DABITCH Christophe

France

6 avril 2010.
 

Bibliographie :

Présentation de Mauvais garçons

Comment rendre, en bande dessinée, toute la force émotionnelle du flamenco ? À l’instar de David Prudhomme qui ce mois-ci propose un long récit sur le rebetiko, Christophe Dabitch nous entraîne au coeur du flamenco. Alliant chant, guitare et danse, le flamenco exprime la pauvreté, la douleur, l’injustice sociale. Pour mettre cela en image, il fallait un (jeune) maître du dessin. Qui mieux que Benjamin Flao pouvait restituer la fièvre électrique qui embrase les artistes de flamenco, jeunes et vieux, mais animés par la même passion ?
En Andalousie, de nos jours. Il se nomme Manuel, sa famille est originaire d’Andalousie, mais il a vécu en France jusqu’à ce qu’il décide de revenir s’y installer. Il a un ami gitan qui se nomme Benito, un chanteur hors norme. Manuel et Bénito sont inséparables. Car, ce qui lie avant tous les deux jeunes hommes, c est l’amour du flamenco, le vrai, le pur, pas le flamenco rock comme peuvent le jouer certains frimeurs méprisables (mais qui, à contrario, gagnent très bien leur vie). Ces « mauvais garçons » vivent au jour le jour d’expédients. Seul leur amour des femmes leur fait tourner la tête.

Présentation de Abdallahi :

Premier Européen à entrer dans Tombouctou, ville mythique et interdite aux Blancs, et à en être ressorti vivant, René Caillié, explorateur solitaire, effectua 4 500 kilomètres à pied, du Sénégal à Tanger, sans aucun soutien officiel, en se faisant passer pour Arabe et musulman.
Un grand récit en deux volumes, auquel Christophe Dabitch a su communiquer un vrai souffle épique ; magistralement mis en image par Jean-Denis Pendanx.

Nous sommes en 1824. René Caillié, un jeune Français qui voyage déjà depuis quelques années sur les côtes d’Afrique, veut découvrir l’intérieur des terres, là où aucun Blanc ne s’est encore rendu. Ayant pris pied sur les côtes, les Européens sont alors fascinés et terrifiés par ces terres intérieures. Plusieurs explorateurs, dont le plus célèbre est Mungo Park, sont morts de maladie ou tués. Certains peuples interdisent le passage sur leurs territoires et sur ces terres conquises par l’Islam, le voyageur blanc est menacé de mort. Caillié est seul, il a peu d’argent, personne ne veut soutenir son projet, on le prend pour un fou ou un charlatan. Il s’invente une méthode pour voyager. Il va d’abord s’initier dans une tribu maure, les Braknas, où il dit vouloir se convertir à l’Islam. Il change de nom et devient Abdallahi.
Toujours menacé d’être découvert, se cachant pour écrire son journal de voyage, devant gagner la confiance, il rencontre un guide noir, Arafanba qui devient son double africain. Après un nouveau refus d’aide officielle, suspecté par les Blancs d’être passé du côté des indigènes, suspecté d’espionnage par les Braknas, Caillié décide pourtant de partir pour ce périple de 4 500 kilomètres, vers Tombouctou, ville de tous les fantasmes.
Il est maintenant Abdallahi, "Le serviteur de Dieu", fils d’Égyptien enlevé par les Blancs, esclave affranchi, qui veut retourner sur sa terre natale. Il voyagera à pied comme un mendiant. Tand qu’on le croira, il aura la vie sauve.