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Dico des invités

PINGUILLY Yves

Frissons de foot à Bangui (Rue du Monde, 2010) et Le bleu du ciel biani biani (Oslo Editions, 2010)

Biographie

S’il vit désormais en Bretagne, Yves Pinguilly se caractérise comme un éternel voyageur qui a été marin, bibliothécaire, animateur culturel à la Maison de la Culture du Havre (la première du genre en France), fondateur de la revue « Griffon », passeur d’histoires devenu écrivain dont l’œuvre recherche et avoue des complicités secrètes avec l’enfance et la jeunesse.
Son œuvre justement, très importante, traduite dans une quinzaine de langues, couvre tous les genres, de l’album de contes au roman, du recueil poétique au documentaire d’art et au théâtre. Avec des constantes fortes, marquées par sa personnalité passionnée et un anticonformisme concernant aussi bien l’écriture que les représentations. L’Afrique, qu’il connaît bien à travers des actions continues en faveur de la lecture, y tient une place remarquée. L’aventure domine, héritée de la grande tradition du XIXe siècle, mais presque toujours inscrite dans un présent dont elle aide à décrypter les avatars. Aventure encore, à travers l’écriture, dans une recréation très travaillée, porteuse de sens nouveau et d’imaginaire non convenu.
On peut retenir comme particulièrement représentatifs de la diversité de son œuvre qui compte plus de cent vingt titres : L’Eté des confidences et des confitures (1979), un premier roman qui scandalisa les bien pensants ;Il était une fois les mots, anthologie sur une typoscénie d’André Belleguie, Prix graphique de la Foire de Bologne en 1981 ; des romans policiers : chez Casterman, Ma Poupée chérie (1993), Le Strip-tease de la maîtresse (1996), Dernier crime avant les soldes (1998), Le Secret de la falaise (1995) ; des histoires évoquant l’esclavage : L’Esclave du fleuve des fleuves (2006), L’Esclave qui parlait aux oiseaux (1998) ; l’Afrique à travers les contes : Contes et légendes, la corne de l’Afrique (2002), Crocodile père et fils (ill. Florence Koenig, 2007) ; l’Afrique d’aujourd’hui : Le Ballon d’or (1994), Pénalty à Ouagadougou (1993), Manèges dans le désert (2001), Jour de Noël à Yangassou (ill. Zaü, 2007) ; Le Nègre de Nantes (2007) ; Un printemps fusillé (2007) ; Cœur boucané (2010).
En marge, un roman capital consacré aux tirailleurs sénégalais dans la première guerre mondiale : Verdun 1916, un tirailleur en enfer en2003.

Yves Pinguilly écrit aussi pour les adultes. Récemment sont parus deux remarquables romans composés avec la complicité de l’écrivain(e) Centrafricaine Adrienne Yabouza : La défaite des mères (Oslo, 2008) suivi en 2009 par Bangui allowi (Oslo) romans qui offrent des portraits tourmentés de femmes Africaines dans une écriture délirante et subtile que les auteurs qualifient de « libre-réalisme ». Un troisième titre Le bleu du ciel biani biani est attendu fin 2010.


Bibliographie :

  • Le bleu du ciel biani biani (Oslo Editions, 2010)
  • Frissons de foot à Bangui (Rue du Monde, 2010)
  • Cœur boucané (Oskar 2010)
  • Un printemps fusillé (Oskar 2007)
  • Le Nègre de Nantes (Oskar 2007) 
  • Jour de Noël à Yangassou (ill. Zaü, Rue du monde, 2007)
  • Crocodile père et fils (ill. Florence Koenig, Autrement, 2007) 
  • L’Esclave du fleuve des fleuves (Oskar, 2006)
  • Verdun 1916, un tirailleur en enfer (Nathan, 2003)
  • Contes et légendes, la corne de l’Afrique (Nathan, 2002)
  • Manèges dans le désert (Nathan, 2001, rééd. 2006)
  • Dernier crime avant les soldes (Magnard, 1998)
  • L’Esclave qui parlait aux oiseaux (ill. Zaü, Rue du monde, 1998)
  • Le Strip-tease de la maîtresse (Casterman, 1996)
  • Le Secret de la falaise (Nathan, 1995, rééd. 2005) 
  • Le Ballon d’or (Rageot-Cascade, 1994)
  • Ma Poupée chérie (Casterman, 1993, rééd. 2001)
  • Pénalty à Ouagadougou (Magnard, 1993, rééd. 1999)
  • Il était une fois les mots, anthologie sur une typoscénie d’André Belleguie (La Farandole, 1981) 
  • L’Eté des confidences et des confitures (Rageot-Amitié, 1979, rééd. 1991)

Présentation de Frissons de foot à Bangui :

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Zangba a 15 ans. Il habite à Bangui, en République centrafricaine. Cela fait longtemps qu’il a quitté l’école, et plus encore qu’il est orphelin. Son oxygène à lui, c’est le foot. Même sans chaussures, même le ventre vide, sur le terrain, il vibre. Les spectateurs aussi, tant son talent surpasse celui des autres. Il serait une excellente recrue pour la sélection juniors qui doit défendre les couleurs du pays. Mais comment réussir à s’imposer face à ceux dont les parents ont beaucoup d’argent et de pouvoirs ?


Présentation de Le bleu du ciel biani biani :

Roman social-sorcier, ce livre est aussi un roman policier teinté de fantastique où les femmes ont une fois de plus le premier rôle à défaut du "beau rôle". Dans ce troisième titre après La défaite des mères et Bangui… allowi, le lecteur retrouvera l’écriture libre-réaliste des auteurs. Ainsi, leur langage toujours enflé de bouffées délirantes, encore orné de métaphores, est indigène à souhait pour nous donner un nouvel écho de la vraie vie de Bangui et de ses petits quartiers de Lakouanga, du Kilomètre cinq, de Bimbo, de Ouango… Dans ce roman, la peau des mots est noire, comme cette Bê Africa qui n’en finit pas d’être belle malgré les drames qui l’ont meurtrie. C’est un roman profondément ancré dans l’Afrique urbaine d’aujourd’hui.

Rendez-vous au chemin des dames

Oskar Editions - 2013

En avril 1917, Yffic et deux de ses camarades soldats de la guerre sont dans une compagnie envoyée au Chemin des Dames. Ils doivent sortir sur le no man’s land. Durant une attaque, le jeune Guillemot est blessé. Yffic le porte et le sauve en le ramenant en arrière ligne, mais Yffic perd trois doigts. Le médecin déclare que ce n’est pas cette blessure qui l’empêchera de finir la guerre au combat et il doit donc rejoindre sa compagnie. Un général arrive et annule toutes les permissions. Yffic, en colère, hurle : « À bas la guerre ! » Ses camarades le suivent, mais rapidement tous doivent rendent des comptes devant la cour martiale. Pour faire un exemple, le conseil de guerre condamne à mort Yffic et Maurice qui étaient en fait des héros.