GUAY-POLIQUIN Christian

Canada

16 mars 2017.
 
© Julien Bois

Découvert en 2015 avec son premier roman façon road movie intitulé Le Fil des kilomètres (Phébus), Christin Guay-Poliquin, romancier québécqois, estime que l’art du récit est intimement lié à la vie pratique et à une attention aux détails et notamment à la langue, aux expression qui nous remuent et restent en nous. La langue justement, est déterminante selon lui en littérature. C’est ce rapport particulier à la langue qui, selon lui, donne naissance à des romans.

Né à Saint-Armand au Québec en 1982, il est doctorant en lettres à l’Université de Montréal, et rédige une thèse sur le récit de chasse.

Le Fil des kilomètres (publié en France chez Phébus et traduit en anglais chez Talonbooks) dont la trame simple — une inexplicable panne d’électricité plongeant une ville dans le noir, accule les hommes à réinventer leur vie et à se passer de ce qui jusqu’alors semblait aller de soi — cache une profonde réflexion sur l’Homme. Au fil des kilomètres, le narrateur va devoir arpenter ses propres labyrinthes.

En 2016, il signe Le poids de la neige (La Peuplade), roman finaliste au Prix des libraires du Québec, au Prix littéraire des collégiens et au Prix littéraire France-Québec. L’auteur y décrit une sorte de huis-clos à l’échelle d’un village bloqué par les intempéries de l’hiver. S’y développe un climat social étouffant où le lien social périclite, un contraste fascinant avec des paysages d’hiver chargés d’une douceur poétique sans précédant.


Bibliographie

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Le poids de la neige

La Peuplade - 2016

Dans une véranda cousue de courants d’air, en retrait d’un village sans électricité, s’organise la vie de Matthias et d’un homme accidenté qui lui a été confié juste avant l’hiver. Telle a été l’entente : le vieil homme assurera la rémission du plus jeune en échange de bois de chauffage, de vivres et, surtout, d’une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps.

Les centimètres de neige s’accumulent et chaque journée apporte son lot de défis. Près du poêle à bois, les deux individus tissent laborieusement leur complicité au gré des conversations et des visites de Joseph, Jonas, Jean, Jude, José et de la belle Maria. Les rumeurs du village pénètrent dans les méandres du décor, l’hiver pèse, la tension est palpable. Tiendront-ils le coup ?


Revue de presse