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DIBIE Pascal

France

Ethnologie de la porte (Métaillé, 2012)

Pilier du festival depuis ses débuts, cet ethnologue malicieux peu ou prou défroqué, enseignant-chercheur à l’université Paris-VII, est l’auteur de nombreux livres alliant qualité littéraire et démarche ethnologique. Son dernier ouvrage, publié en 2012, se concentre sur cet objet du quotidien riche en significations qu’est la porte, tout à la fois frontière et ouverture sur l’intimité d’une société. Il est un des membres phare du jury du Prix Bouvier et nous accompagne chaque année.

"Nous sommes montés dans le train à grande vitesse de la modernité, sans trop nous en apercevoir..." explique cet ethnologue à propos de son étude sur son propre petit village bourguignon, qui mêle harmonieusement l’émotion et l’observation, ses souvenirs et son savoir.

Un des plus grands ethnologues français d’aujourd’hui, Pascal Dibie, né en 1949, est écrivain et enseignant-chercheur à l’université Paris-VII. Il a reçu en 1987 le prix de sociologie Henri Dumarest de l’Académie française. Également directeur des collections Traversées et Suites-sciences aux éditions Métailié, et de la collection Carnet de voyages aux éditions de l’Aube, Pascal Dibie est l’auteur de nombreux livres, alliant écriture romanesque et ethnologie.

Lors d’un séjour chez les Indiens Hopis d’Arizona, il prend conscience de l’impossibilité de déchiffrer les rouages complexes, voire secrets, qui lient en profondeur cette société. C’est alors qu’il s’impose un retour aux sources… Il fait de son propre village d’origine un terrain d’étude et nous plonge dans la vie rurale et paysanne de Bourgogne, livrant une analyse du milieu agraire côtoyant le monde métropolitain. Dans Le Village Retrouvé (1979), Pascal Dibie décrivait le lieu de son enfance, Chichéry, comme un village traditionnel fleurant bon le terroir. Vingt-cinq ans plus tard, de retour au pays, son constat est nettement moins enthousiaste : le village s’est métamorphosé et la communauté rurale s’est délitée. Observateur attentif, l’ethnologue traque avec finesse les stigmates (du vide-grenier à la prolifération des grandes surfaces spécialisées) d’une campagne qui enfouie peu à peu son passé.

Il publie en 2012 Ethnologie de la porte, qui se concentre sur cet objet du quotidien, patrimoine matériel vernaculaire si banal, mais riche en significations et accès à tous les imaginaires, à la fois frontière et ouverture sur l’intimité d’une société. Pilier du festival, Pascal Dibie est à nouveau invité à Saint-Malo cette année pour partager avec nous son savoir et sa passion pour l’Homme.


En savoir plus


Bibliographie :

  • L’Ethnologie de la porte (Métailié, 2012)
  • Catalogue de l’exposition Tarzan ! au Quai Branly (Coédition musée du quai Branly - Somogy, 2009)
  • Le Village métamorphosé : révolution dans la France profonde (Plon, 2006)
  • Le Village évanoui (Plon, 2005)
  • Rêves d’Amazonie : exposition, Abbaye de Daoulas, 2005 (Hoëbeke, 2005)
  • Ethnologie de la chambre à coucher (Métailié, 2000)
  • L’Europe à table (Filigranes, 1999)
  • La Passion du regard (Métailié, 1998)
  • Ethnosociologie des échanges interculturels (Economica, 1998)
  • La Tribu sacrée : ethnologie des prêtres (Grasset, 1993)
  • Ethnologie de la chambre à coucher (Grasset, 1987)
  • Les Découpeurs du monde (Grasset, 1985)
  • Le Village retrouvé : essai d’ethnologie de l’intérieur (Grasset 1979 et L’Aube poche, 2008)
Ethnologie de la porte

