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WATSON Paul

Canada

Moi Paul Watson pirate des océans (P’tit Glénat, 2016)

Biographie

« Notre mission consiste à naviguer en eaux troubles pour défendre ceux qui sont sans défense contre ceux qui sont sans scrupules. » Paul Watson

Né au Canada le 2 décembre 1950, Paul Watson a grandi à St Andrews-by-the-sea, village de pêcheurs de homards du New Brunswick. En 1968, il intègre le corps des Gardes-Côtes canadiens. Le premier bateau sur lequel il embarqua, le "C.C.G.S. Vancouver", est un navire météo. En 1969, il intègre l’équipage du porte-containers norvégien "Bris" pour un voyage vers l’Asie et l’Afrique. Ces voyages précoces avec les marines marchandes canadienne, norvégienne, suédoise et anglaise, lui apportent l’expérience nécessaire pour affronter toutes les mers, y compris les typhons de la mer de Chine, les tempêtes de l’Atlantique Nord et les zones de guerre du Golf persique.

Son engagement comme militant écologiste commence en 1969, sur la frontière américano-canadienne, lors d’une manifestation du Sierra Club contre les essais nucléaires réalisés par la Commission à l’Energie Atomique américaine sur l’île d’Amchitka.

Co-fondateur avec huit autres personnes de la fondation Greenpeace en 1972, il est connu au sein de l’organisation sous le nom de " 007". Il participe dans les années 1970 aux campagnes contre la chasse à la baleine et n’hésite pas à mettre sa vie en danger face à la flotte baleinière soviétique.

Partisan de l’action directe, en conflit avec la structure de Greenpeace qu’il juge bureaucratique, Paul Watson quitte la Fondation en juin 1977. Il crée dans la foulée la Sea Shepherd Conservation Society, organisation dédiée à la recherche et à l’investigation mais dont l’objectif est aussi de forcer, au besoin par des méthodes musclées, l’application des lois de conservation et de protection de la vie marine en haute mer.

Certains médias ainsi que ses adversaires le considèrent comme un pirate ou un « écoterroriste », tandis qu’un certain nombre de militants écologistes estiment qu’il donne une mauvaise image de leur combat et bien des anciens compagnons de lutte de Greenpeace ont pris leurs distances. Si ses méthodes suscitent la polémique, on ne peut leur contester une certaine efficacité : les pressions incessantes de la flotte de Sea Shepherd dans l’Antarctique ont ainsi forcé le Japon à faire interrompre prématurément la campagne de pêche à la baleine à l’hiver 2011...


En savoir plus :

Earthforce : nouveau livre du Capitaine Paul Watson


Bibliographie :

  • Moi Paul Watson pirate des océans (P’tit Glénat, 2016)
  • Earthforce. Manuel de l’éco-guerrier (Actes Sud, 2015)
  • Paul Watson : entretien avec un pirate, avec Lamya Essemlali (Glénat, 2012)
  • Au nom des mers : les confessions d’un éco-guerrier (Le Pré aux clercs, 1996)
Moi Paul Watson pirate des océans

Moi Paul Watson pirate des océans

P’tit Glénat - 2016

Qu’est-ce qu’un métier-passion ? À quel moment et comment attrape-t-on le virus ? D’où vient cette motivation sans bornes ?

À mi-chemin entre le récit d’aventure, la biographie et le documentaire, cette collection inédite innove avec un genre nouveau : des livres-témoignages vibrants écrits à la 1ère personne par les plus grands passionnés !

Le 1er à ouvrir la marche est le capitaine Paul Watson, qui a su dès l’âge de 11 ans qu’il consacrerait toute sa vie à la préservation des milieux naturels et à la défense acharnée des espèces menacées. Il nous livre ainsi le récit sans concession de ses premiers pas en tant que militant et pirate des océans, décrivant pour nous les coulisses de ses expéditions les plus périlleuses : la colère, la révolte, les dangers et les doutes… tout ce qui constitue son quotidien de passionné convaincu nous est ici dévoilé. L’occasion de découvrir comment vivent les castors, l’envergure des chasses à la baleine ou aux bébés phoques et de multiples informations sur l’environnement et la protection des animaux…

Un livre-témoignage superbement illustré par Graphik H à partir des archives personnelles de Paul Watson et de son ONG Sea Shepherd. Une lecture indispensable pour tous les jeunes passionnés de nature et ceux qui, depuis tout-petits, répètent à l’envi « moi… quand je serais grand, je serais… » !

