Le tragique du monde

5 mai 2016.

En vain dressons-nous des frontières pour ne
rien savoir du tragique du monde, pour avoir la
paix : la guerre, de lointaine, se rapproche, nous
envahit, est là, nous interpelle… Comment les
écrivains ne s’en feraient-ils pas l’écho ?

 

DIRE, PENSER LA GUERRE
UN APRÈS-MIDI AU CHATEAUBRIAND, DIM. À PARTIR DE 14H
Après une nouvelle projection du film de Rémy Ourdan, Le
Siège (voir ci-contre), une rencontre à 16h15 avec : Rémy Ourdan
et Patrick Chauvel le co-réalisateur, l’écrivain syrienne
Samar Yazbek, qui signe « un des premiers classiques politiques
du XXIe siècle » (The Observer), fruit de ses nombreux
voyages clandestins en Syrie depuis 2012, Gérard Chaliand,
spécialiste des conflits armés, s’interroge : « Pourquoi perdonsnous
la guerre ? » et Pascale Bourgaux, grand reporter dont
nous projetterons ensuite le film Femmes contre Daech

FACE AU CHAOS
UN APRÈS-MIDI, SAMEDI À L’AUDITORIUM À PARTIR DE 14H
Un film exceptionnel tout d’abord : Le Siège de Rémy Ourdan (et réalisé avec Patrick
Chauvel), et une plongée vertigineuse dans la guerre. Correspondant du Monde, Rémy
Ourdan a vécu au plus intense le siège de Sarajevo – le plus long siège, rappelons-le, de
l’histoire moderne. Ce film, c’est l’aventure humaine de ce siège, l’histoire d’un ghetto,
d’une bataille et d’une résistance – l’histoire, aussi, universelle, d’une civilisation confrontée
à la pire épreuve de son existence et d’une lutte pour la survie.
La littérature, dans le chaos du monde ? Puis à 16h15 un rencontre avec Rémy
Ourdan et Patrick Chauvel, In-Koli Jean Bofane, exilé en Belgique, qui dresse un
portrait saisissant du Congo contemporain, marqué par la violence, l’Espagnol Miquel
De Palol avec sa formidable trilogie Le Jardin des sept crépuscules, le monde dit par
sept survivants d’une guerre nucléaire, l’Allemand Matthias Politycki avec Samarcande
Samarcande, roman d’anticipation et d’aventures, propose une réflexion sur l’Europe
en guerre du XXIe siècle qui pourrait voir un retour à un Moyen Âge futuriste…
La Supplication - Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse de Pol
Cruchten pour finir la journée. D’après La Supplication, récit de Svetlana Alexievitch
(Prix Nobel de Littérature 2015). Non pas un film sur Tchernobyl, mais sur le « monde de
Tchernobyl », dont nous ne connaissons presque rien.

SANS OUBLIER, DES RENCONTRES, DES FILMS
La littérature face au chaos avec Tal Nitzan, Felwine Sarr, Ece Temelkuran (dim. 15h30,
Surcouf). Résistance avec Ahmel Echevarria, Jhortensia Espineta, Roja Chamankar (sam.
18h15, Univers). Tchernobyl, 30 ans après avec le journaliste ukrainien, Markiyan
Kamysh qui a exploré illégalement la zone de Tchernobyl « coin le plus exotique de la
terre » et Emmanuel Lepage qui s’y est rendu en 2008 pour rendre par le texte et le dessin
la vie des survivants (sam. ENSM 2). DES FILMS : Blagues à part Le rire résiste-t-il à
toute tragédie ? Y compris celle de la Palestine ? (dim. 17h30, Vauban 3). Les 18 Fugitives
d’Amer Shomalo et Paul Cowan. En 1987, 18 vaches déclarées ennemies publiques numéro
1, face à l’armée israélienne, la plus puissante du Moyen-Orient… (dim. 15h45, Vauban 3).

