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TÉNO Jean-Marie

Cameroun

Lieux saints (Les Films du Raphia, 2009, 70’)

Né à Famleng, au Cameroun. Il étudie la communication et les techniques audiovisuelles à Paris, travaille comme critique cinématographique puis comme monteur pour la télévision. Il tourne un premier documentaire en 1984 et réalise son premier long-métrage, Bikutsi water blues, quatre ans plus tard. Il a réalisé en 2002 Le mariage d’Alex.


Filmographie :

  • Lieux saints (Les Films du Raphia, 2009, 70’)
  • Le Malentendu colonial (Les Films du Raphia, 2004, 78’)
  • Afrique, je te plumerais ! (Les Films du Raphia, 2002, 88’)
  • Le Mariage d’Alex (Les Films du Raphia, 2002, 46’)
  • Vacances au pays (Les Films du Raphia, 2000, 75’)
  • Chef ! (Les Films du Raphia, 1999, 61’)
  • Calando (Les Films du Raphia, 1996, 98’)
  • La tête dans les nuages (Les Films du Raphia, 1994, 37’)
  • Mister foot (Les Films du Raphia, 1991, 22’)
  • La gifle et la caresse (Les Films du Raphia, 1987, 20’)
  • Fièvre jaune et taximan (Les Films du Raphia, 1985, 30’)
  • Hommage (Les Films du Raphia, 1985, 13’)
  • Schubbah (Les Films du Raphia, 1984, 15’)
  • Le dernier voyage (Les Films du Raphia, 1990, 19’)
  • Bikutsi water Blues (Les Films du Raphia, 1988, 93’)

Présentation de Lieux saints :

À travers le portrait de 2 hommes, Jules César l’artiste artisan et Bouba le petit entrepreneur, Lieux Saints pose la question de l’accès à la culture dans un quartier populaire de Ouagadougou et montre comment le refus de la misère culturelle est devenu un des moteurs de lutte contre la misère économique.

Bouba, l’entrepreneur possède un vidéo-club dans lequel il diffuse des images provenant de VHS, des DVD d’origine indéterminée, contribuant ainsi à donner une vie culturelle a son quartier.
À la fois artisan et Artiste, Jules César fabrique, joue du djembe et initie les jeunes du quartier à la pratique de cet instrument. À l’instar du son, libre de circuler sans canaux particuliers, Jules César, dans son univers musical, va et vient dans la ville sur sa mob. une taille trop petite. Alors que l’univers de Bouba est l’image avec son organisation, ses machines, ses contraintes, son illégalité apparente, le business, son lot de frime avec ses belles chemises aux couleurs vives.

La complémentarité de mes 2 protagonistes s’est progressivement révélée à moi. Comme deux faces d’une médaille qui s’appellerait cinéma, ces deux personnages vont m’accompagner dans ma réflexion sur mon travail de cinéaste et plus généralement sur le rôle et la place du cinéma dans un continent où le cinéaste africain peine à diffuser ses œuvres.