MAKHLOUF Georgia

Liban

16 avril 2014.
 
© Philippe Matsas

Femme de lettres libanaise et membre du comité éditorial de L’Orient Littéraire dont elle est la correspondante en France, Georgia Makhlouf vit aujourd’hui entre Paris et Beyrouth, où elle a fondé Kitabat, la première et seule association pour le développement des ateliers d’écriture au Liban. Jeune fille, elle a du quitter son pays natal pour l’Hexagone, un départ brutal qui l’a profondément marqué et qui se fait en quelque sorte l’objet de son premier roman, paru en 2014. Entre Paris et Beyrouth, la narratrice nous parle de la solitude des expatriés et de la capitale française, mais elle nous décrit aussi le Liban, son Histoire et ainsi la guerre. Paradoxalement, Les absents est un livre universel qui nous parle de la violence des combats mais aussi de ce déracinement.
Cette même année, elle nous livre une anthologie sur l’Orient, qui depuis le XIe siècle, hante l’imaginaire des écrivains et des voyageurs occidentaux. Au delà du pur exotisme, c’est la relation Orient-Occident qui est au coeur de nombreux romans, ambivalente, faite de fascination et de répulsion... Aujourd’hui, même un voyageur averti n’échappe pas à l’émotion : l’Orient se « désorientalise » peut-être, mais sa magie perdure. Exotique ou géopolitique, voyage en compagnie de Lamartine, Nerval, Flaubert, Loti, Edward Saïd, Dominique Eddé, Orhan Pamuk, Amin Maalouf, Farouk Mardam-Bey, Lawrence Durrell, Paul Fournel, Régis Debray, Jean Genet, Juan Goytisolo, Mathias Enard, J-M-G Le Clézio et bien d’autres.


Bibliographie :

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Les absents

Rivages - 2014

Entre Beyrouth et Paris, la narratrice nous livre le récit d’une vie commencée sous les auspices d’une enfance heureuse, brutalement brisée par la guerre et l’exil. Elle le fait à travers les portraits de ceux qu’elle nome les « les absents », personnages qui ont croisé son parcours à différents moments et ont disparu. Leurs noms ont figuré un temps dans un carnet d’adresses, puis ont été biffés ou effacés au gré des circonstances, des brouilles, des disputes, des changements d’itinéraires, des décès. On s’aperçoit au fil des pages que ces portraits entretissés, toujours vivaces et précis, dessinent en négatif l’image volatile de celle qui les brosse, hantée par une absence à soi qui se nourrit des vertiges de la mémoires. Car loin de toute confession anecdotiques, c’est bien du lien ténu entre les êtres, à la fois incarné et immatériel, dont nous parle ce roman qui défie les lois admises de l’autobiographie.