FRONTIÈRES
UN APRÈS-MIDI, LE DIMANCHE À PARTIR DE 14H AU CINÉMA LE VAUBAN 1
POUR LE PRIX KESSEL DE LA SCAM
L’après-midi placé sous le signe du prix Joseph Kessel décerné
par la SCAM est toujours un moment fort du festival. S’y
retrouvent écrivains, grands reporters, cinéastes ayant pour
point commun de rendre compte du monde d’aujourd’hui dans
son tumulte. Tout d’abord, à 14h un très beau film d’Olivier
Jobard et de Claire Billet : Comme une pluie de parfum
sur les pas de cinq jeunes afghans qui tentent de rejoindre
l’Europe. Puis à 15h la remise du prix en présence des
membres du jury. Et à 15h30 une rencontre avec trois grands
journalistes-écrivains et un écrivain : Olivier Jobard qui signe
aussi Kotchok (Robert Laffont), Olivier Weber qui publie un
livre sur les Frontières, Jean-Paul Mari qui signe Les Bateaux
Ivres et l’écrivain turc Hakan Günday autour d’un livre choc
sur l’univers des passeurs en Turquie.
Enfin à 16h45, à la projection en avant-première française d’un
chef-d’oeuvre sur les gens de Lampedusa, Fuocoammare,
par-delà de Lampedusa de Gianfranco Rosi, récent Ours
d’or au festival de Berlin.

(En avant-première française)
FUOCOAMMARE, PAR-DELÀ LAMPEDUSA
Le chef-d’oeuvre de Gianfranco Rosi, Ours d’or au festival
de Berlin. Sans aucune voix off ni commentaire, filmé au plus
près des gens comme ses précédents documentaires (Sacro Gra
avait obtenu le lion d’Or du festival de Venise) Gianfranco Rosi
signe là un chef-d’oeuvre, d’écriture et d’humanité sur le drame
vécu à Lampedusa. Par ses habitants comme par les migrants.
Suivi d’une rencontre avec la productrice, Camille Laemlé et
Jean-Paul Mari qui a séjourné à Lampedusa.
► Dim. 16h45, Vauban 1

UN FILM : MEDITERRANEA
De Jonas Carpignanon. Le destin du Burkinabé
Ayiva qui, ayant rejoint le Sud de l’Italie, se trouve
rapidement confronté à l’hostilité de la communauté
locale. Mais Ayiva reste déterminé : ici sa
vie sera meilleure, quel qu’en soit le prix.
Comme une pluie de parfum
►Dim. 10h, Vauban 3

RENCONTRE : PASSEURS VERS L’ENFER
Prix Nicolas Bouvier 2012 pour Le Tigre, l’Américain
John Vaillant signe un roman puissant sur la
survie d’un groupe de Mexicains bloqués par des
passeurs véreux. Hakan Gunday, Prix Médicis
étranger, campe avec Encore un personnage de
jeune passeur turc, à la fois tortionnaire et victime.
Et Jean-Paul Mari avec Les Bateaux ivres.
► Lun. 14h, Café littéraire

EXPO : MASSIMO BERRUTI, GAZA EAU MIRACLE
Ici, le manque d’eau se fait cruellement sentir. L’odeur des
égouts le long de la côte est insoutenable. La « Gaza River » est
polluée de façon probablement irréversible. Lauréat du Grand
prix AFD/Polka, Massimo Berruti (Agence VU) témoigne de cette
lente agonie. Grand large, salle Vauban

 

DERNIER OUVRAGE

 
Biographie

Massoud, le rebelle assassiné

L’Aube - 2021

Figure de proue de la lutte contre les fondamentalistes, le commandant Massoud a été assassiné lors d’une opération-suicide en Afghanistan, l’avant-veille des attentats du 11 septembre 2001. Qui était véritablement le célèbre combattant ? Un simple résistant ? Un seigneur de la paix ? Un militant des droits humains dans un Orient ravagé par le fanatisme ? Un poète féru de vers persans et français perdu dans la guerre ? Vingt ans après sa mort, Olivier Weber, qui l’avait longue­ment rencontré et avait côtoyé ses partisans pendant une vingtaine d’années de voyages en Afghanistan, revient sur son message de paix et de concorde entre les peuples.

