Téléchargez le Catalogue 2019
(Fichier PDF - 7 Mo)
Téléchargez la grille horaire
(Fichier PDF - 2.5 Mo)

YAZBEK Samar

Syrie

La marcheuse (Stock,2018)

© Manaf Azzam

Autrice de quatre romans plébiscités en Syrie, l’influente journaliste est une figure de l’opposition au régime de Bachar El-Assad et du combat féministe. Réfugiée à Paris depuis 2011, elle publie Feux Croisés (Buchet Castel, 2012), vibrant témoignage de la révolution syrienne. Après Les portes du néant, "un des premiers classiques politiques du XXIe siècle » selon The Observer, La marcheuse marque son retour à la fiction. Le roman, d’une complexe simplicité, aborde la violence sous un angle très intime : celui d’une adolescente de Damas muette et fantaisiste, saisie par les pouvoirs incandescents de l’imaginaire. Une descente aux enfers fulgurante et insoutenable dans le drame syrien.

Autrice de quatre romans plébiscités en Syrie, l’influente journaliste fait figure d’opposition au régime et s’engage pour la cause féministe. Réfugiée à Paris depuis 2011, elle publie Feux Croisés (Buchet Castel, 2012), vibrant témoignage de la révolution syrienne.

Réfugiée parmi les réfugiés, elle assiste, avec pour seule arme son écriture, au basculement de son pays natal dans la barbarie jihadiste, après presque quatre ans de destruction menée par le régime pour tenter d’étouffer la résistance. Aussi, dès 2012, Samar Yazbek décide-t-elle de se rendre, à plusieurs reprises en Syrie, de manière clandestine, elle y recueille les témoignages de combattants, de différents camps, et de civils, et expose dans son livre toute la résistance d’un peuple au moment où le monde entier lui a tourné le dos. « La Syrie est la grande tragédie de ce début de siècle et la preuve avérée de la dégradation morale de l’humanité », écrit-elle. Samar Yazbek revient également sur sa propre condition d’exilée, non moins poignante : « C’est l’état de celui qui marche tout en sachant qu’il est un étranger, c’est être dans le non-être. » Toutefois, du croisement de l’être et du néant naît la littérature.

Autrice de quatre romans plébiscités en Syrie, Samar Yazbek est aussi une journaliste influente. Inquiétée depuis longtemps par les autorités, arrêtée par quatre fois déjà, Samar Yazbek comprend lors d’une énième incarcération, en 2011, qu’un point de non-retour a été atteint : plutôt que de lui réserver le même sort qu’aux autres protestataires, et sans aucune explication, la police secrète décide ce jour-là de la relâcher après une visite des chambres de torture des prisons et un passage à tabac. Parmi toutes les insultes qu’elle subit ce jour-là, c’est celle de traître qu’elle retiendra.Traître à son régime, mais aussi traître à son clan, elle qui est de confession alaouite, tout comme Bachar Al Assad. Tels sont les messages de propagande contre lesquels elle se bat depuis des années. En chantre de la vérité historique, mais aussi de la liberté, Samar Yasbek lutte contre le message officiel diffusé dans les médias et par le régime,selon lequel les Alaouites doivent se protéger des Sunnites. Elle choisit ainsi de descendre dans la rue, aux côtés d’hommes, mais surtout de nombreuses femmes qui, malgré la pression sociale, les viols et la torture choisissent de participer à la marche de l’histoire.

Loin de se murer dans le silence de l’exil, elle livre de nombreux témoignages dans les médias du monde entier, puis, dès 2012, elle publie Feux Croisés sous la forme d’un journal des premiers mois de la révolte syrienne. Avec ce récit vibrant, l’auteur livre un témoignage engagé et poignant sur les premiers mois de la révolution syrienne, afin, selon ses termes, de nous "interpeller dans notre humanité ".

Publié en 2018, La marcheuse constitue une ode grandiose à la puissance salutaire de l’imagination, au croisement du réel et de la fiction. Au travers de son récit boulversant, l’écrivaine suit le quotidien de Rima, adolescente muette et marginale, qui va tenter de se soustraire à l’inéluctable descente aux enfers de son peuple et de sa famille et l’insoutenable violence de la guerre civile au travers des mondes imaginaires, par la lecture, l’écriture et le dessin.


