LEOURIER Christian

France

19 mars 2019.

Passionné par les mondes parallèles et les sociétés en mutation, Christian Léourier livre depuis maintenant 40 ans des romans à l’univers onirique et fantastique. Très reconnu dans le milieu de la science fiction, son oeuvre est incontournable pour les spécialistes, et digne des plus grands auteurs du genre. Après quelques années loin du roman, il revient pour le premier tome d’une nouvelle saga. On retrouve avec plaisir sa fantasy sensible et poétique sur l’impermanence de toute chose : hommes, châteaux, civilisations… Le tout porté par son incroyable talent de raconteur d’histoires.

 

Christian Léourier, né en 1948 à Paris, est un écrivain français de science-fiction et de récits historiques, pour adultes et pour la jeunesse. Il a longtemps travaillé pour la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives du Ministère de la Défense et co-dirige, à ce titre, la collection historique pour jeunes « Les Romans de la mémoire », chez Nathan.

Les Montagnes du soleil (1972), son premier roman, publié dans la prestigieuse collection « Ailleurs & Demain » (Robert Laffont) marque le point de départ d’une activité littéraire éclectique. Au fil de ses publications, il alterne des romans pour la jeunesse (la série des Jarvis) et des romans pour adultes tels que La Planète inquiète (Laffont, 1979), Ti-Harnog (J’Ai Lu, 1984) ou Les Masques du réel (J’Ai Lu, 1991). Plus rare depuis quelques années sur la scène littéraire, Christian Léourier n’en demeure pas moins un auteur culte pour les aficionados de SF.

Après presque vingt ans d’absence en librairie, Le Cycle de Lanmeur (Grand Prix de l’Imaginaire 2013 pour sa réédition), la saga maîtresse de l’écrivain, trouve depuis 2012 une seconde jeunesse grâce aux éditions Ad Astra ; l’occasion de (re)lire les trois volumes de ce classique de la science-fiction française.

L’année suivante paraît Les évadés aux éditions Bayard Jeunesse ; plongé dans le Paris de 1943, le lecteur fait la rencontre d’un jeune lycéen, Jean Ricard, qui rejoint un réseau de résistance nommée Cassiopée, au sein duquel il est chargé de faire passer des aviateurs anglais en Espagne. Récit émouvant et passionnant d’un jeune héros anonyme, dont la vision du monde va être bouleversée par cette expérience.

Il est contributeur régulier dans plusieurs revues incontournables de science-fiction et l’auteur de plusieurs nouvelles. Il publie tout récemment dans Bifrost, la revue de l’imaginaire des éditions du Bélial’, La Longue patience de la forêt.
Son roman Helstrid est quant à lui paru de façon inédite dans leur collection Une heure lumière : une compagnie convainc des hommes à qui elle promet un joli pactole de s’exiler dans un monde complètement hostile, aux ressources minières énormes qu’elle veut exploiter… Une expédition glaciale et passionnante.

En 2019, il revient avec une nouvelle saga, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs ! Dans Le Diseur de mots nous découvrons Kelt, homme aux dons étranges et qui ne ment jamais, dans un univers qui rappelle le paysage des steppes mongoliennes. Ses péripéties l’entrainent jusque dans la région du Heldmark où sévit le le culte d’un dieu unique. La prose de Léourier, pleine de sensibilité vient mettre en valeur les portraits de ses personnages et nous interroge sur des questions universelles : comment composer avec le monde qui nous entoure ? Comment appréhender le changement ? Un texte poétique à la grande portée réflexive.


Bibliographie

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Helstrid

Le Bélial’ - 2019

Certains mondes ne sont pas faits pour l’humanité : Helstrid est de ceux-là. Des températures de -150 °C ; des vents de 200 km/h ; une atmosphère toxique. Pourtant, la Compagnie tient à exploiter ses énormes ressources en minerai, appâtant les volontaires à l’exil à grand renfort de gains conséquents. Des hommes et des femmes à l’image de Vic, qui supervise le travail de prospection et d’exploitation des machines. Un job comme un autre, finalement, et qui vaut toujours mieux que d’affronter son passé laissé sur Terre… Jusqu’à ce que le porion soit contraint d’accompagner un convoi chargé de ravitailler un avant-poste à plusieurs centaines de kilomètres de la base principale. Un trajet dangereux, mais les IA sont là pour veiller à la bonne marche des véhicules suréquipés et à la protection du seul humain embarqué. Dans pareilles conditions, tout ne peut que se passer au mieux…