 

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Romans

Les lieux qu’habitent mes rêves

Gallimard - 2022

Au Sénégal, Fodé et Bouhel sont deux frères jumeaux que la vie a mis sur des chemins initiatiques différents. Fodé doit reprendre une charge religieuse importante au village, il devra veiller sur le Ndut, la plus puissante des divinités du pays Sérère après la mort de Ngof, le vieux maitre des initiations. Quant à son frère Bouhel, il choisit de partir pour l’Europe étudier. Il est admis à l’université d’Orléans, où il fait la connaissance d’Ulga, une jeune polonaise qui suit une formation d’ingénieur. Leur histoire d’amour les conduit en Pologne où Bouhel est présenté à la famille d’Ulga. Mais un tragique accident fait basculer sa vie. Lors d’un accès de démence, le frère d’Ulga menace sa soeur avec un couteau. En voulant s’interposer, Bouhel tue le frère accidentellement. Bouhel est jeté en prison en attendant qu’il soit traduit en justice. Mais l’avocat commis d’office n’est pas très rassurant sur l’issue du procès. En désespoir de cause Bouhel contacte son frère Fodé au Sénégal et lui demande d’intercéder auprès des puissantes divinités du pays Sérère pour le faire libérer. L’auteur confronte deux cultures, deux manières de résoudre notre rapport au monde, avec une intelligence et une créativité littéraire qui impressionnent. L’écriture de Felwine Sarr est envoutante et d’une richesse qui se déploie au fil des pages.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Essais

Pourquoi perd on la guerre ? : Un nouvel art occidental

Odile Jacob - 2016

Depuis le retrait du Vietnam, le bilan militaire de la puissance américaine et de ses alliés occidentaux est sans conteste négatif : conflits coûteux, résultats militaires médiocres, conséquences politiques désastreuses.

Conjuguant l’histoire, la géopolitique et l’observation du terrain, Gérard Chaliand rappelle quels étaient les ingrédients de la victoire – et donc les raisons actuelles de l’échec, notamment au Moyen-Orient.

Voulons-nous vraiment gagner ces guerres ? À quel prix ?

« Dans cet essai percutant, Gérard Chaliand jette un regard lucide et décapant sur les interventions militaires occidentales […]. La profondeur historique de sa vision et la force de son analyse éclairent d’un jour nouveau l’imbroglio syrien. » Hubert Védrine.

« Le livre-choc de Gérard Chaliand arrive à point nommé. Il appelle au sursaut immédiat : les peuples occidentaux ne sont pas condamnés à l’éternelle défaite ! » Général Vincent Desportes.

 

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Romans

La belle de Casa

Actes Sud - 2018

Qui a bien pu tuer Ichrak la belle, dans cette ruelle d’un quartier populaire de Casablanca ? Elle en aga­çait plus d’un, cette effrontée aux courbes sublimes, fille sans père née d’une folle un peu sorcière, qui ne se laissait ni séduire ni importuner. Tous la convoi­taient autant qu’ils la craignaient, sauf peut-être Sese, clandestin arrivé de Kinshasa depuis peu, devenu son ami et associé dans un business douteux. Escrocs de haut vol, brutes épaisses ou modestes roublards, les suspects ne manquent pas dans cette métropole du xxie siècle gouvernée comme les autres par l’argent, le sexe et le pouvoir. Et ce n’est pas l’infatigable Chergui, vent violent venu du désert pour secouer les palmiers, abraser les murs et assécher les larmes, qui va apaiser les esprits…
Avec sa lucidité acérée et son humour féroce, In Koli Jean Bofane dénonce la corruption immobilière, la précarité des migrants et la concupiscence mascu­line. Par son talent de conteur, son art du dialogue et des portraits, il bouscule joyeusement une réalité contemporaine tout à fait accablante – la truculence du désespoir.


 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

La demeure du vent

Stock - 2023

Ali, un soldat de l’armée syrienne de 19 ans, gît à quelques pas d’un arbre. Il a une vision, celle d’un enterrement. S’agit-il du sien ? Tandis qu’il reprend ses esprits, Ali se souvient : c’étaient les funérailles de son frère. Il y a un an peut-être.

