LONSDALE Michael

France

Mes étoiles (Bayard, 2018)

Acteur franco-britannique de renom, il remporte le César du Meilleur Second Rôle masculin en 2011 pour Des Hommes et des Dieux de Xavier Beauvois. Après avoir croisé la route des plus grands, tels qu’Orson Welles, Louis Malle, Claude Sautet, Jean-Jacques Annaud, ou encore Marguerite Duras, le comédien s’aventure à l’art de la mise en scène. Mes étoiles, paru en 2018, est pour lui l’occasion de revenir sur son parcours personnel et d’évoquer avec sensibilité, respect, admiration les grandes personnalités qui l’ont marqué à jamais.

Né de père anglais et de mère française, Michael Lonsdale grandit au Maroc avant de s’installer à Paris en 1947. D’abord intéressé par la peinture, il finit par prendre des cours d’art dramatique avec Tania Balachova. Il fait sa première apparition au théâtre sous la direction de Raymond Roulleau dans Pour le meilleur et pour le pire de Clifford Octets aux côtés de Gérard Oury et c’est en 1956 qu’il joue dans son premier film : C’est arrivé à Aden de Michel Boisrond.

Il travaille avec ses amis cinéastes, notamment avec Gérard Oury, Jean-Pierre Mocky avec qui il tourne à sept reprises, avant de se forger une réputation de comédien de films d’auteur exigeants à la fin des années soixante, se faisant une spécialité de seconds rôles de notables bourgeois ou de représentants de l’État. Cette période reste marquée par sa collaboration avec des réalisateurs de la Nouvelle Vague comme François Truffaut dans La Mariée était en noir (1967) et Baisers volés (1968), et des représentants du Nouveau roman comme Marguerite Duras ou Alain Robbe-Grillet.

À la fin des années 70, il rompt avec son registre habituel pour jouer dans des grosses productions internationales, à l’image du James Bond Moonraker (1979), ou du non moins fameux Le Nom de la rose, sorti en 1986.

À partir des années 90, il s’investit dans son activité de metteur en scène de théâtre, tout en poursuivant sa carrière cinématographique avec Claude Sautet ou James Ivory.

En 2003, il retrouve le cinéaste Jean-Pierre Mocky pour Le Furet puis croise la trajectoire de François Ozon pour son 5x2 (2004). Deux ans plus tard, il revient dans l’objectif du cinéma hollywoodien en tennant le rôle du père secret de Mathieu Amalric dans le Munich de Steven Spielberg. Il tiendra aussi l’affiche des Fantômes de Goya de Milos Forman (2007) et du péplum Agora (2010) d’Alejandro Amenábar. Côté français, il joue en 2007 au vicomte pour Catherine Breillat dans Une vieille maîtresse et se pose La question humaine de Nicolas Klotz. Il participe la même année au projet collectif Chacun son cinéma et prête sa voix dans une nouvelle aventure animée de Lucky Luke titrée Tous à l’Ouest.

En 2010, soit 24 ans après Le Nom de la Rose, il revêt son habit de moine pour Xavier Beauvois Des hommes et des dieux. Le comédien de 85 ans choisit ses rôles avec soin, jouant notamment dans Gebo et l’ombre de Manoel de Oliveira en 2012 et Le Renard Jaune, sous la direction de Jean-Pierre Mocky, en 2013. L’acteur interprète également Cédric Rovère dans la comédie dramatique Maestro en 2014, un rôle inspiré du cinéaste Eric Rohmer. En 2016, il donne la réplique à Bouli Lanners et Albert Dupontel dans Les Premiers, les Derniers.

Cette année, il prend pleinement part au festival avec la lecture de quelques textes de son roman autobiographique Mes étoiles, mis en musique par Patrick Scheyder. Il nous offre un aperçu de sa vie de comédien ayant joué avec les plus grands metteurs en scène et réalisateurs, mais aussi sa vie d’homme ayant vécu seul avec sa mère jusqu’à ses derniers instants. Ces étoiles qu’il évoque - Laurent Terzieff, Marguerite Duras, Jean Tardieu, Luis Bunuel, Georges Pérec, Aimé Césaire - tous ont eu une influence immense sur le cours de sa vie. Ce témoignage unique est, pour le comédien, le moyen de s’exprimer comme il ne l’a jamais fait sur des rencontres qui ont marqué sa vie, en illustrant son récit par ses propres peintures, elles aussi inédites.

Bibliographie

  • L’âme de Tibhirine (Éditions du Cerf, 2019)
  • Mes étoiles- (Bayard, 2018)

Filmographie sélective

  • Des hommes et des dieux (Xavier Beauvois, 2010)
  • La Question humaine (Nicolas Klotz, 2007)
  • Nelly et Monsieur Arnaud (Claude Sautey, 1995)
  • Le Nom de la rose (Jean-Jacques Annaud, 1986)
  • Moonraker (Lewis Gilbert, 1979)
  • -Monsieur Klein (Joseph Losey, 1976)
  • Hibernatus (Édouard Molinaro,1969)
Mes étoiles

Mes étoiles

Bayard - 2018

Dans ce témoignage exceptionnel, Michael Lonsdale revient sur son parcours personnel et évoque avec sensibilité, respect, admiration les grandes personnalités qui l’ont marqué à jamais. Il revoit sa vie de comédien ayant joué avec les plus grands metteurs en scène et réalisateurs et aussi sa vie d’homme ayant vécu seul avec sa mère jusqu’à ses derniers instants. Ils s’appellent Laurent Terzieff, Marguerite Duras, Jean Tardieu, Luis Bunuel, Georges Pérec, Aimé Césaire, tous ont eu une influence immense sur le cours de sa vie. Ce témoignage unique, où le grand comédien parle comme il ne l’a jamais fait de ces rencontres qui ont éclairé sa vie est illustré de ses propres peintures, elles aussi inédites.

Mes étoiles

Mes étoiles

Bayard - 2019

Dans ce témoignage exceptionnel, Michael Lonsdale revient sur son parcours personnel et évoque avec sensibilité, respect, admiration les grandes personnalités qui l’ont marqué à jamais. Il revoit sa vie de comédien ayant joué avec les plus grands metteurs en scène et réalisateurs et aussi sa vie d’homme ayant vécu seul avec sa mère jusqu’à ses derniers instants. Ils s’appellent Laurent Terzieff, Marguerite Duras, Jean Tardieu, Luis Bunuel, Georges Pérec, Aimé Césaire, tous ont eu une influence immense sur le cours de sa vie. Ce témoignage unique, où le grand comédien parle comme il ne l’a jamais fait de ces rencontres qui ont éclairé sa vie est illustré de ses propres peintures, elles aussi inédites.


L'âme de Tibhirine

L’âme de Tibhirine

Éditions du Cerf - 2019

Je ne vais pas expliquer ce qu’est une béatification. Je ne suis pas un spécialiste de ces questions. Ce que je sais, et que tout le monde sait, c’est que normalement, pour être béatifié, il faut avoir fait un ou plusieurs miracles reconnus. Et ce n’est pas facile à établir. Mais on peut aussi être béatifié quand on a subi le martyre. Et ça, c’est hélas le cas des frères assassinés à Tibhirine.

Programme


Lundi

11h00
Des étoiles dans les yeux
Magic Mirror 1 - Café Littéraire

Invités : ROBIN Titi, LONSDALE Michael, SCHEYDER Patrick


12h05
Signatures