Ethnologie de la porte

Anne-Marie Métailié - 2012

Qu’est-ce qu’une porte ? Dans sa définition même elle implique l’existence d’un "dehors", autrement dit de ce qui est "hors de la porte". Nous y sommes : la porte est d’abord vue de l’intérieur de la maison par celui qui s’y inscrit... A partir de là tout est à penser : le dedans, le dehors, l’ouvert, le fermé, le bien-être, le danger, et c’est pour elle que nous nous sommes institués, nous les hommes, en grands paranoïaques autant qu’en dieux et en techniciens ! Pas un lieu où nous avons voulu dormir que nous n’avons barricadé, pas un champ que nous n’avons borné, pas un temple que nous n’avons chargé, pas une famille ni une ville que nous n’avons protégées. Nos portes sont partout, issues étroites ou portes monumentales. Des Magdaléniens d’Etiolles à la porte d’Ishtar à Babylone quelle folie nous a prise ? Portiques grecs, arcs de triomphe romains, Jésus qui prêche aux portes, L’enfer qui s’en invente, notre imaginaire de la porte se construit petit à petit. On arme les châteaux de pont-levis et de symboles, on enclot les femmes et puis on fait des Entrées solennelles, on s’invente des étiquettes autant pour les hommes que pour les livres. On dresse partout des barrières jusqu’à inventer les frontières. La ville s’avance, la société se discipline, se numérote, s’invente des règles qu’elle affiche aux portes : prestige, convenances, mort, on peut tout lire à la porte de nos vies. Le folklore s’est emparé des seuils, a nourri nos croyances et nos étranges rites de passage. Nos semblables d’un ailleurs proche ou lointain n’ont pas fait moins : jnouns et serrures veillent en Afrique pendant qu’en Chine on calcule encore l’orientation des ouvertures et qu’à chaque porte se joue l’équilibre de l’univers entier. En Amazonie la porte est en soi alors qu’en Océanie elle est un long chemin d’alliance. La porte est pour chacun un bonheur et une inquiétude quotidiens tout simplement parce que, de tous nos objets du quotidien, elle représente un monde inépuisable de pensées.


Catalogue de l’exposition Tarzan ! au Quai Branly

Coédition musée du quai Branly - Somogy - 2009

Qui peut échapper à Tarzan, fils de la jungle ? SOUS LA DIRECTION DE PASCAL DIBIE Edgar Rice Burroughs crée en 1912 la figure populaire la plus médiatisée au monde. Ce premier héros de la littérature de jeunesse, de la bande dessinée et du cinéma qui a fait rêver plus d’un adolescent du XXe siècle, est aujourd’hui le parangon d’une nouvelle fable : fils et défenseur de la nature, Tarzan, qui "possédait le stoïcisme d’un animal et l’intelligence d’un homme" existe avant tout par sa relation à la jungle africaine, une jungle stéréotypée, peuplée de bêtes sauvages, mais envahie tour à tour par des armées romaines, des anthropoïdes, des amazones, des hommes fourmis...Il nous invite aussi à élargir notre conscience écologique. Les aventures de Lord Greystoke trouvent leur place au musée du quai Branly où elles sont prétextes à explorer l’imaginaire d’un lieu. Ethnologue, linguiste, psychanalyste, critique de cinéma et historien revisitent ici avec érudition et amusement son histoire et son mythe. Tarzan a su passer de la littérature de fiction à la bande dessinée et au cinéma avec des distorsion historiques qui méritent d’être observées de plus près. Une iconographie choisie parmi les grands illustrateurs de Tarzan (Foster, Hogarth, …) accompagne ce portrait, ainsi que les hommages spécialement réalisés par huit grands illustrateurs contemporains. L’imagerie de Tarzan ne serait pas complète sans le septième art (45 films à ce jour sans compter les séries télévisées), et notamment l’incarnation inoubliable de Johnny Weissmuller dont le cri, comme la légende, ne semblent pas prêts de s’éteindre ! DESCRIPTIF : Un hommage à Tarzan, icône de la littérature populaire, avec la complicité de spécialistes qui se penchent sur son mythe (à travers le langage, le cinéma, le contexte historique de sa création, la bande dessinée, …)