Ali comprend alors qu’il a dû être blessé par une bombe et tente de localiser la douleur, d’identifier la blessure. Son désir le plus cher est de s’envoler jusqu’à l’une des branches de l’arbre. Les arbres ont toujours été son refuge, sa maison. Ils n’ont pas de secret pour lui. Là-haut, il serait également à l’abri des animaux sauvages après le coucher du soleil.

Tout en essayant péniblement de s’en rapprocher, Ali se remémore différents épisodes de sa vie, de sa naissance auréolée de mystère à la gardienne presque centenaire du sanctuaire de son village qui l’initie à leur foi ancestrale, jusqu’à son arrivée au poste de contrôle de l’armée où il est enrôlé de force.

Enfant silencieux et contemplatif, inadapté à l’école, Ali est d’une rare force et agilité. Sa sensibilité ainsi que son amour et sa profonde compréhension de la nature lui confèrent une aura presque mystique. Son chemin semblait tout tracé, menant ultimement au sanctuaire et aux arbres qui l’ont vu naître. Mais la guerre en a décidé autrement…

Dans La demeure du vent, Samar Yazbek explore avec force et poésie la puissance de la nature, et la vanité des hommes. Elle révèle la richesse de la foi alaouite et sa relation aux éléments. Au cœur du roman, un appel universel au retour à la terre au sens le plus primitif.

Un grand texte sur la beauté et l’âpreté de la vie.

Traduit de l’arabe (Syrie) par Khaled Osman et Ola Mehanna

 

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Romans

Les enfants du jaguar

Buchet Chastel - 2016

Hector, un clandestin mexicain, se retrouve coincé avec d’autres passagers illégaux dans le camion de leurs passeurs, en plein désert, alors qu’ils tentent comme tant d’autres de rejoindre les États-Unis dans l’espoir d’une vie meilleure. Les coyotes – comme on appelle les trafiquants d’êtres humains de ce côté de l’Atlantique – prétextant une panne, ont soutiré l’argent des passagers et sont partis chercher de putatifs secours. Quatre longs jours vont s’écouler : alors que les réserves d’eau s’épuisent et les chances de réchapper de cet enfer s’amenuisent, Hector, qui ne dispose de rien d’autre que du numéro de téléphone d’une femme aux États-Unis et d’un message à délivrer, retrace son parcours de Oaxaca à la frontière et révèle par là même la communauté de destins qui unis ces territoires hostiles de part et d’autres du Rio Grande.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Malafa

Galaade - 2016

Antalya, située au sud de la Turquie, est la destination touristique bon marché par excellence. A des prix si alléchants, vous, le touriste, devrez faire le tour de tous les magasins, un par un, qu’il s’agisse de cuirs, de tapis ou de bijoux. Vous voici arrivé devant le Grand Bazar, immense magasin et pôle d’attraction de toute la ville. Son nom : Topaze. Vous serez forcé d’y entrer, et vous vous dirigerez vers ce qu’il y a de moins coûteux. Evidemment ! Mais vous vous heurterez alors à Kozan. Kozan est là pour vous convaincre d’acheter les plus beaux bijoux du monde ! Il vendrait n’importe quoi, Kozan, du moment qu’il vend. Il a même son argot, Kozan, pour mieux vous faire oublier le monde extérieur. Topaze, c’est un monde à part, une langue à part, et quand on entre chez Topaze, quand on parle à Kozan, le monde entier s’évanouit. Chez Topaze, on est ailleurs, terre de rêves et de mensonges, bling-bling et arnaques assurés. Hakan Günday, l’auteur d’Encore, Prix Médicis étranger 2015, choisit avec Malafa d’explorer d’un tout autre point de vue les relations entre Orient et Occident, n’hésitant pas à comparer tourisme et diplomatie et offrant au lecteur une critique sociale et économique drôle, acerbe et sans concession du tourisme de masse en Turquie.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Roman graphique

