LIRE : 40 bougies !

Le Grand roman américain

8 mai 2015.
 

LIRE : 40 années de passions, de découvertes, pour une ouverture de plus en plus large aux littératures du monde. Une rencontre avec François Busnel et son équipe autour du roman américain à 11h à l’Auditorium, avec Philipp Meyer, Anthony Doerr, Kim Zupan et Dan O’Brien précédé à 10h par un des plus beaux Carnets de route de François Busnel : Les grands espaces . Un anniversaire qui se poursuivra l’après-midi au théâtre Chateaubriand, à 14h30 : « Lire, une aventure littéraire » avec François Busnel et sa rédaction. Plus quelques surprises... (voir p. 15)

BIENVENUE À RUSSELL BANKS

Un immense écrivain – qui ne le sait pas ? Nul mieux que lui n’a dit les vies brisées des « simples gens », depuis les villes déglinguées du New Hampshire jusqu’en Jamaïque. Prolo, plombier, placeur de livres, vendeur de chaussures, vagabond, ter- minant ses études à force d’énergie, s’imposant comme écrivain de génie : il est l’incarnation paradoxale de ce qu’il ne cesse de dénoncer – le rêve américain. Bienvenue à toi, Russell ! Samedi 18h, Café littéraire

LA BELLE HISTOIRE D’ANTHONY DOERR

Invité du festival en 2006, Anthony Doerr dé- couvre l’histoire tragique de Saint-Malo pendant la guerre, et l’idée lui vient d’un roman croisant les destins d’une jeune réfugiée et d’un soldat allemand pendant le siège de 1944. L’idée est devenue roman : Toute la lumière que nous ne pouvons voir. Un énorme best-seller, le plus grand roman de l’année pour le NY Times, pro- chainement porté à l’écran, Prix Pulitzer. Pour son lancement en France, il nous réserve l’exclusivité de sa première apparition en public.

► Samedi 11h à l’Auditorium ► Lundi 12h au Café littéraire

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Albin Michel - 2015

Prix Pulitzer 2015. Il présentera son livre en avant-première à Saint-Malo !

Marie-Laure Le Blanc est fille unique et vit avec son père près du Muséum d’histoire naturelle de Paris où il travaille. La petite fille perd progressivement la vue jusqu’à devenir totalement aveugle à l’âge de six ans, et son père crée alors pour elle une maquette reconstituant fidèlement leur quartier pour l’aider à s’orienter et à se déplacer dans la ville. Six ans plus tard, l’Occupation nazie les pousse à trouver refuge à Saint-Malo chez l’oncle du père de Marie-Laure, un excentrique profondément marqué par son expérience de la Première Guerre mondiale, qui vit désormais reclus dans sa maison en bord de mer. Pour éviter que les Allemands ne s’en emparent, le Muséum leur a confié un joyau rare, la copie d’un diamant ayant appartenu à la famille royale de France dont ils ignorent qu’il s’agit en réalité de l’original.
Loin de là, en Allemagne, un orphelin prénommé Werner grandit dans un pensionnat destiné à accueillir les enfants des mineurs décédés dans les puits de la région. Curieux et intelligent, il se passionne pour la science et la mécanique et apprend rapidement à réparer les machines qui lui tombent sous la main. Un talent rare repéré par les Jeunesses hitlériennes où il se trouve enrôlé. Prenant conscience des fins auxquelles est utilisée son intelligence, il est sanctionné, devenant simple soldat dans la Wehrmacht et traversant la guerre jusqu’à son arrivée en France en 1944, où son chemin croisera celui de Marie-Laure alors que Saint-Malo est incendiée et pilonnée par les bombes.
Entrecroisant avec une maîtrise éblouissante les destins de ces deux enfants, Anthony Doerr offre un magnifique roman, soigneusement documenté et profondément émouvant.


Revue de presse

« Un roman d’une beauté envoûtante. »
https://www.nytimes.com/2014/05/11/books/review/all-the-light-we-cannot-see-by-anthony-doerr.html?_r=0 The New York Times

« Un roman magnifiquement écrit, une histoire captivante. Toutes les pièces de cette histoire ont leur importance et s’assemblent finalement en un puzzle qui révèle un véritable trésor. »
The Washington Post

« Un roman magnifique, émouvant et étonnamment joyeux. Prodigieux ! »
The Seattle Times

« Étonnant et résolument captivant, le nouveau roman d’Anthony Doerr nous entraîne vers la lumière en faisant revivre les nuits les plus sombres de l’Histoire. »
Entertainment Weekly

« Anthony Doerr évoque un large éventail de thèmes passionnants dans ce roman singulièrement saisissant. » The Boston Globe

« Dans ce roman sublime et aussi captivant qu’un thriller, Anthony Doerr évoque la grâce cachée et la lumière invisible à nos yeux qui surgit parfois dans les moments les plus sombres. »
San Francisco Chronicle

« Un roman ambitieux, magnifique et véritablement majestueux. »
Los Angeles Times

« Une réflexion profonde et passionnante sur le destin, le libre arbitre, et la façon dont, en temps de guerre, les choix les plus simples peuvent être lourds de conséquences. »
The New Yorker

 

DERNIER OUVRAGE

 
Nouvelles

Bisons des grandes plaines

Diable Vauvert - 2019

à venir…

 