Le village métamorphosé : révolution dans la France profonde

Plon - 2006

Dans un village de Haute Bourgogne, ou l’auteur réside depuis son enfance, nous découvrons le peuple souverain qui vit une des plus grandes mutations de son histoire millénaire. « Nous somme montés dans le train à grande vitesse de la modernité sans trop nous en apercevoir et, lorsque nous regardons par la fenêtre, le paysage défile si vite que nous n’arrivons plus ni à le lire ni à le retenir. J’ai l’impression que nous sommes devenus des spécialistes de l’oubli... » Vingt-sept ans après la publication de Village Retrouvé (1979), l’ethnologue Pascal Dibie publie le Village métamorphosé. C’est de nouveau de Clichery, en Bourgogne, ou il réside depuis son enfance, qu’il tire des observations ayant valeur universelle. Un voyage hallucinant, profond, au coeur de notre rurbanité naissante. Il nous invite à revisiter notre société qui vit une des plus grandes mutations de son histoire millénaire. S’intéressant à nos actes les plus modestes, à cette banalité qui inscrit les jours de nos vies dans le long calendrier de l’histoire, l’auteur décrit un quotidien ou le monde des signes et des aménageurs de paysages est roi, ou la voiture, la cybernétique et la consommation sont maîtresse de nos têtes, de nos temps et de notre économie, ou la religion s’abstrait jusqu’à accepter le changement des rites funéraires et à nous laisser exclure nos morts, ou l’agriculture se "scientifise" à outrance et nos paysages se patrimonialisent... Une antique société se meurt, l’égoïsme de chacun s’affirme et ce qui fut le paysan, l’homme en pays, devenu hautement technicien et déculturé, réussit à s’insérer dans la brume de la mondialisation qui le gagne et le dévore. Cette ethnologie déguisée en récit, ou se croisent pensées brutes et carnets de terrain, portraits de maîtres et réflexions profondes, inscrit Le Village métamorphosé parmi les plus grands ouvrages de Terre Humaine.


Rêves d’Amazonie : exposition, Abbaye de Daoulas, 2005

Hoëbeke - 2005

Poursuivant ses voyages à travers le monde, l’Abbaye de Daoulas propose à partir du 29 avril 2005 sa nouvelle exposition Rêves d’Amazonie. Après les succès des expositions L’Europe des Vikings, Vaudou, Les Mondes Dogon, Fées, elfes et dragons, Pirates et Flibustiers et Indiens des plaines, l’Abbaye de Daoulas célèbre à sa façon l’année du Brésil en France. Un voyage d’exploration entre le réel et l’imaginaire. Depuis la découverte de l’Amérique l’Amazonie fait rêver l’Occident. Dans la fascination qu’elle exerce ("Eldorado") comme dans les peurs qu’elle suscite ("l’enfer vert") il se pourrait bien qu’elle fonctionne comme l’image même de notre "part sauvage" et exprime toutes les nuances des rapports ambigus que nous entretenons avec celle-ci : l’Amazonie alors serait comme notre miroir... En ouverture, nous prendrons la mesure de la forêt, de sa richesse écologique, de son patrimoine inévitable pour notre survie à tous. Dans un deuxième temps, nous montrerons la façon dont vivent les Indiens dans cet espace particulier, dont ils le rêvent, et se rêvent à travers leurs extraordinaires créations artistiques, ainsi que la manière dont les "visiteurs" occidentaux l’ont découvert, fantasmé, rêvé pour pouvoir peu ou prou à leur tour l’habiter, parfois le dévaster, mais parfois aussi le restituer dans un partage vrai avec le monde indien. Conquérants, explorateurs, ethnologues, mais aussi écrivains-voyageurs, peintres, artistes, poètes romanciers, n’ont cessé de nous donner à voir et à penser le monde des Indiens et de la forêt. Comme les Indiens eux-mêmes à travers leurs créations propres, art subtil des plumes, créations d’objets à la beauté confondante, mais aussi leurs rites, leurs complexes cosmogonies, nous invitent au plus fascinant des voyages. Et c’est donc dans cette mise en miroir de deux aventures, des Indiens d’Amazonie et des découvreurs et artistes, de deux continents imaginaires qui parfois s’ignorent, parfois se fondent et s’enrichissent que se déploiera cette exposition conçue comme un voyage d’exploration entre le réel et l’imaginaire -mais l’un peut-il, et particulièrement dans cet espace à nul autre pareil, se concevoir sans l’autre ? Michel Le Bris, directeur général. Commissariat d’exposition : Pascal Dibie Écrivain, ethnologue malicieux à l’image de son grand complice Jacques Meunier, enseignant-chercheur et directeur du Laboratoire d’Anthropologie visuelle et sonore du Monde Contemporain à l’Université de Paris VII, directeur de collection aux éditions Metaillé, Pascal Dibie est l’auteur de nombreux livres dont le très remarqué Ethnologie de la chambre à coucher (Métailié, 2000) et a co-dirigé la belle exposition Kannibals et vahinés (Réunion des Musées Nationaux, 2002). Il publie prochainement Le Village évanoui dans la légendaire collection "Terres humaines".