La Lune est blanche

Futuropolis - 2014

« L’Antarctique. Le sixième continent. 14 millions de kilomètres carrés. Un dôme de glace enchâssé dans un socle rocheux. Le continent le plus sec, le plus froid, le plus difficile d’accès. Le continent des superlatifs. Le monde des extrêmes. »
En 2011, Yves Frenot, directeur de l’Institut polaire français, invite Emmanuel Lepage et son frère François, photographe, à intégrer une mission scientifique sur la base française antarctique Dumont d’Urville, en Terre-Adélie. Le but ? Réaliser un livre qui témoignerait du travail des savants. Yves Frenot leur propose, en outre, de participer, commechauffeurs, au raid de ravitaillement de la station Concordia, située au coeur du continent de glace à 1 200 km de Dumont d’Urvillle. Le Raid, comme on l’appelle, c’est LA grande aventure polaire ! Pour les deux frères, ce serait l’aventure de leur vie, mais rien ne se passera comme prévu !

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Le Testament D’Alceste

Zulma Éditions - 2019

Un groupe d’amis se réunit au Mas-d’en-Haut, le splendide domaine de Toti Costagrau, pour s’adonner au Jeu de la Fragmentation, un jeu de rôle grandiose où les histoires s’enchaînent dans une construction géométrique époustouflante. Mais le Jeu commence à peine qu’Aloysia est retrouvée morte.
Tous les participants décident alors de consacrer la partie à tenter l’impossible : ressusciter Aloysia. Conspirations financières de haut vol, affaires criminelles mystico-perverses, extravagances sexuelles parfois dignes des antichambres du château de Silling… Le récit s’élabore en temps réel, cinq jours entiers, pour que surgisse, dans un espace-temps accessible, le personnage d’Aloysia – vivante.
Le Testament d’Alceste, en référence à l’épouse sacrifiée revenue des Enfers, est une odyssée à huis clos, affranchie, délirante.


Revue de presse :

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Samarcande Samarcande

Jacqueline Chambon / Acte Sud - 2015

Samarcande, ville mythique de l’actuel Ouzbékistan, « perle de la Route de la soie », est le décor du roman d’anticipation que Matthias Politycki situe en 2027. La Troisième Guerre mondiale a éclaté, Hambourg est divisé, des troupes arabes d’Afrique du Nord ont envahi l’Europe de l’Ouest, les Russes progressent à l’Est. L’Europe semble perdue. Mais il reste un espoir, incarné par l’espion allemand Alexander Kaufner, envoyé en Ouzbékistan pour retrouver le tombeau caché du grand Tamerlan, tyran sanguinaire qui bâtit au xive siècle un empire s’étendant de la Chine à la Turquie actuelle et qui est un objet de vénération pour tous les fanatiques rêvant d’une domination mondiale de l’islam. La légende dit que celui qui s’emparera de ce sanctuaire deviendra plus fort que tous ses ennemis. Pour Kaufner, la découverte de ce lieu sacré et sa profanation seraient tout au moins un coup porté au moral des islamistes. Cette opération, si elle réussit, pourrait avoir le même impact symbolique que l’attentat du 11 septembre 2001 aux États-Unis.
Roman d’anticipation et d’aventures, quête spirituelle sur la vie et la mort, ce livre est aussi une réflexion sur le xxie siècle qui, avec la généralisation de la guerre, pourrait voir un retour à un Moyen Âge futuriste, où la technologie la plus avancée servirait la barbarie la plus primitive.

Traduit de l’allemand par Stéphanie Lux.


Revue de presse

 

DERNIER OUVRAGE

 
Nouvelles

Cuba, année zéro

Hoëbeke - 2016

Cuba, année Zéro est un mouvement littéraire de jeunes écrivains émergents, qui vivent et écrivent à Cuba. Un mouvement essentiellement urbain puisque presque tous vivent à La Havane, et les sujets de leurs textes parlent aussi de la ville. Une autre similitude les rassemble, celle de n’accepter aucune étiquette
Leur nom de groupe n’est pas lié à leur âge, mais à la date où ils commencent à publier, essentiellement sur des blogs ou dans des revues alternatives : l’année 2000.

