les auteurs racontent d’abord leurs guerres de 1947-1948, le premier, Stéphane Hessel, du point de vue de l’ancien résistant et déporté à Buchenwald, diplomate en poste au siège de l’ONU à New York, et le second, Elias Sanbar, de celui d’un enfant né à Haïfa un an avant la création d’Israël et qui se retrouve aussitôt réfugié au Liban. La situation au Proche-Orient dans les années cinquante et soixante, la guerre de 1967, l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est, le déclenchement et le blocage du processus de paix sont ensuite tour à tour abordés avec le même souci de combiner témoignages et réflexions, toujours en résonance avec les grands questionnements du monde contemporain. En analysant les causes du conflit et les éléments qui ont empêché les négociations d’aboutir, MM. Hessel et Sanbar parviennent encore à trouver des raisons d’espérer.

Poésie, une forme supérieure du politique ?

Avec Elias Sanbar et Nedim Gürsel - Saint-Malo 2012

Une rencontre entre Elias Sanbar et le romancier turc Nedim Gürsel, animée par Yvon Le Men


Palestine : regards croisés

Avec Elias Sanbar, Hubert Haddad et Raja Shehadeh, rencontre animée par Yann Nicol - Saint-Malo 2012

Orients réels, Orients rêvés

Saint-Malo 2010
Orients réels, Orients rêvés
Avec REZA, Malek CHEBEL, Jacques FERRANDEZ, Elias SANBAR. Un débat animé par Willy Persello.