La Tribu sacrée

Anne-Marie Métailié - 2004

C’est par une ethnologie de proximité, une sorte de voyage intérieur dans la "tribu des éleveurs d’âme", les prêtres diocésains, que Pascal Dibie éclaire bien des "mystères". De la journée exemplaire d’un curé de campagne, des gestes appris et autorisés du prêtre de son lever à son coucher, de la question du don à l’origine du christianisme, de "l’invention" de la messe, du vestiaire liturgique, de l’hostie, de l’ostensoir ou du tabernacle, des techniques de discernement de la vocation ou de la disparition annoncée des curés, l’ethnologue à travers un regard résolument rationaliste observe et décrit avec minutie et attention cette culture chrétienne qui nous a constitués et partout en France nous environne encore


Ethnologie de la chambre à coucher

Anne-Marie Métailié - 2000

La grande aventure du repos des hommes présentée ici, non sans humour, est une odyssée dont le navire a nom “matelas”. L’auteur met en scène les empereurs romains élucubrant au fond de leur lit, réhabilite les rois fainéants, surprend l’Eglise dans le mitan du lit et conte l’invention de la chambre conjugale. Il nous apprend aussi que dormir est une technique et la chambre un lieu de culture. Il nous fait pénétrer dans les chambres-villages d’Amazonie, les dortoirs d’enfants en Inde, saute des lits de romance sur les lits de douleur d’où il rebondit sur un K’ang chinois après avoir, au passage, fait un somme sur la banquise, chassé les courants d’air, bravé les parasites, visité nos caves et nos greniers pour aboutir au Japon dans une chambre escamotable. Pascal Dibie nous dit tout ce que nous avons toujours voulu savoir sur la chambre à coucher. Pascal Dibie nous tend un miroir où nous pouvons enfin accomplir l’impossible : nous regarder dormir.


L’Europe à table

Filigranes - 1999

La passion du regard

Anne-Marie Métailié - 1998

Un livre passionnant qui redit que faire de l’ethnologie, c’est accepter non seulement son regard, mais le regard des autres et que c’est une discipline qui ne souffre pas la tiédeur, la science se modifiant au fur et à mesure de la fusion avec le ou les sujets intéressés. Une ethnologie est en train de se re-fonder sur des bases si concrètes qu’elles échappent aux modes rétro et aux courants flous du moment.


Ethnosociologie des échanges interculturels

Economica - 1998

Dans la pratique des groupes interculturels, comme dans la vie, rencontrer l’autre ne s’improvise pas. Les mécanismes de la communication entre cultures sont un jeu complexe d’acceptations et de rejets que l’ethnosociologie pratiquée ici par des chercheurs français et allemands travaillent depuis de nombreuses années au sein de l’Office franco-allemand pour la jeunesse permet d’analyser en profondeur. Les 14 contributions rassemblées dans cet ouvrage nous permettent de comprendre qu’entre la comédie des différences et la tragédie des complémentarités, l’érotisme propre à l’étrangeté du déplacement et de la rencontre interculturelle, les tabous nationaux, culturels et sexuels, la longue et difficile histoire de ’la réconciliation’ franco-allemande, les politiques volontaires de rencontre et la controverse communicationnelle qu’elles génèrent, l’ethnosociologie, utilisée dans le champ de la formation, met à jour les mécanismes différenciateurs de l’interculturel.


La tribu sacrée : ethnologie des prêtres

Grasset - 1993

Brossant une brève histoire de l’origine à nos jours, des prêtres catholiques, Pascal Dibie nous invite à suivre leur itinéraire sacré. Du décryptage de la vocation des bébés en passant par la stratégie du catéchisme, afin de débusquer "l’appel" jusqu’à l’entrée au séminaire, toutes les étapes sont décrites avec minutie. Vient alors le sacerdoce et l’apprentissage de ses mystères : voeux de chasteté, liturgie du geste, maintien, etc. Suivent les activités et les moeurs définies canoniquement : messes, confessions, prudence avec les confrères et les paroissiens, vie au presbytère, voyages, maladie et mort du prêtre sont autant de scènes décrites ethnologiquement. L’ouvrage se termine par une histoire du costume du clergé et une description du monde des prêtres aujourd’hui en France.


