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REY Olivier

France

Le testament de Melville (Gallimard, 2011)

Biographie

© C. Hélie/Gallimard

Mathématicien de formation, entré en 1989 au CNRS, Olivier Rey n’a eu de cesse depuis la publication en 2003 de son Itinéraire de l’égarement - sous-titré : Du rôle de la science dans l’absurdité contemporaine - de remettre en cause
les prétentions de la pensée scientifique moderne à rendre compte de l’ensemble de l’existence humaine. Ayant troqué l’étiquette de « mathématicien » pour celle de « philosophe », enseignant aujourd’hui à l’université Panthéon-Sorbonne, il s’élève contre une vision appauvrie de l’homme, réduit à une simple machine génétique ou neuronale.

Dans le passionnant Une folle solitude, il analyse, à travers notamment la lecture de grands textes de science-fiction, le "fantasme de l’homme auto-construit", version dégénérée du projet d’autonomie du sujet portée par la modernité. Une utopie arrogante de la société contemporaine, qui prétend s’émanciper de tout héritage et risque de produire à grande échelle des individus infantiles et inconsistants.

Considérant que "les problèmes moraux ne se dénouent pas à grands coups de principes ou de valeurs" mais "n’ont de sens qu’à être examinés, et même vécus, de l’intérieur, dans le détail", il accorde une grande place à la fiction littéraire dans ses réflexions éthiques.

C’est encore de la confrontation avec la littérature qu’est né son dernier essai philosophique Le testament de Melville, dont le point de départ fut la découverte du dernier texte d’Herman Melville : Billy Budd, marin. Bouleversé par cette longue nouvelle, qui narre le destin tragique d’un jeune matelot à la beauté fascinante, il interroge le bouleversement que provoque parmi les hommes l’irruption mystérieuse de la beauté.


Bibliographie :

  • Le testament de Melville : Penser le bien et le mal avec Billy Budd (Gallimard, 2011)
  • Une folle solitude : Le fantasme de l’homme auto-construit (Le Seuil, 2006)
  • Itinéraire de l’égarement : Du rôle de la science dans l’absurdité contemporaine (Le Seuil, 2003)
  • Le Bleu du sang (Flammarion, 1994)

Présentation du Testament de Melville

spip_logoLorsque Herman Melville meurt à New York, en 1891, il est un vieil homme à peu près oublié. Moby-Dick, quarante ans plus tôt, a coulé sa carrière littéraire. C’est seulement dans les années 1920, dans une Angleterre qui a fait l’expérience de la Grande Guerre, que le public commence à s’aviser de son génie. La fièvre de la redécouverte nourrit la quête d’inédits et, d’une boîte en fer-blanc, surgit le récit auquel Melville a travaillé durant les cinq dernières années de sa vie : Billy Budd. Malgré une taille limitée, celle d’une longue nouvelle, et une intrigue très simple, Billy Budd est rapidement devenu l’un des textes les plus étudiés et les plus commentés de la littérature mondiale, suscitant des débats aussi passionnés que contradictoires. La violence de la lutte entre critiques ne doit pas surprendre : Melville a tout fait pour livrer à une modernité demi-habile, pensant que tout problème a sa solution, une de ces situations sur lesquelles elle ne peut que se casser les dents. Qu’est-ce que le mal ? Par quelles voies se répand-il ? Comment limiter son empire ? Quel sens donner à la beauté d’un être ? Comment accueillir la grâce échue à un autre ? Autant de questions que la pensée instrumentale nous a désappris à poser et qui, lorsqu’elle les rencontre, la rendent comme folle. Autant de questions qui n’en demeurent pas moins essentielles et dont la littérature est peut-être la mieux à même, par ses ambiguïtés, de traiter sans fausseté. C’est dans cet esprit que le présent ouvrage se met à l’école de Billy Budd. Il saisit l’occasion qui nous est donnée, en explorant l’oeuvre ultime de Melville, de renouer avec des interrogations dont nous ne pouvons nous passer.

Revue de presse :

  • Olivier Rey était l’invité Des Nouveaux chemins de la connaissance sur France Culture.
  • "Olivier Rey voit dans Billy Budd de Melville l’expression du bouleversement que provoque le « scandale de la beauté » et de l’innocence." Patrice Bollon pour le Magazine Littéraire.

Le testament de Melville

Gallimard - 2011

Le testament de Melville Lorsque Herman Melville meurt à New York, en 1891, il est un vieil homme à peu près oublié. Moby-Dick, quarante ans plus tôt, a coulé sa carrière littéraire. C’est seulement dans les années 1920, dans une Angleterre qui a fait l’expérience de la Grande Guerre, que le public commence à s’aviser de son génie. La fièvre de la redécouverte nourrit la quête d’inédits et, d’une boîte en fer-blanc, surgit le récit auquel Melville a travaillé durant les cinq dernières années de sa vie : Billy Budd. Malgré une taille limitée, celle d’une longue nouvelle, et une intrigue très simple, Billy Budd est rapidement devenu l’un des textes les plus étudiés et les plus commentés de la littérature mondiale, suscitant des débats aussi passionnés que contradictoires. La violence de la lutte entre critiques ne doit pas surprendre : Melville a tout fait pour livrer à une modernité demi-habile, pensant que tout problème a sa solution, une de ces situations sur lesquelles elle ne peut que se casser les dents. Qu’est-ce que le mal ? Par quelles voies se répand-il ? Comment limiter son empire ? Quel sens donner à la beauté d’un être ? Comment accueillir la grâce échue à un autre ? Autant de questions que la pensée instrumentale nous a désappris à poser et qui, lorsqu’elle les rencontre, la rendent comme folle. Autant de questions qui n’en demeurent pas moins essentielles et dont la littérature est peut-être la mieux à même, par ses ambiguïtés, de traiter sans fausseté. C’est dans cet esprit que le présent ouvrage se met à l’école de Billy Budd. Il saisit l’occasion qui nous est donnée, en explorant l’oeuvre ultime de Melville, de renouer avec des interrogations dont nous ne pouvons nous passer.

Le retour de la fiction

Avec Pierre Cassou-Nogues, Michel Le Bris, Nancy Huston, Olivier Rey et Sylvie Laurent - Saint-Malo 2012

Avec Pierre Cassou-Nogues, Michel Le Bris, Nancy Huston, Olivier Rey et Sylvie Laurent