IMAGES D’ARCHIVES

Présences arabo-orientales en France

14 avril 2015.
 

Rotonde Surcouf, Palais du Grand large

« On a demandé à nos arrière-grands-parents de défendre la France,
à nos grands-parents de la reconstruire, à nos parents de la nettoyer,
et nous, on va essayer de la… raconter. »
Jamel Debbouze, 2012


Développée par le Groupe de recherche Achac, qui s’attache à étudier les prolongements, les liens, mais aussi les contradictions entre histoire/mémoire coloniale et histoire/mémoire de l’immigration, cette exposition reprend la longue histoire sur les présences de populations maghrébines, proche-orientales et ottomanes dans l’Hexagone qui commence au VIIIe siècle (au moment des conquêtes arabes) et traverse treize siècles d’histoire de France. Un regard qui s’inscrit dans le temps et concerne tout autant l’Hexagone, que le Maghreb ou le Proche-Orient, tout autant l’Île-de-France que des grandes capitales en région.
Ce récit, fruit d’un long travail de recherche et d’écriture, poursuit cette exploration de la présence de ces populations et se veut une référence au carrefour de la culture, de l’histoire et des mémoires croisées. Un moyen de réfléchir à l’intégration de ces populations dans l’histoire de la nation, de redonner du sens à plusieurs siècles d’histoires, d’images et de présences qui ont contribué à bâtir l’histoire politique, culturelle, militaire, artistique et économique de ce pays et de la République.

« C’est notre regard qui enferme souvent les autres dans leurs plus étroites appartenances, et c’est notre regard aussi qui peut les libérer. »
Amin Maalouf, 1998

 

DERNIER OUVRAGE

 
Essais

Décolonisations françaises : la chute d’un empire

La Martinière, 2020 - 2020

L’empire colonial français se développe au XIXe siècle et devient le deuxième empire le plus vaste du monde, après celui du Royaume-Uni. Les contestations se multiplient dès l’entre-deux-guerres. Mais les bouleversements liés à la Seconde Guerre Mondiale accentuent la remise en question de la domination française. Commence dès lors un long processus de décolonisation, qui est aussi le plus long conflit de la France au XXe siècle, depuis les premiers soulèvements en 1943 jusqu’aux dernières indépendances au milieu des années 1970.

Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire évoquent toutes les facettes et les contradictions de ce processus, tantôt marqué par des épisodes d’une violence inouïe, tantôt accompagné de réformes et d’accords bilatéraux maintenant, des décennies plus tard, une forte dépendance des pays décolonisés vis-à-vis de la France. À travers près de 250 photographies, documents de presse ou affiches, ils décryptent l’un des plus grands basculements de l’histoire récente, et posent un regard renouvelé sur les deux faces du miroir colonial.