Cette anthologie réunit 11 écrivains qui partagent un même univers littéraire raréfié par les interdits et les compromis et s’insurgent contre toute instrumentalisation et dénoncent la fiction du nationalisme, qui pèse comme une chape de plomb sur la création.
À travers onze nouvelles qui parlent aussi bien de prostitution, de drogue, de combats ou encore de zombies. Orlando Luis Pardo Lazo a réussi à mettre sur pied une sélection étonnante pleine d’histoires tout à fait uniques, au style très vif fait d’argot cubain, jeux de mots, un langage proche du slam, qui, ensemble, créent une image forte d’un Cuba loin de la salsa, des cigares et du rhum... Le Cuba d’aujourd’hui tel que le vivent les vrais cubains.


Revue de presse :

 

DERNIER OUVRAGE

 
Nouvelles

Cuba, année zéro

Hoëbeke - 2016

Cuba, année Zéro est un mouvement littéraire de jeunes écrivains émergents, qui vivent et écrivent à Cuba. Un mouvement essentiellement urbain puisque presque tous vivent à La Havane, et les sujets de leurs textes parlent aussi de la ville. Une autre similitude les rassemble, celle de n’accepter aucune étiquette
Leur nom de groupe n’est pas lié à leur âge, mais à la date où ils commencent à publier, essentiellement sur des blogs ou dans des revues alternatives : l’année 2000.

Cette anthologie réunit 11 écrivains qui partagent un même univers littéraire raréfié par les interdits et les compromis et s’insurgent contre toute instrumentalisation et dénoncent la fiction du nationalisme, qui pèse comme une chape de plomb sur la création.
À travers onze nouvelles qui parlent aussi bien de prostitution, de drogue, de combats ou encore de zombies. Orlando Luis Pardo Lazo a réussi à mettre sur pied une sélection étonnante pleine d’histoires tout à fait uniques, au style très vif fait d’argot cubain, jeux de mots, un langage proche du slam, qui, ensemble, créent une image forte d’un Cuba loin de la salsa, des cigares et du rhum... Le Cuba d’aujourd’hui tel que le vivent les vrais cubains.


Revue de presse :

 

DERNIER OUVRAGE

 
Récit

Moi Viyan, combattante kurde contre le Daech

Fayard - 2016

« Je rêvais d’aller à l’école, comme mes frères. C’est la guérilla qui m’a tout appris : lire, écrire, dormir à la belle étoile, manier les armes et… tuer. Je ne regrette rien. Sauf de ne pas m’être engagée plus tôt. »
Viyan, jeune soldate kurde de 25 ans, a pris les armes à 18 ans pour rejoindre les rangs de la guérilla et se battre contre l’État islamique. Au sein du PKK, Viyan devient une snipeuse redoutable et l’une des commandantes kurdes de Kobané. Sous ses ordres, des dizaines d’unités mixtes.
Chaque jour, Viyan mène ses amazones en première ligne de front. Les combats se font rue par rue, immeuble par immeuble. Fusil à l’épaule, elle abat les djihadistes de sang-froid. Pour elle, sur le champ de bataille, c’est la victoire ou la mort.

En mai 2015, le grand reporter Pascale Bourgaux a longuement rencontré Viyan, qui lui a raconté la réalité de son quotidien. Un témoignage exceptionnel, le récit initiatique et poignant d’un destin hors normes ; celui d’une jeune fille combattant au péril de sa vie la fureur meurtrière de Daech.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Essais

Comment conduire un pays à sa perte. Du populisme à la dictature

Stock - 2019

« Comment et pourquoi un populiste sans pitié, avec l’aide d’une bande de partisans toujours plus nombreux, a pu mettre fin à la démocratie turque au cours de la nuit du 15 juillet 2016 est une histoire longue et compliquée. Le propos de ce livre n’est pas de raconter comment nous avons perdu notre statut de démocratie, mais d’essayer d’en tirer des leçons au profit du reste du monde. Chaque pays, bien évidemment, s’inscrit dans un contexte qui lui est propre, et certains choisissent de croire que leur démocratie bien éprouvée et leurs solides institutions les protègent de pareilles « complications ». Toutefois, les similitudes, si frappantes, entre ce que la Turquie a traversé et ce que le monde occidental a commencé à vivre peu après, sont trop nombreuses pour être ignorées. »