Urgence ! Si l'océan meurt nous mourrons

Urgence ! Si l’océan meurt nous mourrons

Glénat - 2016

Il existe des solutions au dérèglement climatique, mais personne ne semble vouloir les entendre. Fidèle à ses méthodes d’activiste, Paul Watson dégaine un manifeste. Cet opuscule uppercut qu’il remettra aux différents gouvernants participant à la COP 21 s’adresse à chacun d’entre nous.
Objectif de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Paris : maintenir la hausse des températures en deçà de 2 degrés. Percutant, dramatiquement réaliste, Urgence ! Si l’océan meurt nous mourrons est un appel au monde à se mobiliser pendant qu’il en est encore temps.
Le « capitaine » Watson s’appuie sur ce qu’il définit comme les trois grands piliers de l’écologie – la diversité, l’interdépendance et les ressources limitées – et affirme que les germes, les vers de terre, les abeilles et les arbres sont plus importants que l’humanité. Provocation ? Conviction. « Nous avons besoin d’eux, l’inverse n’est pas vrai. » Avec un credo : « l’eau est le sang de la planète », l’océan est à la base de tout.
Quand on agite les océans et les esprits depuis plus de quarante ans, on ne baisse pas les bras. Au-delà du constat brut, Urgence ! Si l’océan meurt nous mourrons propose des solutions concrètes à mettre en place par gouvernants et citoyens.
On ressort de la lecture de ces pages sinon convaincu au moins ébranlé dans ses certitudes. Avec cette phrase en tête : « L’humanité a franchi le seuil de tolérance écologique (…). La COP 21 est sa dernière chance. »


Revue de presse :

  • « Il faut cesser de vider les océans, d’en dévorer toute la vie. Il ne faut plus rien manger qui vienne de la mer. Il n’existe aucune « ?pêcherie durable ? » qui puisse nourrir plus de sept milliards d’humains. »
    Télérama
  • « C’est un livre coup-de-poing, aussi un peu provocateur, qu’il a d’ailleurs distribué aux acteurs de la COP 21, une conférence qui "n’a rien accompli, car il n’y a pas eu d’accord contraignant ». »
    France 2

Earthforce. Manuel de l'éco-guerrier

Earthforce. Manuel de l’éco-guerrier

Actes Sud - 2015

Ce livre initialement publié en 1993 s’adresse à toute personne désirant préserver l’endroit où elle vit, la terre, et se battre pour un monde où l’homme vivrait en harmonie avec la nature. En s’appuyant sur L’Art de la guerre de Sun Tzu, le Gorin No Sho ou Traité des cinq roues de Miyamoto Musashi, la philosophie des médias développée par Marshall McLuhan ainsi que sur sa propre expérience de terrain, Paul Watson, cofondateur de Greenpeace et capitaine du Sea Shepherd, désigné par le Time Magazine comme l’un des héros écologistes du XXe siècle, actualise ici son guide de stratégie générale et la philosophie biocentrique (par opposition à l’anthropocentrie) qui en découle.


Paul Watson : entretien avec un pirate

Glénat - 2012

Parce qu’un castor avec qui il s’était lié d’amitié est tué par des trappeurs, le jeune Paul Watson âgé de onze ans écume les alentours de son village du Nouveau-Brunswick pour trouver et détruire les pièges. C’est le point de départ de quarante ans d’activisme pour celui que le Time Magazine désignera en 2000 comme l’un des plus grands héros écologistes du xxe siècle.

En 1969, à tout juste dix-huit ans, Paul Watson devient le plus jeune cofondateur de Greenpeace. C’est aussi le premier homme à s’interposer entre une baleine et un harpon. En 1977, il quitte Greenpeace pour fonder Sea Shepherd Conservation Society (c’est-à-dire « berger de la mer ») qui devient dès lors l’organisation de défense des océans la plus combattive au monde : une dizaine de baleiniers illégaux coulés à quai, plusieurs navires éperonnés en mer, des centaines de longues lignes et de filets dérivants confisqués, plus de deux cent cinquante expéditions dans toutes les mers du monde… et des centaines de milliers d’animaux marins sauvés.

Jamais aucun blessé, jamais aucune inculpation retenue mais pour ses opposants, Watson n’en est pas moins un « pirate », un « écoterroriste » – y compris pour ceux qui dirigent aujourd’hui Greenpeace, qu’il a quitté en 1977. Pour ceux qui, en revanche, pensent que « les pétitions et les banderoles ne suffiront pas à sauver les océans », il est un véritable héros.

À tous ses détracteurs Paul Watson ne répond qu’une chose : « Trouvez-nous une baleine qui désapprouve nos actions et on vous promet de raccrocher ! »

L’aventure Sea Sheperd

Avec Paul Watson. Animé par Gwenaëlle Le solleu - Saint-Malo 2015

Avec Paul Watson. Animé par Gwenaëlle Le solleu


Le chant des baleines

Avec Fred Buyle, Yves Paccalet, Nicolas Cavaillès, Paul Watson. Rencontre animée par Géraldine Delauney - Saint-Malo 2015

Avec Fred Buyle, Yves Paccalet, Nicolas Cavaillès, Paul Watson. Rencontre animée par Géraldine Delauney


Rencontre autour de Paul Watson

Avec Paul Watson, Lamya Essemlali et Pierre Gleizes, animé par Noëlle Breham - Saint-Malo 2012

Avec Paul Watson (en visioconférence depuis l’Allemagne), Lamya Essemlali et Pierre Gleizes, animé par Noëlle Breham