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BELHAJ YAHIA Emna

Tunisie

En pays assoiffé (Éditions des Femmes, 2021)

Romancière et philosophe tunisienne, membre du Parlement des écrivaines francophones, Emna Belhaj Yahia s’implique dans la vie politique et sociale de son pays par une réflexion continue, dans ses livres et au-delà, sur les notions de libertés individuelles, de droits des femmes, de citoyenneté. Elle est membre de la Ligue tunisienne des droits de l’homme et fait également partie de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts. Elle publie cette année un nouveau roman dans lequel nous suivons la vie de cinq générations de femmes en Tunisie face à l’islam politique et au terrorisme ; un récit puissant sur l’émancipation, l’espoir et la résilience.

Bibliographie

  • En pays assoiffé (Éditions des Femmes, 2021)
  • Tunisie. Questions à mon pays (L’Aube, 2014)
  • Jeux de rubans (Elyzad, 2011)
  • Tasharej (Balland, 2000)
  • L’Étage invisible (Joëlle Losfeld, 1996)
  • Chronique frontalière (Blandin, 1991)
En pays assoiffé

En pays assoiffé

Éditions des Femmes - 2021

Le récit retisse le fil de la vie de cinq générations de femmes en Tunisie. À travers l’émancipation des femmes et le retour de bâton de l’islamisme sous sa forme la plus extrême : le terrorisme enraciné dans la haine des femmes. Il y a toujours de l’espoir cependant, mais il vient surtout des femmes.

D’emblée, ce roman nous embarque avec Nojoum, vieille dame aveugle que sa petite-fille questionne sur son histoire. Nous savons, dès les premières pages, qu’elles sont liées par un « Évènement » qu’elles ont vécu ensemble quelques années plus tôt, en réalité, on l’apprendra un peu plus tard, l’attentat du musée du Bardo à Tunis, où elles se trouvaient en visite.

« Juste après l’Événement, Nojoum avait éprouvé l’irrépressible désir de faire le plus grand mal qu’on pût imaginer. Mais comment s’y prendre ? Elle n’arrivait pas à pleurer, avait l’âme lourde de méchanceté, rêvait de se venger en griffant, mordant, étripant, entendait la colère souffler sans arrêt au-dedans d’elle. Il lui poussait des crochets, elle avait envie d’être féroce et s’agrippait à cette envie pour se prouver qu’elle n’avait pas été anéantie. Sentir la méchanceté crépiter en elle, c’était tuer l’Événement, s’en évader. » E.B.Y.

Tunisie. Questions à mon pays

Tunisie. Questions à mon pays

Éditions de l’Aube - 2014

Ce livre commence comme le récit, remarquablement écrit, de la révolution tunisienne. Mais peu à peu, il ­devient essai. Et il nous propose alors une réflexion audacieuse et originale sur le paradoxe de ce peuple qui met à la porte un dictateur pour élire un régime islamiste autoritaire… Emna Belhaj Yahia remonte aux sources des événements qui agitent son pays. Et on reste désarmé devant la contradiction entre le désir de démocratie et de développement, et la libération des pires haines contre l’école moderne, l’interrogation sur soi, le libre examen, vus comme des inventions de l’Occident. Passionnant et inquiétant.

La langue française comme espace d’émancipation

Théâtre de l’Opéra - Grands débats
Avec Azza FILALI, Fawzia ZOUARI, Emna BELHADJ YAHIA, Kamel DAOUD -

Animé par Samia KASSAB

« En ces temps de repli et de rejet, il est important de faire entendre la voix des écrivaines », plaide Fawzia Zouari, présidente du Parlement des écrivaines francophones. La langue française porte aussi en elle des rêves d’ailleurs, ouvre d’autres mondes… Une formidable expérience d’ouverture à l’autre.
Kamel Daoud a appris la langue par lui-même, elle représente pour lui la langue cachée, la langue de la digression et de la dissidence par opposition à l’arabe qui représentait l’autorité. Le français a été un territoire de libération. Quatre auteurs pour dire en quoi la langue française et la littérature ont participé à la construction de soi.


Entre les langues

Théâtre des Jeunes Créateurs - Cafés Littéraires
Avec Emna BELHADJ YAHIA, Georgia MAKHLOUF, Grégoire POLET -

Animé par Maëtte CHANTREL, Sonia FITOURI

Romancière et philosophe tunisienne, membre du Parlement des écrivaines francophones, Emna Belhadj Yahia s’implique dans la vie de son pays par une réflexion continue sur les notions de libertés individuelles, de droits des femmes, de citoyenneté. Son nouveau roman est un récit puissant sur l’émancipation, l’espoir et la résilience. Georgia Makhlouf est une femme de lettres libanaise vivant entre Paris et Beyrouth. Le français n’est pas sa langue maternelle mais sa langue paternelle : « D’une certaine façon, on peut dire que si j’ai vécu libanais, si j’ai été bercée par la mer que j’apercevais de ma fenêtre, j’ai rêvé français. » Son dernier livre raconte l’émigration peu connue de Syro-Libanais vers Haïti dès la fin du XIXe siècle. Grégoire Polet, en 2007 fut l’un des signataires du manifeste pour une Littérature-Monde en français. Il rêve d’une francophonie sans plus de centre ni de périphérie et voit dans la littérature « un art d’explorer le monde, et un art de le montrer ». Ses romans s’inscrivent dans un vaste projet, celui "où tous les textes s’emboîtent les uns dans les autres avec une cohérence des personnages, d’espace et de temps." À la manière d’un Balzac, il se plaît à faire réapparaître des personnages d’un roman à l’autre, à la manière de Balzac qu’il prend pour modèle. Québécoise d’origine vietnamienne, l’auteure Kim Thuy a fui son pays natal avec ses parents et ses deux frères par bateau. En arrivant au Québec elle tombe en amour pour les Québécois et leur langue qu’elle apprend petite à petit. Cette double appartenance est pour elle une immense richesse.

Programme


Samedi

16h00
Entre les langues
Théâtre des Jeunes créateurs

Invités : POLET Grégoire, MAKHLOUF Georgia, BELHAJ YAHIA Emna


Dimanche

10h15
La langue française comme espace d’émancipation
Théâtre de l’Opera

Invités : ZOUARI Fawzia, DAOUD Kamel, FILALI Azza, BELHAJ YAHIA Emna