Le monde est une bibliothèque

Avec : Christine JORDIS, Jacques LACARRIERE, Alberto MANGUEL

10 novembre 2012.
 
 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Tu n’as pas de cœur

Albin Michel - 2019

Dans Une vie pour l’impossible, Christine Jordis évoquait la haute stature paternelle. Dans Tu n’as pas de cœur... elle convoque trois figures féminines. La grand-mère, une beauté de son temps qui aimait l’amour et collectionna les amants. La mère, « gâtée, trop belle », héroïque, qui se méfiait des hommes.

Entre elles, le héros revenu des combats. Deux femmes se déclarant une guerre infernale, luttant chacune avec ses armes : désir amoureux inassouvi pour la première, sévérité implacable pour l’autre, sa fille.

Au cœur de ce champ de bataille, dominé par les pesantes valeurs bourgeoises de l’époque, qui suscitent la frustration et la haine, une petite fille tente de survivre, s’inventant indéfiniment, se créant ses propres paradis. En un mot, nous dit Christine Jordis : « un enfant peut renaître à l’endroit qu’il a choisi, grâce à l’imaginaire, aux livres et à la lecture. »

Tu n’as pas de cœur..., c’est l’histoire de trois femmes qui se firent longtemps souffrir et un témoignage sur une époque en voie de disparition.

 

DERNIER OUVRAGE

 

Le géographe des brindilles (de J. Lacarrière)

Hozhoni - 2018

Dans ce nouveau et savoureux recueil, l’auteur de L’Eté grec et de Chemin faisant nous emporte par sa qualité d’écriture, son humour, son appétence pour les mots, sa poésie délicate et sa culture singulière. Il nous entraîne dans Une forêt de signes où l’on respire Le parfum des légendes et où l’on écoute avec ravissement La cantate des chemins. L’Ode à mes amis les arbres, L’offertoire des vents ou L’homme qui voulut rencontrer le printemps sont autant d’agréables moments à passer en compagnie de celui qui fut aussi un arpenteur émerveillé des chemins et un attentif écrivain-voyageur nous emmenant avec délectation au pays des arganiers, dans sa Bourgogne ou sa Grèce tant aimée. Féru de botanique et de biologie, l’amoureux des jardins et des "jardineurs" savait errer dans les bois, discourir savamment sur Le privilège de l’abeille, La mémoire des Libellules ou la Sagesse serpentine, esquisser le portrait d’une vache, passer (au microscope !) Un été chez les Infusoires, déceler La mélancolie du géranium, s’inquiéter de La nostalgie de l’anguille ou réclamer Justice pour les Crapauds. La relation de Lacarrière avec la nature est, nous dit Gil Jouanard dans sa belle préface, celle "des nomades du Paléolithique qui habitaient le monde en le nommant"...