Ethnologie de la chambre à coucher

Grasset - 1987

La grande aventure du repos des hommes présentée ici, non sans humour, est une odyssée dont le navire a nom "matelas" et dont le panthéon multi-spire abrite des dieux tels Silvanus, Picumnus et autres Sopha. L’auteur évoque le "tiers endormi" de l’histoire de l’humanité : il met en scène les empereurs romains élucubrant au fond de leur lit, réhabilite les rois fainéants, surprend l’Eglise dans le mitan du lit et conte l’invention de la chambre conjugale. Au chevet du monde, il nous apprend aussi que dormir est une technique, la chambre un lieu de culture, et il nous fait pénétrer dans les chambres-villages d’Amazonie, les dortoirs d’enfants en Inde, les lits de romance et les lits de douleur.


Les découpeurs du monde

Grasset - 1985

Poussé par un irrésistible appel au voyage, Antoine saute dans le train pour se rendre à... Laroche-Migennes. Conduit par son ami le sculpteur Bessmérios, une sorte de navigateur en pleine terre, à travers l’univers presque irréel de cette gare fameuse pour ses attentes et son buffet, il rencontre Naïla, une fée de la "deuxième génération" peut-être échappée du Djebel Amour, qui hante la ligne du PLM. Avec elle il découvre Ouled Znad, un sage chamelier athée, qui fait paître son troupeau au bord de la nationale 6 et se dispute aimablement avec le boucher de la ville sur les façons de découper... Côtoyant Acasquette et Aberet, des tribus qui nous sont proches, le héros transforme ces vingt-quatre heures passées à Laroche-Migennes en une fable un peu baroque où chaque petit acte quotidien se réinscrit dans la très profonde histoire de l’humanité.


Le village retrouvé : essai d’ethnologie de l’intérieur

Grasset - 1979

A la suite d’un séjour chez les Indiens Hopis d’Arizona, l’auteur découvre que toute observation est comparaison. Il est amené à s’interroger sur les raisons qui l’ont fait partir si loin. Il comprend alors que son véritable voyage est ailleurs : le voyage vertical qu’il n’a cessé de faire depuis son enfance dans son petit village de Bourgogne. Sans chercher à démêler l’inextricable tissu des secrets sacrés et des sacrés secrets qui lient entre eux les habitants du village et qui sont garants de l’existence de toute communauté dite humaine, Pascal Dibie réussit à travers ses joies, ses craintes et ses déviances, à fournir un document très précis du monde rural durant ces trente dernières années. De ce livre, on sort convaincu qu’il est temps que l’ethnologie s’intéresse enfin au monde moderne ; que, de la vache au tracteur, beaucoup de choses ont changé mais que le paysan n’est pas encore tout à fait un mécano, que le mécano est encore un peu paysan et que l’ethnologue n’est plus tout à fait un observateur.

Revue de presse :

  • « Cet héritier de Lévi-Strauss, disciple de Jaulin et de Moscovici, a réussi à étancher sa soif ethnologique avec ses propres origines, mêlant harmonieusement l’émotion et l’observation, ses souvenirs et son savoir. »
    L’Express

Les grands débats en vidéo

L’écrivain ou l’ethnologue, ou le sociologue

Avec Pascal Dibie, Sylvie Laurent, Alban Bensa, Tobie Nathan - Saint-Malo 2013

Avec Pascal Dibie, Sylvie Laurent, Alban Bensa, Tobie Nathan

Les cafés littéraires

L’écrivain ou l’ethnologue, ou le sociologue

Avec Pascal Dibie, Sylvie Laurent, Alban Bensa, Tobie Nathan - Saint-Malo 2013

Avec Pascal Dibie, Sylvie Laurent, Alban Bensa, Tobie Nathan

L’Attente

avec Stéphane Breton, Gilles Lapouge, Pascal Dibie et Andrzej Stasiuk - Saint-Malo 2018

Avec Stéphane Breton, Gilles Lapouge, Pascal Dibie et Andrzej Stasiuk, traduit par Margot Carlier.
Animé par Keren Elkaim


Pour saluer Jacques Lacarrière

Avec Yvon Le Men, Sylvia Lacarrière, Pascal Dibie et Bruno Doucey. - Saint-Malo 2015

Avec Yvon Le Men, Sylvia Lacarrière, Pascal Dibie et Bruno Doucey.


