UN GRAND APRÈS-MIDI, DIMANCHE À L’AUDITORIUM, À PARTIR DE 14H

L’AFFAIRE KAMEL DAOUD

14 mai 2016.
 

Après Boualem Sansal taxé (discrètement) « d’islamophobe »
voici Kamel Daoud accusé du même crime, de racisme, et j’en
passe. À qui la suite ? À tous ceux qui tentent de se tenir debout
en terre d’Islam, revendiquent leur liberté ? Comment a-t-on pu
arriver à une telle folie, où les bourreaux deviennent victimes
et les victimes bourreaux – ou complices ? Il n’est plus temps
de débats académiques quand la guerre fait rage : peut-être,
tout simplement d’écouter ce qu’ont à nous dire ceux qui, écrivains,
écrivains, cinéastes, se battent et témoignent. Les voici.

À 14H, LA PROJECTION DE « NO LAND’S SONG »
D’AYAT NAJAFI
En Iran, depuis la révolution de 1979, les chanteuses ne sont
plus autorisées à se produire en solo, tout au moins devant
des hommes… Voulant rendre hommage aux grandes artistes
des années 1920, Sara Najafi est déterminée à faire revivre la
voix des femmes. Défiant la censure, elle s’obstine (cette scène
d’anthologie quand un mollah essaie d’expliquer pourquoi
les femmes ne doivent pas chanter !). Un thriller politique un
voyage musical : magnifique. Le film sera suivi d’une rencontre
avec le réalisateur.

À 16H15 UNE RENCONTRE avec Boualem Sansal, Malika
Boussouf, Paul Berman, Fawzia Zouari, Khadija Al-Salami.

À 17H30 PROJECTION DE « MOI, NOJOOM,
10 ANS ET DIVORCÉE » DE KHADIJA AL SALAMI
Une petite fille entre dans une salle de tribunal, regarde le juge
droit dans les yeux et lui dit : « Je veux divorcer ». Elle s’appelle
Nojoom, elle a dix ans, elle a été mariée de force à un homme
qui a 20 ans de plus qu’elle, et elle s’est échappée. Mais au
Yémen, il n’y a pas d’âge légal pour se marier. Cette histoire
est celle de Khadija Al Salami : un magnifique plaidoyer pour
toutes ces filles qu’on a voulu rendre femme trop tôt et pour
leur droit à décider de leur vie. La réalisatrice rencontrera le
public à l’issue de la projection.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Film de fiction

Moi, Nojoom, 10 ans divorcée

FILM - 2014

Une petite fille entre dans une salle de tribunal, regarde le juge droit dans les yeux et lui dit : « je veux divorcer ». Elle s’appelle Nojoom, elle a dix ans, elle a été mariée de force à un homme qui a 20 ans de plus qu’elle, et elle s’est échappée. Mais au Yémen, il n’y a pas d’âge légal pour se marier. Moi Nojoom, 10 ans Divorcée est un magnifique plaidoyer pour toutes ces filles qu’on a voulu rendre femme trop tôt et pour leur droit à décider de leur vie.

 

DERNIER OUVRAGE

 

Voix d’écrivaines francophones

Regain de lecture - 2019

Coordonnée par Fawzia Zouari, préface de Youma Fall.
Elles viennent des quatre coins du monde mais elles ont une seule passion, l’écriture. Elles sont issues de diverses cultures mais elles ont choisi de s’exprimer publiquement dans une seule langue, le français. Elles s’estiment libres de toute obédience mais elles ont accepté de faire partie du Parlement des écrivaines francophones, une plate-forme inédite destinée à faire entendre la voix des femmes auteures. Ce livre présente quelques unes d’entre-elles en retraçant brièvement leur parcours et en donnant à découvrir leurs œuvres.

Marie-Rose Obomo-Maurin, Maram Al-Masri, Ysiaka Anam, Safiatou Ba, Emna Belhaj Yahia, Nassira Belloula, Sophie Bessis, Tanella Boni, Chahla Chafiq, Sonia Chamkhi, Miniya Chatterji, Bettina de Cosnac, Catherine Cusset, Nafissatou Dia Diouf, Suzanne Dracius, Rocío Durán-Barba, Alicia Dujovne Ortiz, Sedef Ecer, Lise Gauvin, Laurence Gavron, Flore Hazoumé, Françoise James Ousénie, Fatou Keïta Fatoumata Keïta Dora (Carpenter-)Latiri Liliana Lazar, Sylvie Le Clech, Catherine Le Pelletier, Madeleine Monette, Marie-Soeurette Mathieu, Hala Moughanie, Cécile Oumhani, Émeline Pierre, Gisèle Pineau, Michèle Rakotoson, Édith Serotte, Shumona Sinha, Leila Slimani, Élizabeth Tchoungui, Audrée Wilhelmy, Hyam Yared, Fawzia Zouari

 

DERNIER OUVRAGE

 
Essais

Lettre d’amitié, de respect et de mise en garde aux peuples et aux nations de la terre