Bibliographie
Œuvres publiées en français

  • La marcheuse (Stock,2018)
  • Les Portes du néant (Stock, 2016)
  • Feux Croisés (Buchet Castel, 2012)
La Marcheuse

La Marcheuse

Stock - 2018

Rima aime les livres, surtout Le Petit Prince et Alice au pays des merveilles, le dessin et… marcher. La jeune fille, qui ne parle pas, souffre d’une étrange maladie : ses jambes fonctionnent indépendamment de sa volonté, dès qu’elle se met à marcher elle ne peut plus s’arrêter.
Un jour d’août 2013, alors qu’elle traverse Damas en bus, un soldat ouvre le feu à un check-point. Sa mère succombe sous les balles et Rima, blessée, est emmenée dans un hôpital pénitencier avant que son frère ne la conduise dans la zone assiégée de la Ghouta. Et c’est là, dans cet enfer sur terre, que Rima écrit son histoire.
À travers la déambulation vive et poétique de cette adolescente singulière dans l’horreur de la guerre, Samar Yazbek continue son combat pour exposer aux yeux du monde la souffrance du peuple syrien.

Traduit de l’arabe (Syrie) par Khaled Osman


  • « Un texte d’une bouleversante acuité sur un conflit tragique dans la durée. » La Croix
  • « Poignant. Un livre d’adulte avec des mots d’enfant. » le JDD
  • « Un roman poignant. la force de la vie, de la littérature, de l’art, d’un regard qui cherche à élargir l’horizon. » Livres Hebdo
Les Portes du néant

Les Portes du néant

Stock - 2016

Depuis son exil, Samar Yazbek est retournée clandestinement trois fois en Syrie en s’infiltrant par une brèche à la frontière turque. Au-delà du besoin de retrouver son peuple et son pays, Samar Yazbek ressent l’urgence de témoigner. Elle est le seul auteur syrien à se rendre dans la région d’Idib (au nord-ouest du pays) où elle est accueillie par une famille dont on suit le destin.À chacune de ses visites, elle vit de l’intérieur l’horreur de la révolution, la montée du jihadisme, puis l’afflux croissant des jihadistes étrangers qui viennent littéralement voler aux Syriens leur révolution. Au mépris du danger, elle multiplie les rencontres : femmes, enfants, rebelles, civils en armes mais aussi jihadistes. Chacun a une histoire unique à raconter, leurs destins croisés forment peu à peu la toile de fond de ce récit.Au coeur de cette folie, Samar Yazbek découvre aussi la réalité profonde de l’exil : ce n’est pas simplement être « dehors », c’est être nulle part. Et, chaque fois que vient l’heure du départ, Samar sent monter l’angoisse d’abandonner ses amis derrière elle. Ils l’encouragent pourtant à partir. « Ne meurs pas ici », lui dit une femme, « pars tant que tu le peux et demeure ce fil qui nous relie au monde ».
Traduit de l’arabe (Syrie) par Rania Samara


Revue de presse :

  • « Les Portes du néant supporte la comparaison avec l’Hommage à la Catalogne de George Orwell comme œuvre de littérature. Yazbek a sans nul doute écrit un des premiers classiques politiques du XXIe siècle. »
    Andrew Hussey - The Observer