Paolo Rumiz, prix Nicolas Bouvier 2015

Saint-Malo 2015

Avec Gilles Lapouge, Paolo Rumiz, Alain Dugrand, Christine Jordis, Pascal Dibie


Je vais nulle part

Saint-Malo 2014

Avec : Christian Garcin, Pascal Dibie, Cédric Gras
Animé par : Géraldine Delauney


France Inter : 3D, le journal par Stéphane Paoli

Saint-Malo 2014

Avec Raymond Depardon, Patrick de Saint-Exupéry, Elisabeth Leuvrey, Michel Le Bris puis Muriel Bloch et Pascal Dibie.


Brésil, une passion française

Saint-Malo 2014

La Condamine, Bonpland, d’Orbigny : l’histoire des sciences naturelles françaises est brésilienne. Comme il y a une histoire française de l’Amazonie d’Alfred Métraux à Claude Levi-Strauss. Une longue histoire qui se prolonge en littérature : Jules Verne, Blaise Cendrars, Benjamin Péret, Bernanos, Paul Claudel, Henri Michaux, Jules Supervielle, Gilles Lapouge – mais qui vaut dans les deux sens : le temps n’est pas si lointain où Paris était la destination de cœur des écrivains brésiliens. Une histoire qu’évoqueront (et prolongeront) Gilles Lapouge, Pascal Dibie, Jean-Yves Loude, Jean-Paul Delfino, Patrick Straumann. Et en ouverture, le film admirable d’Alain Gheerbrandt, Des hommes qu’on appelle sauvages, contrepoint de son livre, Expédition Orénoque-Amazone, devenu un classique.
Animé par : Josiane Guéguen


Pour saluer Pascal Dibie

Avec Pascal Dibie et Gilles Lapouge - Saint-Malo 2013

Avec Pascal Dibie et Gilles Lapouge. Animé par Noëlle Bréham


Pensée métisse

Pascal Dibie, Tobie Nathan, Serge Gruzinski, Alban Bensa - Saint-Malo 2013

Avec Pascal Dibie, Tobie Nathan, Serge Gruzinski, Alban Bensa
Animé par Yann Nicol


L’invention du sauvage

Avec Pascal Dibie, Patrick Chamoiseau, Stéphane Breton, Pascal Blanchard, Bob Connolly et Michel Le Bris. - Saint-Malo 2012

Une rencontre entre Pascal Dibie, Patrick Chamoiseau, Stéphane Breton, Pascal Blanchard, Bob Connolly et Michel Le Bris.


Les Sauvages ça n’existe pas

Saint-Malo 2011

Avec Pascal DIBIE, Stéphane BRETON, Wade DAVIS, Jean-Michel CORILLION, Patrick BERNARD, animé par Pascal Dibie.


Ces hommes que l’on appelle sauvages

Saint-Malo 2009
Dimanche : 16h00 - Ces hommes que l’on appelle sauvages
avec Pascal Dibie et Alain Gheerbrant

Pour saluer Gilles Lapouge

Saint-Malo 2009
Lundi : 12h00 - Pour saluer Gilles Lapouge
avec Pascal Dibie, Christophe Mercier, André Velter, Michel Le Bris, Gilles Lapouge, Sylvia Lipa-Lacrrière et Christophe Mercier

Programme


Dimanche

10h00
Jusque où ira-t'on ?
Magic Mirror 2 - Grands débats

Invités : DIBIE Pascal, DIAGNE Souleymane Bachir, OZOUF Mona, GOUPIL Romain


15h00
Remise du Prix Nicolas Bouvier
La Grande Passerelle - Salle 1 (143 places)

Invités : DIBIE Pascal, DUGRAND Alain, LAPOUGE Gilles, JORDIS Christine, RUBEN Emmanuel


15h35
Signatures
 

Lundi

10h00
Les éditions Anne-Marie Métailié fêtent leur 40 ans
La Grande Passerelle - Médiathèque

Invités : DIBIE Pascal, GAMBOA Santiago, METAILIE Anne-Marie, TRUC Olivier, KELMAN James


14h30
Signatures