Une étape capitale dans l’"Année Mondiale de la Fiction"

6 février 2013.
 

Les "États Généraux des littératures africaines"

Première traduction concrète de cet « effet de réseau » : la Word Alliance lance une « année mondiale de la fiction » (« World Writers’ Conference »). Celle-ci a débuté en Ecosse, dans le cadre du festival d’Edimbourg, du 23 au 26 août 2012, s’est prolongée du 14 au 16 septembre à L’International Literature Festival de Berlin, puis du 21 au 24 septembre à Capetown (Afrique du Sud) dans le cadre du festival Open Book (où Étonnants Voyageurs avait été invité à organiser deux journées de programmation), avant l’International Festival of Authors de Toronto du 18 au 28 octobre. Elle se poursuivra dans les autres festivals de l’Alliance tout au long de l’année ainsi que dans les festivals qui souhaiteront s’y associer.

Chaque débat de cette année mondiale de la fiction est introduit par une communication écrite d’un écrivain, à partir duquel les auteurs présents débattent du thème choisi. Le public, dans un deuxième temps, peut intervenir. Les débats, enregistrés, sont relayés tout au long de l’année par les autres festivals. Ensemble, ils représentent le plus vaste débat jamais lancé sur les enjeux de la fiction à l’orée d’un nouveau monde. Ils peuvent être suivis sur les sites des différents festivals (dont, bien sûr, celui d’Étonnants Voyageurs !) ainsi que sur le site du British Council.
Il était essentiel que les littératures africaines occupent toute leur place dans ce vaste dialogue : ce sera donc chose faite, pendant le festival à Brazzaville, qui du coup prend des allures « d’États généraux des littératures africaines ».
A la conclusion de ce tour du monde paraîtra un livre dans toutes les langues, le même jour, rassemblant les meilleures interventions.

Cinq débats majeurs sur une littérature africaine en pleine mutation

En 1962 se tinrent à Edimbourg des rencontres fameuses réunissant quelques-uns des plus grands écrivains mondiaux. Guerre froide, luttes anti-coloniales, débuts du structuralisme, le monde alors paraissait en pleine mutation... Cinquante ans plus tard la Word Alliance reprend les thèmes des débats de l’époque. Parce que nous sentons bien que le monde bascule – et que se repose la question du rôle de la littérature.

Et ça tombe bien : car la littérature africaine a été profondément marquée, jusqu’à une date récente, par les thématiques de ces années 60. Occasion unique de prendre la mesure du bouleversement récent qui agite le continent...