Aux frontières du réel

20 juin 2014.
 

Avec Bernard Quiriny et Renaud Jean.
Animé par Baptiste Liger.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

L’affaire Mayerling

Rivages - 2018

Bernard Quiriny peint dans un savoureux roman la vie mouvementée des habitants d’un immeuble.
Quand un mystérieux groupe immobilier parvient à racheter « le petit manoir » de la rue Mayerling dans le centre-ville, c’est la surprise générale dans la petite ville de Rouvières. Le chantier démarre : la vieille maison est démolie et « le Mayerling », résidence de standing, ne tarde pas à sortir de terre. L’ennui, c’est que, sous ses apparences cossues, le Mayerling est un immeuble de piètre qualité : un assemblage de clapiers en béton mal insonorisés, mal finis, où les voisins sont autant d’ennemis. Surtout, ces habitants ne tardent pas à découvrir que le Mayerling n’est pas du tout un immeuble ordinaire... Ce roman, aussi drôle que grinçant, offre une satire de l’urbanisme qui saccage l’environnement, de la promotion immobilière et du bétonnage à tout crin. De situations cocasses en dérapages incontrôlables, le narrateur retrace avec beaucoup d’humour le naufrage d’une communauté de voisins aux tensions exacerbées.
Véritable satire de l’urbanisme contemporain, ce roman aussi drôle que glaçant, héritier survolté de La Vie mode d’emploi de Perec et de La Trilogie de béton de J. G. Ballard dresse le portrait d’une société prisonnière de ses rêves de béton.


Revue de presse

 

DERNIER OUVRAGE

 
Nouvelles

Retraite

Boréal - 2014

De quoi sommes-nous faits vraiment ? Des gestes que nous accomplissons chaque jour, ou des rêveries, surgies du plus profond de nous, qui affleurent parfois dans notre quotidien ? 

Dans ce premier recueil de nouvelles, subtilement construit, magnifiquement écrit, Renaud Jean superpose avec audace deux tonalités, presque deux genres. La moitié de ces nouvelles appartient à un monde fantastique, onirique, où des êtres qui nous ressemblent pourtant sont plongés dans une réalité radicalement différente de la nôtre. À l’inverse, l’autre moitié est constituée de scènes réalistes, minutieusement rendues, de la vie montréalaise d’aujourd’hui, mais qui sont hantées par un mystérieux sentiment de distance, d’appréhension. Comme si les protagonistes étaient toujours, d’une certaine manière, en retrait d’eux-mêmes, de la « Grande Aventure » de l’existence. 

Ces deux mondes semblent en apparence étrangers, mais, bientôt, des échos nous renvoient de l’un à l’autre, et on ne sait plus ce qui est le plus irréel, des rêves ou du quotidien.