POULAIN Catherine

France

Le Cœur blanc (L’Olivier, 2018)

Après l’étourdissant succès du Grand Marin, qui a, en 2015, raflé tous les prix à Saint Malo, Catherine Poulain revient avec un nouveau roman à l’écriture à la fois charnelle et intense, teinté d’autobiographie. On suit cette fois-ci le destin de deux femmes saisonnières, des hommes qu’elles côtoient durant un été de labeur dans un Vaucluse suffocant. Livre des corps à la dure, du désir terrible, du « sale désir », Le Cœur blanc témoigne comme Le Grand Marin avant lui de la capacité de Catherine Poulain à mettre en jeu la sueur et la poésie, dans la mêlée des vivants. Portrait des travailleurs agricoles immigrés des années 80-90, elle porte aussi un regard incisif sur une réalité sociale.

Catherine Poulain commence à voyager très jeune en France comme à l’étranger, employée dans des conserveries de poissons en Islande, à l’usine, ou aux travaux agricoles en France et au Canada. Elle vit deux ans en Asie et devient barmaid à Hong Kong, travaille sur des chantiers navals aux États-Unis, pêche durant 10 ans en Alaska avant de se faire expulser. Elle partage aujourd’hui sa vie entre les Alpes de Haute-Provence et le Médoc où elle est respectivement bergère et ouvrière viticole.

Le Grand marin (2016) son premier roman, est un récit inspiré de sa propre vie, quasi autobiographique qui raconte l’aventure polaire dans laquelle s’engage Lili, partant pêcher au loin, dans le vent, la glace et les tempêtes. Un périple sur la dangerosité du métier de marin, sur les tranches de vie partagées, mais aussi sur la liberté, et l’amour qui point bientôt. Ode aux grands espaces et chant intime de l’aventure, du dépassement, de l’attachement à une terre et aux hommes, Le Grand marin recevra, entre beaucoup d’autres, le prix Ouest France Étonnants Voyageurs. Il est actuellement en cours d’adaptation pour le cinéma.

Les lycéens qui participent aux journées scolaires 2019 ont lu ce roman et auront donc l’occasion d’en rencontrer l’auteure pour échanger avec elle autour du texte et des thématiques qu’il explore.

La fin d’année 2018 signe le retour de Catherine Poulain sur la scène littéraire, pour son second roman, Le Cœur blanc. On y plonge au cœur de la vie des saisonniers, dans un petit village du Vaucluse. C’est l’histoire d’une amitié, peut-être d’un amour, celui de Mounia, kabyle, et Rosalinde, allemande. Inspiré de ses expériences personnelles en tant que saisonnière en Provence, ce roman croise les histoires de ces travailleurs agricoles immigrés, travaillant sans broncher dans des conditions difficiles, dans les années 80-90. Livre des corps à la dure, du désir terrible, du « sale désir », Le Cœur blanc témoigne comme Le Grand Marin avant lui de la capacité de Catherine Poulain à mettre en jeu la sueur et la poésie, dans la mêlée des vivants.

Photo : ©Maurice Rougemont


Bibliographie :

  • Le Cœur blanc (L’Olivier, 2018)
  • Le Grand Marin (L’Olivier, 2016)
Le Cœur blanc

Le Cœur blanc

L’Olivier, 2018 - 2018

Pour Rosalinde, c’est l’été de tous les dangers. Dans ce village où l’a menée son errance, quelque part en Provence, elle est une saisonnière parmi d’autres. Travailler dans les champs jusqu’à l’épuisement ; résister au désir des hommes, et parfois y céder ; répondre à leur violence ; s’abrutir d’alcool ; tout cela n’est rien à côté de ce qui l’attend. L’amitié – l’amour ? – d’une autre femme lui donne un moment le sentiment qu’un apaisement est possible. Mais ce n’est qu’une illusion.


  • « Les mots sont d’une rare beauté, prose rugueuse, frontale, charnelle, traversée d’éclairs et d’images à la force poétique éblouissante. Le roman trouve in fine sa dimension tragique, le souffle qui le porte depuis les premières lignes s’amplifie, âpre et puissant. Catherine Poulain signe une nouvelle fois un très grand livre, formidablement vivant. » Télérama
  • « Entre fièvre et fatigue, ce roman aux accents de vérité est viscéralement féministe. » Le Monde
  • « l’attrait de ce livre est dans ses dialogues essoufflés, privés de ponctuation, dans cette écriture au corps-à-corps, qui dénude les âmes de façon abrupte. » La Vie
Le Grand marin

Le Grand marin

L’Olivier - 2016

En arrivant à Kodiak, un port de l’Alaska, Lili Colt sait qu’elle va enfin réaliser son rêve : s’embarquer sur un de ces bateaux qui partent pêcher au loin. Pour la jeune femme, une runaway qui a fui le confort d’une famille française pour « faire la route », la véritable aventure commence. Le choc est brutal. Elle doit dormir à même le pont dans le froid glacial, supporter l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, les blessures... À terre, Lili partage la vie des marins – les bars, les clubs de strip-tease, les motels miteux. Quand elle tombe amoureuse du « Grand marin », les choses changent pour elle : comment choisir entre sa propre liberté et son attirance pour cet homme dont la fragilité la bouleverse ?


Revue de presse :

  • « Une histoire singulière et passionnante sur la condition humaine. »
    Le Figaro
  • « Car c’est d’abord avec son corps, on le sent bien, que cette aventurière écrit. Le corps qui n’a rien oublié de ses souffrances, de sa résistance, de son endurance et de son intempérance (…) Esprit libre, c’est ce que Catherine Poulain est devenue, sur la mer de Béring, en même temps qu’un écrivain. »
    L’Observateur
  • « Premier roman de Catherine Poulain, Le Grand marin est un magnifique roman d’apprentissage et d’aventures, porté par une langue authentique et belle. Lily, double de l’écrivain, nous emporte dans sa soif d’ailleurs en se confrontant à une vie à la fois miraculeuse et effrayante. S’affranchissant d’une certaine idée de la condition féminine et du fantasme de « l’Aventure », Lily adopte la seule vie qu’elle se sait capable de vivre. C’est beau et évident. »
    Sud-Ouest
  • « Le Grand Marin, c’est une Odyssée dépourvue de mythologie. Refusant le sensationnalisme et l’apitoiement sur soi-même, c’est l’autoportrait d’une femme qui fend la mer, court à terre et semble avoir oublié les autres allures. La narration imprime la même vitesse, mais sait décélérer quand il le faut. Ce petit bout de femme, que l’équipage du Rebel surnomme « moineau », a quelque chose de David contre Goliath, ce monstre d’acier et d’écume chevauchant les vagues. »
    Le Monde
  • « Ce corps, je le respecte lorsque je l’ai épuisé. C’est comme cela que je me sens vivante. »
    interview de l’auteure par la Tribune de Genève

Programme


Samedi

10h15
Le grand dehors
Magic Mirror 1 - Café Littéraire

Invités : POULAIN Catherine, BUCHER André


11h05
Signatures
 

Dimanche

12h00
Notre part sauvage
Cinéma Vauban – Salle 1 (300 places)

Invités : GARAT Anne-Marie, JAMIE Kathleen, POULAIN Catherine, BRADBURY Jamey


13h20
Signatures
 

Lundi

10h20
Signatures

14h00
La fin d’un monde
Maison du Québec

Invités : POULAIN Catherine, PIGANI Paola


15h05
Signatures