GURNAH Abdulrazak

Tanzanie

Adieu Zanzibar (Editions Galaade, 2009)

« Enracinés dans l’histoire coloniale de l’Orient africain, bruissants de légendes swahilies, servis par une langue ensorceleuse, les récits de Gurnah naviguent entre le conte initiatique, l’exploration des douleurs de l’exil, l’introspection autobiographique et la méditation sur la condition humaine. » Abdourahman A.Waberi, Le Monde Diplomatique.

Révélé en France par son roman Près de la mer, lauréat du prix RFI Témoin du monde 2007, le Tanzanien Abdulrazak Gurnah vit aujourd’hui à Brighton et enseigne la littérature à l’université de Kent.
Salué par la critique internationale, ce romancier du déracinement et de l’exil est l’auteur de sept romans et recueils de nouvelles ainsi de quelques excellents essais sur la littérature africaine. Une oeuvre reconnue dans le monde littéraire anglo-saxon qui lui a valu d’être sélectionné consécutivement par le Booker Prize, le Los Angeles Times Book Prize (2005) ainsi qu’au Commonwealth Writers Prize (2006).

Conteur sophistiqué et délicat, ce Zanzibarite s’est progressivement imposé comme l’un des romanciers africains les plus accomplis : mêlant romances, quêtes identitaires et récit autobiographique, ses fictions à tiroirs composent, par le biais d’histoires emboîtées d’amour et de trahison, une fable brassant les destins et les hommes sur fond de domination impériale.

Comme le suggère le titre anglais du livre : Desertion, Adieu Zanzibar est un récit d’abandons successifs du pays et de l’être aimé. Tout comme l’auteur qui a quitté Zanzibar il y a un peu plus de quarante ans, Rachid, le narrateur, se souvient de l’île où il a grandi, de l’histoire familiale et nationale, de sa jeunesse...

Un roman d’une profondeur remarquable, portrait d’une île d’Afrique aux portes d’un Orient mystérieux, carrefour des marchands-navigateurs de la péninsule arabique, et qui entraîne le lecteur à travers les plis d’une romance entre un aventurier britannique digne d’un personnage de Joseph Conrad, et Rehana, une envoûtante Zanzibarite.


Bibliographie :

  • Adieu Zanzibar (Editions Galaade, 2009)
  • Près de la mer (Editions Galaade, 2006 – prix RFI Témoin du monde 2007)
  • Paradis (Serpent à plumes, 1999)

Présentation de : Adieu Zanzibar

Kenya, 1899. Il est apparu à l’aube comme une figure de légende avant de s’effondrer aux pieds d’Hassanali. Martin Pearce, écrivain britannique, a été battu, volé et abandonné par ses guides dans le désert. Recueilli par son sauveur, il tombe amoureux fou de Rehana, la sœur de son hôte. Une relation interdite et scandaleuse commence, dont les conséquences se répercuteront sur les générations suivantes. 

Zanzibar, années 1950. Amin, Rashid et leur sœur Farida sont chacun en proie aux difficultés du secret. Farida vit un amour caché que ses parents désapprouveraient. Amin s’éprend d’une femme plus âgée, Jamila, la propre petite-fille de Rehana et de Pearce, enfant de la honte et objet de mille rumeurs.
Quant à Rashid, le narrateur, il part étudier à Londres dans un univers glacial et raciste, alors que Zanzibar, au lendemain de l’indépendance, bascule dans la violence et le chaos.

Londres, années 1960. Les parents de Rashid sont morts et les secrets ont été déliés. Dans un contexte social et racial apaisé, Rashid, devenu enseignant, rencontre par hasard la blanche Barbara, une lointaine cousine de Jamila… 

De la fable poétique au témoignage désenchanté, Abdulrazak Gurnah raconte les amours et les illusions de Martin et de Rehana, d’Amin et de Jamila, de Rashid et de Barbara. Noirs ou Blancs, Indiens ou Arabes tissent, de Zanzibar à Londres, autant d’histoires d’ombre et de lumière.
Revue de Presse :

  • Abdulrazak Gurnah, romancier du déracinement et de l’exil. Rfi.

Présentation de Près de la mer :
" Je suis un réfugié, un demandeur d’asile. J’ai débarqué à l’aéroport de Gatwick en fin d’après-midi le 23 novembre de l’an dernier. C’est un point culminant, mineur et familier de nos histoires que de quitter ce qu’on connaît pour arriver dans des lieux étranges, emportant avec soi pêle-mêle des bribes de bagages, bâillonnant des ambitions secrètes et embrouillées. "
1994. Saleh Omar, originaire de Zanzibar, se présente à la douane avec un faux passeport. Pas de visa d’entrée. Apprentissage de la perte, quête d’identité en terre d’exil, Près de la mer est une histoire d’honneur, de trahison et de vengeance qui nous invite à redécouvrir l’histoire d’une Afrique où les destins individuels se confondent avec l’Histoire passée ou présente. Ce sont aussi tous les mythes de l’océan Indien qui jaillissent de la mémoire collective. De Zanzibar à la péninsule arabique et jusqu’à l’Occident, Omar égrène ses souvenirs malgré lui, réinventant le passé à force d’oubli et dans le souci de sa propre vérité.

Adieu Zanzibar

Galaade éditions - 2009

RIX RFI TÉMOIN DU MONDE 2007 POUR PRÈS DE LA MER Kenya, 1899. Il est apparu à l’aube comme une figure de légende avant de s’effondrer aux pieds d’Hassanali. Martin Pearce, écrivain britannique, a été battu, volé et abandonné par ses guides dans le désert. Recueilli par son sauveur, il tombe amoureux fou de Rehana, la sœur de son hôte. Une relation interdite et scandaleuse commence, dont les conséquences se répercuteront sur les générations suivantes. Zanzibar, années 1950. Amin, Rashid et leur sœur Farida sont chacun en proie aux difficultés du secret. Farida vit un amour caché que ses parents désapprouveraient. Amin s’éprend d’une femme plus âgée, Jamila, la propre petite-fille de Rehana et de Pearce, enfant de la honte et objet de mille rumeurs. Quant à Rashid, le narrateur, il part étudier à Londres dans un univers glacial et raciste, alors que Zanzibar, au lendemain de l’indépendance, bascule dans la violence et le chaos. Londres, années 1960. Les parents de Rashid sont morts et les secrets ont été déliés. Dans un contexte social et racial apaisé, Rashid, devenu enseignant, rencontre par hasard la blanche Barbara, une lointaine cousine de Jamila… De la fable poétique au témoignage désenchanté, Abdulrazak Gurnah raconte les amours et les illusions de Martin et de Rehana, d’Amin et de Jamila, de Rashid et de Barbara. Noirs ou Blancs, Indiens ou Arabes tissent, de Zanzibar à Londres, autant d’histoires d’ombre et de lumière.