Dans ce livre ambitieux, passionné et provocateur, Ece Temelkuran dissèque la montée du populisme dans le monde. Elle révèle les schémas et explore les causes profondes et les différentes façons dont les pays, mêmes les nôtres, peuvent sortir de la démocratie sans s’en apercevoir. Pour la journaliste, les soulèvements récents survenus en Turquie font partie d’un phénomène mondial qui doit servir d’avertissement aux pays occidentaux ayant encore la possibilité de rompre avec ce schéma. Puisant aussi bien dans sa propre expérience que dans l’Histoire, Ece Temelkuran expose une pensée clairvoyante et incisive pour la défense de la démocratie.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Poésie

Je ressemble à une chambre noire

Bruno Doucey - 2015

Elle vit en Iran, où elle est née deux ans après la révolution. Elle écrit de la poésie et a participé au festival Voix vives de Méditerranée en Méditerranée de Sète, où je l’ai rencontrée. Elle, c’est Roja Chamankar, l’une des grandes voix de la jeune poésie féminine iranienne. Je ressemble à une chambre noire donne à lire, dans une édition bilingue, un large choix de ses poèmes. Les premiers se situent aux frontières de l’enfance, là où la poupée, la petite fille, la femme et la mère se rencontrent. Puis viennent les textes du désir et de l’amour, de l’attente, des blessures causées par la guerre, des rêves explosés, des meurtrissures intimes et sociétales. Par ses textes écrits sur le fil, Roja s’invente des portes de sortie ; et l’on se plaît à voir dans la chambre noire qui lui ressemble l’image d’une poésie qui sait transformer la noirceur en lumière.

Traduit du persan (Iran) par Farideh Rava

 

DERNIER OUVRAGE

 

Tu seras suédoise ma fille

Ahmad et Jihane, un couple de réfugiés syriens, racontent à leur dernière née, Sally, l’histoire de leur exil en Suède. En flash back, les souvenirs de la route clandestine filmée à travers toute l’Europe, et ceux de leur Syrie bien aimée, une violence omniprésente hors-champ… Le passé s’invite. Alors Ahmad et Jihane confrontent leurs points de vue. Que garderont-ils en mémoire ? Quel récit du passé feront-ils à leurs enfants ? Entre non-dits et obsessions, l’identité familiale se joue dès à présent…

 

DERNIER OUVRAGE

 

Tu seras suédoise ma fille

Ahmad et Jihane, un couple de réfugiés syriens, racontent à leur dernière née, Sally, l’histoire de leur exil en Suède. En flash back, les souvenirs de la route clandestine filmée à travers toute l’Europe, et ceux de leur Syrie bien aimée, une violence omniprésente hors-champ… Le passé s’invite. Alors Ahmad et Jihane confrontent leurs points de vue. Que garderont-ils en mémoire ? Quel récit du passé feront-ils à leurs enfants ? Entre non-dits et obsessions, l’identité familiale se joue dès à présent…

 

