WEBER Olivier

France

3 mai 2019.

Ecrivain et grand reporter, Prix Albert Londres, Prix de l’Aventure, Prix des Romancières et Prix Joseph Kessel, Olivier Weber est notamment l’auteur du Faucon afghan (Robert Laffont), du Barbaresque et de L’Enchantement du monde (Flammarion). Longtemps reporter de guerre pour la presse française et britannique puis ambassadeur de France pendant cinq ans et désormais romancier, il a couvert une vingtaine de conflits, de l’Erythrée à l’Afghanistan, du Sahara à l’Irak. Ses romans et récits de voyage ont été traduits dans une dizaine de langues.
Il revient cette année avec un ouvrage dans la collection Dictionnaire amoureux dédié aux milles vies de l’écrivain voyageur, Joseph Kessel.

 

Devenu grand reporter à l’hebdomadaire Le Point, écrivain et auteur de documentaires, Olivier Weber a parcouru la planète, des États-Unis à la place Tian’anmen à Pékin en passant par l’Afrique, mais avec une attirance finalement persistante pour ces contrées où le soleil se lève. Après des études d’anthropologie et d’économie, Olivier Weber s’envole pour la Californie, pour une première enquête sur les traces de Jack London.

L’écrivain-voyageur et journaliste a couvert de nombreux conflits dont la guerre en Afghanistan, le Kurdistan, l’Érythrée, le Cambodge, le Sud-Soudan, l’Irak, le Sahara occidental, la Tchétchénie, l’Algérie, les guérillas de Birmanie... De ces expériences, il tire la matière de ces récits.
En Afghanistan, il fut l’un des rares occidentaux à pouvoir approcher les talibans et publiera plusieurs ouvrages : Le faucon afghan : un voyage au pays des talibans, La mémoire assassinée et Éternités afghanes. En 2013, douze ans après l’assassinat du commandant Massoud, l’auteur revient sur cette personnalité afghane qui incarnait le guérillero moderne. Fiction documentée, La confession de Massoud dresse le tableau de tout un pan de l’Histoire afghane et la volonté de créer un Islam des Lumières.

Largement reconnu par ses pairs, Olivier Weber a reçu de nombreux prix pour une œuvre aussi bien journalistique que littéraire qui forme un tout renouant avec la tradition du grand reportage telle que la concevait Joseph Kessel (Prix Albert Londres, prix Lazareff, prix Mumm, prix Joseph Kessel, prix de l’Aventure, prix spécial Ouest-France, lauréat de la Fondation Journaliste Demain…)

Olivier Weber est également membre de plusieurs jurys de prix littéraires consacrés au reportage et aux voyages, dont le prix Joseph Kessel. En 2006, il publie précisément un récit de voyage et un essai littéraire sur ce dernier, Kessel, l’Eternel nomade (Arthaud). Olivier Weber a enfin écrit et réalisé une dizaine de documentaires pour Arte, Canal Plus, Voyage, France 5 et France 2, dont L’Opium des talibans et Sur la Route du Gange, qui ont obtenu plusieurs prix internationaux. Le journaliste a aussi longtemps enquêté sur les trafiquants de drogue et il a publié La mort blanche (Albin Michel, 2007), un grand roman-document sur le narcotrafic, qui nous entraîne de Paris à Kaboul, en passant par San Francisco, Monte-Carlo et Karachi. Nommé ambassadeur itinérant, il publie également un récit de voyage sur les chercheurs d’or en Amazonie, J’aurai de l’or (Robert Laffont), après une expédition dont il a tiré un documentaire de cinéma La fièvre de l’or.

Dans Joseph Kessel : le nomade éternel (2010), il rendait hommage à son illustre prédécesseur, la légende du journalisme, de la littérature et de la Résistance qu’est Joseph Kessel, en retranscrivant ses carnets de voyages, mêlant tranches de vie et vieilles photos en noir et blanc du mythique reporter.
Il revient en 2013 au Cambodge avec Les impunis, grand reportage sur la méconnue « zone de Pailin », au nord du pays, véritable État de non-droit fondé par les anciens khmers rouges reconvertis et contrôlé par leurs descendants, formidable mafia-État où chacun sait qui sont les anciens bourreaux, et dont l’économie repose sur les casinos, les bordels, le trafic de rubis et le recyclage d’argent sale des mafias régionales… Comme souvent dans les zones de « post-conflit » s’y mêlent les victimes et ceux qui les ont traquées, et Phnom Penh ferme les yeux, comme le reste du monde, sur cette enclave du crime organisé, pas même inquiétée par les tribunaux internationaux qui ont récemment jugés les bourreaux du génocide cambodgien dans la capitale.
2015 voit publier L’Enchantement du monde, un roman d’aventures, parabole sur la tolérance et contre le fanatisme.
En 2016, Frontières est l’occasion de portraits en tout genre, teintés d’humour, d’enchantement, parfois graves, mais aussi de réflexions sur la mondialisation, les fissures des confins et la planète de demain, le tout dans la tradition des grands récits de voyages littéraires.

Habitué du festival Étonnants Voyageurs, Olivier Weber viendra cette année pour évoquer Jack London, l’appel du grand ailleurs parut en octobre dernier chez Paulsen. Un nouvel ouvrage consacré à Jack London, père de tous les aventuriers dans l’imaginaire collectif. Un livre qui entend rendre justice à l’étendue de son œuvre, lutter contre les malentendus et mettre en avant les contradictions et paradoxes qui font tout l’intérêt et le magnétisme de ce personnage hors du commun. Il sera présent cette année pour son film Défi Baïkal, au-delà de la lumière qui relate l’extraordinaire expédition et aventure humaine de malvoyants et malentendants ayant traversé le mythique Lac Baïkal en plein coeur de l’hiver glacial de Sibérie en février et mars 2017.

Cette année, il publie un ouvrage dédié à Joseph Kessel, écrivain, reporter au parcours rocambolesque.


Filmographie

Bibliographie

 

DERNIER OUVRAGE

 
Biographie

Dictionnaire amoureux de Kessel

Plon, 2019 - 2019

Fruit d’un travail minutieux, cet ouvrage retrace l’ébouriffante vie de Joseph Kessel, sous la plume avisée d’Olivier Weber.