DERNIER OUVRAGE

 
Récit

Voyager

Actes Sud - 2017

Dans ce captivant recueil de récits qui est aussi un livre de vie, Russell Banks, explorateur impénitent, invite son lecteur à l’accompagner dans ses plus mémorables voyages – des Caraïbes à l’Himalaya en passant par l’Écosse. Entretien avec Fidel Castro à Cuba, folles virées en voiture à l’époque hippie, expériences diversement radicales, relations entretenues avec ses quatre épouses successives, autant d’étapes formatrices aux allures de quête de soi qui ouvrent chez le lecteur un chemin vers le cœur et l’âme d’un romancier aussi fameux que respecté.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Le Fils

Albin Michel - 2014

Vaste fresque de l’Amérique de 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages, trois générations d’une famille texane, les McCullough, dont les voix successives tissent la trame de ce roman exceptionnel.
Eli, enlevé par les Comanches à l’âge de onze ans, va passer parmi eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu parmi les Blancs, il prend part à la conquête de l’Ouest avant de s’engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire, devenant, sous le nom de « Colonel », un personnage de légende.
À la fois écrasé par son père et révolté par l’ambition dévastatrice de ce tyran autoritaire et cynique, son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens.
Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouvera à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l’oeuvre de son arrière-grand-père.
Il est difficile de résumer un tel livre. Porté par un souffle hors du commun, Le Fils est à la fois une réflexion sur la condition humaine et le sens de l’Histoire, et une exploration fascinante de la part d’ombre du rêve américain.
« Meyer est un impressionnant et remarquable conteur, de ceux qui vous font tourner les pages sans même que vous vous en rendiez compte. » Richard Ford

Traduit de l’anglais par Sarah Gurcel


Revue de presse

Meyer instille un poison violent dans les clichés (le mythe du « lonesome cowboy », le culte de la réussite, la victoire des bons sur les méchants), met en relief l’instinct guerrier de l’homme, qui génération après génération, s’adonne au vol, au meurtre et à l’autodestruction. Conteur magistral, l’écrivain est surtout un moraliste.
https://www.lesechos.fr/25/08/2014/LesEchos/21756-031-ECH_le---wild-west-show---de-philipp-meyer.htm#8fu1EMZJwzFso5IR.99

L’objectif de Meyer n’est pas ici de condamner cette violence, de prendre le parti des uns ou des autres ou de relire l’histoire avec notre bonne conscience de citoyens du 21e siècle, mais bien de donner à voir et à ressentir la dimension profondément romanesque d’une époque centrale dans l’histoire de son pays. Il le fait avec brio, dans un western cruel et flamboyant, qui déconstruit le mythe de la conquête de l’ouest imposé par Hollywood pour ancrer son récit dans une époque qu’il saisit avec subtilité, sans que ni rien ni personne ne soit jamais tout noir ou tout blanc.
https://toutelaculture.com/livres/fictions/le-fils-de-philipp-meyer-magnifique-portrait-dune-amerique-disparue/

https://www.franceinter.fr/emission-lhumeur-vagabonde-philipp-meyer

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Les Arpenteurs

Gallmeister - 2014

Nuit après nuit, dans une prison du Montana, le jeune Val Millimaki s’assied face aux barreaux qui le séparent de John Gload, 77 ans, en attente de son procès. Astreint aux pires heures de garde, l’adjoint du shérif se retrouve à écouter le criminel qui, d’instinct, est prêt à lui révéler en partie son passé. Petit à petit, Millimaki se surprend à parler, lui aussi, et à chercher conseil auprès de l’assassin. En dépit des codes du devoir et de la morale, une troublante amitié commence à se tisser entre les deux hommes. Dans un subtil jeu d’échos, entre non-dits, manipulations et sombres confessions, le jeune shérif cherche des réponses à ses propres tourments et, chaque matin, il tente vainement de reprendre pied dans la réalité. Mais sa vie, comme son mariage, lui échappe chaque jour un peu plus.

Premier roman hypnotique et crépusculaire, Les Arpenteurs met en scène deux personnages poursuivis par leur conscience et hantés par la mélancolie d’un paysage qui les a faits tous deux à son image.


Revue de presse

« Les Arpenteurs plonge dans l’ombre et la lumière qui ourlent nos vies, en accentuant les contrastes. L’étendue, l’infini de plaines sans limite, de forêts, de rivières, s’opposent à l’ombre d’une prison réelle autant que mentale. Venu à l’écriture sur le tard, après avoir fait des métiers aussi virils que le rodéo ou la pêche au saumon, Kim Zupan a la trempe des grands. »
Sophie Creuz, L’ÉCHO

Les libraires en parlent :

« Une réflexion sur la mélancolie et les choix qu’on est amené à faire et qui déterminent ce que nous sommes. Très réussi. »
Le Genre urbain - Paris

 

DERNIER OUVRAGE

 

La grande librairie : Portraits d’auteurs

Place des Victoires - 2012

Être écrivain, c’est préférer écrire que parler. Mais aujourd’hui, les plus grands noms de la littérature viennent s’expliquer sur le plateau de l’émission « La Grande Librairie ». Après une heure de direct, toujours éprouvante pour des auteurs venus présenter leurs oeuvres, les visages expriment une vérité saisissante.Ce sont ces visages parfois défaits, ces expressions souvent égarées, ces instants de fragilité que Frank Courtès photographie d’une technique singulière. Son talent et son regard nous offrent 250 portraits éclatants d’humanité, de beauté et de profondeur.

Malgré l’éventuelle timidité des écrivains, leur spontanéité crève l’écran pour en dire plus que leurs écrits. Le meilleur de leurs interventions a été soigneusement sélectionné comme autant de morceaux de bravoure qui composent une oeuvre à part entière.

Pour les fidèles amateurs de livres, ces instants fixés sont une mémoire pour l’éternité.