Un parfum de canelle

Buchet Chastel - 2013

Un parfum de canelle Hana Al-Hachimi, bourgeoise aisée de Damas, a acheté la jeune Alya à une famille des bidonvilles pour en faire sa servante. Domestique le jour, celle-ci devient son amante la nuit. Mais Hana la découvre un jour dans le lit de son vieux mari et furieuse, humiliée, elle la chasse. Chacune retournant vers son destin, les deux femmes sont alors assaillies par des images surgies de leur passé. Pour Hana, son éducation dans la bonne société syrienne, où les femmes doivent obéir et dissimuler leurs sentiments ; son mariage contraint, à quinze ans, avec son cousin plus âgé ; son ennui, qu’elle noie dans le shopping et les réunions mondaines ; sa découverte de l’homosexualité avec une autre femme de son milieu. Alya se souvient, elle, d’une enfance violente et misérable, où femmes et petites filles sont continuellement soumises à la brutalité masculine. La liaison de ces deux personnages contrastés les a fait échapper un instant à leur univers étouffant ; mais leur rupture les replonge brutalement dans ce qu’elles avaient cru fuir. Le roman, en progressant à coups d’évocations légères, plonge le lecteur dans une atmosphère orientale où la sensibilité et les sentiments passionnés coexistent avec les relations de pouvoir. La dimension sociale et réaliste du récit transparaît en filigrane derrière l’histoire de ces deux femmes à la fois fortes et vulnérables, dans un univers d’hommes où elles cherchent à tâtons leur liberté. Récit d’émancipation féminine entouré d’une aura de scandale dans les pays arabes, Un parfum de cannelle n’a encore pu paraître qu’au Liban et est toujours censuré en Syrie, son pays d’origine.


Feux croisés : Journal de la révolution syrienne

Buchet Chastel - 2012

Feux croisés est le récit précis, personnel et engagé des cinq premiers mois du soulèvement populaire né à la mi-mars 2011en Syrie par l’un des auteurs les plus en vue de Damas. Damas. Place Al – Marjey. Avril 2011. Samar Yazbek est aux côtés d’un homme venu demander la libération de son épouse. Il n’a que le temps de confier à l’auteur son petit garçon de quatre ans avant d’être roué de coups et embarqué avec son autre fils de dix ans dans un véhicule par les hommes du président Al – Assad. Feux croisés est le journal à vif du soulèvement populaire syrien né à la mi-mars 2011. La journaliste et romancière Samar Yazbek est l’une des porte-parole les plus célèbres de la révolution. Semaine après semaine, elle relate minutieusement les événements des cinq premiers mois de l’insurrection. Jour après jour, elle décrit méthodiquement les horreurs de la répression du régime de Bachar Al – Assad. Plusieurs fois arrêtée, les autorités l’obligeront à visiter les prisons où sont enfermés les insurgés. Son point de vue est multiple. Femme, elle est exposée à la fureur des conservateurs religieux, eux aussi pourtant opposants, comme à celle des hommes du parti. Alaouite, comme d’ailleurs la famille Al – Assad, elle est considérée avec méfiance par la masse sunnite. Intellectuelle révoltée contre le régime Assad, elle a « trahi » aux yeux des siens.


Revue de presse :

La force de la fragilité

La force de la fragilité

Avec Samar Yazbek, Maram Al-Masri, Ananda Devi et Carmen Yanez - Saint-Malo 2012

Une rencontre chargée d’émotions avec Samar Yazbek, Maram Al-Masri,
Ananda Devi et Carmen Yanez


Syrie, Afghanistan, Chine - Dire le monde à l’heure d’Internet

Avec Manon Loizeau, Samar Yazbek, Anne Nivat et Qui Xialong - Saint-Malo 2012

Avec Manon Loizeau, Samar Yazbek, Anne Nivat et Qui Xialong

Programme


Samedi

14h15
Blessures
Nouveau Monde - salle 2

Invités : YAZBEK Samar, DIOP David


15h20
Signatures
 

Dimanche

11h00
Soljenitsyne : puissance prophétique d'un écrivain
Théâtre Chateaubriand

Invités : MA Jian, HASKI Pierre, NIVAT Georges, YAZBEK Samar


15h00
Samar YAZBEK
CCI - Salle La Grande Hermine

Invité : YAZBEK Samar


16h30
Signatures

17h30
Le souci de dire le réel -ou- le pouvoir de la littérature
Théâtre Chateaubriand

Invités : LE BRIS Michel, YAZBEK Samar, RABIE Mohammad, MINOUI Delphine, HENNION Cécile


19h05
Signatures
 

Lundi

14h00
Un monde très noir
Magic Mirror 1 - Café Littéraire

Invités : YAZBEK Samar, LYNCH Paul, GARCIA Tristan


15h05
Signatures