Gallimard - 2021

« Pourquoi les humains sont-ils si bêtes ? Pourquoi se laissent-ils traîner par le bout du nez ? Les ânes ont de longues oreilles ridicules par lesquelles ils se font bêtement attraper, mais quand ils ne veulent pas avancer, rien ne peut les forcer à obéir. » Boualem Sansal adresse aux peuples et aux nations de la terre un manifeste athée, plein d’un humour féroce et rageur, pour les appeler à sortir de l’âge des dieux et à entrer dans celui des hommes. L’humanité doit trouver le moyen de résister aux forces qui la détruisent:les religions et leurs sempiternelles pénitences, l’argent tout-puissant, les passions guerrières, ou encore la malbouffe omniprésente sur la planète, symptômes indubitables d’un effondrement des civilisations.Après un rappel des errements et des crimes du passé, le grand écrivain algérien propose une « Constitution universelle » censée servir de base à la République mondiale qu’il appelle de ses voeux, qui fédérerait les peuples et les nations enfin libres.
Il est temps, nous dit-il, de choisir la vie.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Essais

Cours vite camarade ! : La génération 68 et le pouvoir

Denoël - 2006

En janvier 2001, le magazine Stern publia plusieurs photographies de Joschka Fischer, alors ministre allemand des Affaires étrangères, prises lors d’une échauffourée en 1973. Sur ces clichés, le jeune Fischer frappe violemment un policier à l’issue d’une manifestation.
Ces images déclenchèrent un scandale. Derrière la personnalité d’un homme politique qui comptait parmi les plus populaires de son pays, c’est toute une génération qui était sommée de se justifier sur son itinéraire, son esprit de rébellion, ses engagements et son influence. Le procès de la génération 68 venait de s’ouvrir. Daniel Cohn-Bendit fut l’un des premiers accusés à la faveur d’une lecture biaisée de ses écrits de jeunesse.
Les affaires Fischer et Cohn-Bendit ne sont pourtant rien d’autre que l’histoire d’individus qui ont connu dans leur vie une évolution incompréhensible si elle est détachée des traumatismes de notre temps.
Joschka Fischer, Bernard Kouchner, Daniel Cohn-Bendit et André Glucksmann sont les figures les plus éminentes de cette Nouvelle Gauche qui refuse toute compromission avec le totalitarisme, quel qu’il soit. Une internationale de la contestation dont la guerre d’Irak a révélé les failles mais aussi les relais dans le monde musulman.

Figure éminente de la gauche américaine, ancien soixante-huitard et, surtout, spécialiste de l’Europe et de la France, Paul Berman était le mieux placé pour raconter avec le détachement nécessaire cette aventure collective. Cours vite camarade ! raconte la fin de l’idéalisme et la découverte du pouvoir. Le roman d’une génération.
Paul Berman est l’auteur des Habits neufs de la terreur (Hachette littératures, 2004).

 

DERNIER OUVRAGE

 
Entretiens

Musulmanes et laïques en révolte

Hugo & Cie - 2014

Dans les sociétés musulmanes qui déclarent aspirer à la modernité, le sort de la démocratie est intimement lié à la place qu’occupent les femmes. En première ligne, à chaque séisme populaire – instinct social de survie oblige – elles affrontent la force d’un conservatisme musulman réfractaire à tout changement et propre aux sociétés dont le système patriarcal et religieux est érigé en modèle de gouvernance. Que dire alors, des femmes dont on bafoue les droits, en temps de paix ? Aujourd’hui, face à la montée islamiste, elles sont les premières menacées et leurs droits sont encore davantage en recul. Le long d’un printemps qui semblait fleurir bon la révolution, elles ont nourri des espoirs et rêvé de changements mais elles sont restées sur le quai. Nous avons voulu aller à leur rencontre. Ce livre est une manière de rendre hommage à ces femmes arabes " rebelles " qui ont la force de dire " NON " et le courage de résister pour asseoir solidement leur émancipation, malgré les lourdes sanctions qu’elles encourent. Ce livre est un hommage à leur combat, il est aussi un cri d’alarme. L’islamisme intégriste répandu en terre musulmane, s’implante peu à peu en Occident et constitue une menace pour nos démocraties occidentales, comme elles le clament elles-mêmes haut et fort. Voici 15 portraits chocs de femmes qui invitent à la réflexion et à l’action... Djamila Benhabib, (Ma vie à Contre Coran, éd. H&O), femme politique algérienne qui vit aujourd’hui au Canada ; Aayan Hirsi Ali(Insoumise, Ed. Robert Laffont) femme politique néerlandaise d’origine somalienne ; Israhad Manji, née en Ouganda est journaliste et vit au Canada ; Necla Kelek, est une sociologue allemande d’origine turque ; Mina Ahadi est iranienne ; Talisma Nasreen née au Bangladesh est écrivain, réfugiée en Suède ; Wafa Sultan (Un dieu de haine, St Martint Presse) est syrienne ; Chahdortt Djavann, écrivain (Bas les voiles, et Je ne suis pas celle que je suis, Ed. Flammarion), est née en Iran ; Brigitte Gabriel, libanaise chrétienne vit aux États unis ; Nonie Darwish, journaliste née au Caire vit aux États-Unis, Hélé Bejiest tunisienne ( Islam Pride) ; Haifaa Al Mansour est la première femme saoudienne cinéaste...

 

DERNIER OUVRAGE

 
Documentaire

No Land’s Song

- 2014

En Iran, depuis la révolution de 1979, les femmes n’ont plus le droit de chanter en public en tant que solistes. Une jeune compositrice, Sara Najafi, avec l’aide de trois artistes venues de France (Elise Caron, Jeanne Cherhal et Emel Mathlouthi), va braver censure et tabous pour tenter d’organiser un concert de chanteuses solo.