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Joseph Delteil

Jean Marie Drot (ORTF, INA, 1974, 52’)

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24 mai 2010, Cinéma Le Vauban – Salle 2, 11:45

Joseph DELTEIL : Émission 2

"J’avais parlé occitan toute mon enfance... papa et maman ne parlait qu’occitan."

Joseph Delteil évoque la question du bilinguisme, l’influence qu’il a exercé sur son langage, la langue occitane comme milieu naturel de l’éclosion de ses premières idées et conceptions du monde : la notion du diable, du bien et du mal, la notion du catharisme. Il évoque aussi la survivance de l’esprit "cathare", le style de vie et de pensée cathares dans dans le Languedoc de son enfance et dans les années 70, qui lui ont fait garder une forte sensibilité aux croisades, aux affres des bûchers. Il rend grâce à dieu d’avoir eu deux fées à son berceau : l’occitane et la française.
Il raconte son passage aux armées, dans les services de l’Etat-Major, son entrée dans les Contributions directes, à la suite d’un concours administratif. Affecté dans un village des Vosges ("le bout du monde pour moi").
Il se remémore ses débuts de poète, ses premiers vers ses rapports avec Henri de Régnier, pour l’attribution d’un prix de Poésie, et l’influence d’Appollinaire... " j’ai eu l’impression que je respirais comme un air nouveau. "
En 1921, surgissement du premier livre delteilien Sur le fleuve amour. Evoque cette époque où il tentait de se libérer de tous ses divers systèmes d’éducation (famille - scolaire - littéraire).
Puis il commence à lire des auteurs modernes : Paul Morand, Giraudoux, Cendrars, Pierre Mac Orlan, "des hommes nouveaux qui parlaient leur langage sans s’occuper le moins du monde qu’il y ait eu avant eux d’autres littérateurs et d’autres littératures". Il a de fait compris que l’essentiel était "de partir à zéro, de me trouver moi-même tel que j’étais... et d’écrire tout simplement ce que mon instinct me dictait... ".

Joseph DELTEIL : Émission 5

Delteil compare les ventes de son livre Jeanne d’Arc qui se vend bien, dit-il, à celles des livres de Pierre Benoit, notamment. "80.000 exemplaires certes, mais des gens comme Pierre Benoit atteignaient les 300.000 tous les matins". Ce livre va consacrer sa brouille avec le Surréalisme.
Il parle de sa vie personnelle : la rencontre en 1930, de Caroline, qui deviendra sa femme, les rapports entre mariage et littérature. "J’avais l’idée de construire d’abord mon oeuvre avant le mariage", son peu de goût pour la paternité, sa Légion d’Honneur. Ses relations avec sa mère, qui a joué un rôle considérable dans sa vie, sont complexes : elle aurait préféré qu’il devint prêtre. En 1937, il achète une petite propriété viticole. Sa mère s’y installe avec lui.
Il parle des racines intellectuelles et de la rédaction de son livre Jésus de…,. Il critique la notion de "possession", notion toute récente, quinze mille années à peine.
Parmi les grandes influences de sa vie intellectuelle et personnelle, sa rencontre avec Henry Miller, avec qui il partageait de nombreuses affinités.

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