Écrivains-voyageurs

Bernard CHAMBAZ, Christian GARCIN, Cédric GRAS et Sylvain TESSON

30 juin 2014.
 

Avec Bernard CHAMBAZ, Christian GARCIN, Cédric GRAS et Sylvain TESSON.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Poésie

Etc.

(Flammation, 2016) - 2016

Ce recueil est composé de cinq séquences autonomes se faisant écho et déclinant des variations, sur le thème de l’automne et de la mélancolie.


Revue de Presse

 

DERNIER OUVRAGE

 
Récit

Une légère oscillation

Éditions des Équateurs - 2017

La géographie de Sylvain Tesson est vaste. Elle couvre Paris, les toits de Notre-Dame, les calanques de Cassis, les montagnes de Chamonix, l’Irak, l’Ukraine, la Russie. Il y a les expéditions et les voyages intérieurs, les bivouacs d’un soir et les méditations d’un jour, mais aussi les escalades des parois et les descentes au fond des livres. Entre les mots se dessine l’écriture d’un destin. Alors que son dernier livre Sur les chemins noirs raconte son voyage du sud de la France au Cotentin, Une très légère oscillation est un miroir le long d’autres chemins.

Le journal de Sylvain Tesson oscille entre le Manuel d’Epictète et les pensées de Jules Renard. Il nous incite à jouir de l’instant, à ne rien attendre du lendemain et à s’extasier des manifestations du vivant : une branche dans le vent, le reflet de la lune. C’est la chose la plus difficile au monde que de reconnaître le bien-être dans ses expressions les plus humbles, de le nommer, le saisir, le chérir. Savoir qu’on est en vie, que cela ne durera pas, car tout passe et tout s’écoule.

Tout intéresse Sylvain Tesson. Sa panoplie littéraire enveloppe l’actualité la plus brûlante : Daech, les attentats, l’islam, le pape, la politique française mais aussi l’intemporel, la poésie, le spirituel. Humour et poésie sont les deux lignes de vie de Sylvain Tesson même quand il chute d’une toit et se retrouve hospitalisé pendant de longs mois à la Salpetrière : « Un fleuve bordé de saules pleureurs, est-ce une rivière de larmes ? »


 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Le Bon, la Brute et le Renard

Actes Sud - 2020

Trois chinois accablés de chaleur sillonnent le désert californien à la recherche de la fille de l’un d’entre eux, qui a disparu un mois plus tôt. Dans leur lente progression, ils frôlent à plusieurs reprises un binôme de policiers américains qui suivent eux-mêmes la trace d’un autre disparu… Ailleurs, à Paris, un journaliste chinois, auteur réticent de romans noirs, enquête avec une conviction relative sur l’évaporation de la fille de son patron. Ceci expliquerait-il cela ? Et réciproquement. Dans un jeu de miroir buissonnier, Christian Garcin invente le road-trip taoïste. Et questionne, mine de rien, les fondements de l’existence de la réalité. (Oui mais laquelle ?)

 

DERNIER OUVRAGE

 

Saison du Voyage

Stock - 2018

« Le voyage est d’abord rêvé. Il le reste et je l’ignorais. Je voulais voir le monde autant que m’en échapper. Je suis parti, moi aussi, aiguillonné par l’esprit d’aventure – on n’était déjà plus explorateur – et ses chantres. Quand il restait des mystères sur Terre. Les classiques de la littérature de voyage m’ont fait halluciner les yeux grands ouverts. Mais à quoi bon poursuivre désormais des fantômes, dans les confettis de forêts vierges pixellisées par Google Earth ? »
C. G.

Qu’est-ce qui fait le départ ? Partir, fuir, rêver, s’échapper. Cédric Gras, qui appartient de livre en livre à ces écrivains-voyageurs, sans cesse partis pour mieux revenir, nous relate quelques-unes de ses tribulations, du Tibet à l’Albanie en passant par toute l’Eurasie. Les hautes solitudes en guise de bout du monde, les rencontres en partage d’un fragment de vie, l’apprentissage d’une langue comme plus belle exploration, ce qui fait sa sensibilité à l’ailleurs.

Les Saisons du voyage sont celles que l’auteur talonne, l’automne, le printemps, mais aussi celles qui ne reviendront pas, qu’il traverse sans nostalgie, mais dans la conscience d’un passé qui ne l’a pas attendu. Les lieux et les hommes ont changés, le rapport au temps aussi. Pour les jeunes générations, l’initiation au monde se fait à travers une planète métamorphosée par le progrès, la politique et la démographie, rétrécie. Qu’est devenu le voyage au xxie siècle ?