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TEMELKURAN Ece

Turquie

Comment conduire un pays à sa perte. Du populisme à la dictature (Stock, 2019)

Journaliste politique et autrice turque à l’origine d’une douzaine de livres, elle a publié des romans et des essais sur la question kurde, l’Arménie et la liberté d’expression en Turquie. Dans son nouvel essai, elle nous livre une réflexion passionnante sur la fin de la démocratie turque en juillet 2016 et sur la vague de populisme qui déferle sur le monde. D’un regard lucide, elle mène une analyse profonde et indispensable sur la résurgence des populismes et sur leurs dérives dictatoriales. Un ouvrage qui cherche avant tout à alerter les citoyens de ce monde sur ce phénomène global grandissant et aux dangers multiples.

Née en 1973 à Izmir, Ece Temelkuran vit aujourd’hui à Zagreb. Elle collabore, entre autres, avec The Guardian, The New York Times, Le Monde Diplomatique et Der Spiegel.

Son premier roman publié en France, À quoi bon la révolution si je ne peux danser (JC Lattès, 2016), narre l’histoire de quatre femmes aux destins différents, en partance pour la Lybie, à la croisée des mythes et de la réalité. À travers le récit de leur périple, Ece Temelkuran évoque ce "souffle magique" si singulier et propre aux femmes. Elle prend également le contre-pied des stéréotypes dont les femmes arabes font l’objet aux yeux des occidentaux.

L’écrivaine revient cette année en France avec son essai Comment conduire un pays à sa perte. Du populisme à la dictature. C’est avec passion qu’elle s’interroge sur la fin de la démocratie turque en juillet 2016 et sur la vague de populisme qui déferle sur le monde. D’un regard lucide, elle mène une analyse profonde et indispensable sur les dérapages politiques à travers le globe. En dressant le constat d’un phénomène global, l’autrice avertit sur les dangers de la résurgence des populismes et sur leurs dérives dictatoriales.


Bibliographie (ouvrages traduits en français)

  • Comment conduire un pays à sa perte. Du populisme à la dictature (Stock, 2019)
  • À quoi bon la révolution si je ne peux danser (Jean-Claude Lattès, 2016)
Comment conduire un pays à sa perte. Du populisme à la dictature

Comment conduire un pays à sa perte. Du populisme à la dictature

Stock - 2019

« Comment et pourquoi un populiste sans pitié, avec l’aide d’une bande de partisans toujours plus nombreux, a pu mettre fin à la démocratie turque au cours de la nuit du 15 juillet 2016 est une histoire longue et compliquée. Le propos de ce livre n’est pas de raconter comment nous avons perdu notre statut de démocratie, mais d’essayer d’en tirer des leçons au profit du reste du monde. Chaque pays, bien évidemment, s’inscrit dans un contexte qui lui est propre, et certains choisissent de croire que leur démocratie bien éprouvée et leurs solides institutions les protègent de pareilles « complications ». Toutefois, les similitudes, si frappantes, entre ce que la Turquie a traversé et ce que le monde occidental a commencé à vivre peu après, sont trop nombreuses pour être ignorées. »

Dans ce livre ambitieux, passionné et provocateur, Ece Temelkuran dissèque la montée du populisme dans le monde. Elle révèle les schémas et explore les causes profondes et les différentes façons dont les pays, mêmes les nôtres, peuvent sortir de la démocratie sans s’en apercevoir. Pour la journaliste, les soulèvements récents survenus en Turquie font partie d’un phénomène mondial qui doit servir d’avertissement aux pays occidentaux ayant encore la possibilité de rompre avec ce schéma. Puisant aussi bien dans sa propre expérience que dans l’Histoire, Ece Temelkuran expose une pensée clairvoyante et incisive pour la défense de la démocratie.

À quoi bon la révolution si je ne peux danser

À quoi bon la révolution si je ne peux danser

Jean-Claude Lattès - 2016

Sur le toit d’une terrasse à Tunis, quatre femmes se retrouvent par hasard, et tandis que résonnent les youyous suraigus d’un mariage elles bavardent, boivent du whisky, assistent à un feu d’artifice. Il y a Maryam, l’historienne égyptienne, qui a fait preuve d’une liberté sexuelle surprenante quand elle déclare avoir fait l’amour sur la place Tahir, lors du soulèvement. Et Amira, la jeune tunisienne de retour de New York, activiste politique, danseuse du ventre et Mme Lilla, la plus âgée, qui a vécu à Paris et à Londres, et qui veut entraîner les autres en Lybie, sur les lieux des cités antiques où a vécu la déesse Didon.
Après une traversée rocambolesque de la Lybie à bord d’une voiture conduite par un chauffeur local, puis à dos de chameau, elles vont tenter de rejoindre Tripoli à bord du yacht d’un oligarque russe qui finira par les débarquer à Beyrouth.
Un roman au charme tout oriental où mythes et réalité s’entrecroisent.