Histoires de vie

Avec Chantal Pelletier, Akhil Sharma, Dan O’Brien et Benjamin Stora

11 juin 2015.
 

Avec Chantal Pelletier, Akhil Sharma, Dan O’Brien et Benjamin Stora

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Et elles croyaient en Jean-Luc Godart

Editions Joëlle Losfeld - 2015

Assise sur une chaise en formica du ciné-club de la Maison des Jeunes, Anne, quinze ans, a une véritable révélation, un soir de 1964, en voyant Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg, les deux cinglés magnifiques d’À bout de souffle, s’aimer, se poursuivre et se tuer.
Touchée par la grâce, elle va se libérer du carcan lyonnais routinier où, seule entre ses parents paysans exilés à la ville et mangés par le travail, elle périt d’ennui.
Ses deux “plus que sœurs”, Marie, l’intello politisée, et Brigitte ; la sulfureuse comédienne au regard violet, vont bientôt communier avec elle dans le culte du dieu JLG, le seul auquel elles ont cru. Toutes les trois “ne veulent pas du pain, elles veulent toute la boulangerie”. Elles l’auront. Le succès, les hommes, les voyages. Les mariages, les enfants. Et les malheurs.

D’une écriture charnelle et acidulée, ce touchant hommage à l’amitié nous emporte tambour battant, avec gravité et légèreté, en noir et blanc et en couleurs, sur un chemin accidenté qui relie 1964 à 2014.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Notre famille

L’Olivier - 2015

« Je pris le chemin du retour, tête baissée, en longeant le trottoir. J’étais agacé. Birju avait réussi à entrer à la Bronx High School of Science et voilà que maintenant il allait être hospitalisé. J’étais certain que ma mère aurait pitié de lui et lui ferait un cadeau. Je me demandai s’il était mort. Ça, c’était excitant. S’il mourait, je deviendrais fils unique. Le soleil était accablant. Vu que Birju entrait à l’hôpital, je me dis qu’il était sans doute de mon devoir de pleurer. » À Delhi, Ajay joue dans les rues avec son grand frère Birju en attendant de rejoindre leur père immigré aux États-Unis. Ce jour arrive enfin, et la famille entière découvre avec émerveillement l’Amérique et la vie occidentale. Mais cette nouvelle existence n’est pas à l’abri des tragédies : après un terrible accident, Birju, qui faisait la fierté de tous, reste cloué sur un lit d’hôpital, tétraplégique. Désormais seul avec ses parents dévastés, confronté aux regards cruels des autres enfants, Ajay va devoir trouver sa place et avancer, sans jamais oublier.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Paule Guivarch.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Nouvelles

Bisons des grandes plaines

Diable Vauvert - 2019

à venir…

 

DERNIER OUVRAGE

 
Essais

Les clés retrouvées

Stock - 2014

Lorsque la mère de Benjamin Stora est décédée en 2000, il a découvert, au fond du tiroir de sa table de nuit, les clés de leur appartement de Constantine, quitté en 1962. Ces clés retrouvées ouvrent aussi les portes de la mémoire. La guerre est un bruit de fond qui s’amplifie soudain. Quand en août 1955, des soldats installent une mitrailleuse dans la chambre du petit Stora, pour tirer sur des Algériens qui s’enfuient en contrebas, il a quatre ans et demi et ne comprend pas. Quelques années plus tard, quand ses parents parlent à voix basse, il entend les craintes et l’idée du départ. Mais l’enfance et la vie alors sont en même temps pleines de gaité et de chaleur. Les souvenirs de Benjamin Stora sont visuels, colorés, sensuels. Il raconte la douceur du hammam au milieu des femmes, les baignades à la plage de Philippeville (aujourd’hui Skikda), le cinéma du quartier où passaient les westerns américains, la saveur des plats et le bonheur des fêtes.
Ces scènes, ces images révèlent les relations entre les différentes communautés, à la fois proches et séparées. Entre l’arabe quotidien de la mère et le français du père, la blonde institutrice de l’école publique et les rabbins de l’école talmudique, la clameur des rues juives et l’attirante modernité du quartier européen, une histoire se lit dans l’épaisseur du vécu.