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Romans

En dérivant avec Ulysse

JC Lattès - 2018

Si Ulysse revenait aujourd’hui en Méditerranée, que trouverait-il  ? Une Mare Nostrum, une mer commune à tous ses habitants ou un espace coupé en deux, éclaté, balkanisé. Divisé au gré des rivalités, des cultures et des religions, entre les « civilisés  » et les « barbares  ». Serait-il plus étonné par les progrès réalisés ou horrifié par ses plaies ? Les hommes auraient-ils réussi à avoir enfin le même Dieu autour de la même mer ? La Méditerranée aurait-elle réussi à rester le centre de la culture, la lumière du monde, un joyau de l’humanité ou, frappée par une décadence effrayante, s’était-elle transformée un cul de basse-fosse de l’intelligence  ? Ulysse pourrait-il nous dire qui nous sommes  ? Me dirait-il aussi, comme Tirésias, qui je suis  ?
Être méditerranéen, est-ce avoir une identité ou n’être plus que le « Personne  » de Polyphème, quelqu’un aux origines diluées dans un monde mondialisé. Moi qui suis né sur ces côtes, amoureux et souffrant au bord de la mer, sidéré par les guerres mais hypnotisé par la lumière d’après incendie, qui suis-je ? Qui sommes-nous  ? Perdus ou sauvés  ?
Il n’y a qu’un seul moyen d’obtenir une réponse à toutes ces questions. Refaire, pas à pas, ce grand voyage avec lui. En dérivant avec Ulysse.


 

DERNIER OUVRAGE

 
Beaux livres

Lashkars : Milices civiles pashtounes face aux talibans

Actes Sud - 2011

Le photojournalisme connaît actuellement une période de mutation, rendue amère par les difficultés de la presse à financer de si complexes et lointains reportages. Compte tenu de ces nouvelles contraintes, la Fondation Carmignac Gestion a voulu donner aux photoreporters, témoins essentiels de notre temps, les moyens d’aller là où les autres ne vont pas et de nous donner à voir la réalité masquée par la distance et la quête permanente de sensationnel à laquelle les médias n’ont de cesse de se livrer. En 2009, cette ambition a conduit à la création du prix du photojournalisme Fondation Carmignac Gestion. Le présent ouvrage met pour la première fois en lumière le reportage, inédit, réalisé trois mois durant en terre pakistanaise par le jeune photojournaliste romain Massimo Berruti. Son terrain d’investigation n’est autre que les sociétés afghanes et pakistanaises, leurs mutations, leurs vies d’otages et de conflits qui dépassent largement la dimension de la région. C’est au péril de sa vie que l’auteur a choisi de partager le sort si difficile de ces populations et leur combat pour la liberté. Le photographe travaille en noir et blanc. Sa force réside dans le jeu des regards qui se croisent et nous interpellent par un cadrage strict et fluide. À l’oeil de l’artiste s’ajoute le regard d’un journaliste humaniste, qui se doit de n’en occulter ni la brutalité ni les fragments de beauté subreptice. Son objectif est de traquer la vérité et d’en rendre compte fidèlement, dans sa dimension à la fois tragique et humaine, sans craindre d’affronter les situations de détresse extrêmes. Il nous informe ainsi sur certaines coutumes des populations locales et contredit les clichés pesant sur celles-ci, qui ne soutiennent pas nécessairement la cause des talibans. Ainsi, on croise le regard de ce chef lashkar, né à ce carrefour singulier que forment les zones tribales sur la carte des grands enjeux mondiaux, entre allégeance pakistanaise et mémoire d’un passé afghan. Ce vieil homme ne défend pas seulement la vie des siens ni la terre de ses ancêtres, il livre avant tout un combat intérieur où son âme est en jeu. Ce n’est pas de gaieté de coeur qu’il mène cette bataille reçue en héritage, et c’est ce que montre la gravité de son regard. Sur le papier, la mission de Massimo Berruti se résume à un simple mot : témoigner. Mais c’est sur le terrain qu’ensuite tout commence…

 

DERNIER OUVRAGE

 
Documentaire

La Zone

Arthaud - 2016

« Pour moi, la zone est un lieu de détente. Elle remplace la mer, les
Carpates ou la Turquie saturée de putes bronzées hydratées aux mojitos frais. Une vingtaine de fois par an, je deviens touriste illégal dans la zone de Tchernobyl [...] On ne me remarque pas, mais je suis là. J’existe. Comme le rayonnement ionisant... Je prépare mon sac à dos, je me glisse sous les barbelés puis je disparais dans le noir des forêts de Polésie, je me fonds dans l’épaisseur étourdissante des pinèdes. Là-bas, personne ne pourra jamais m’apercevoir. »
Markiyan Kamysh est un jeune Ukrainien, aventurier et journaliste. Né en 1988, seulement deux ans après la catastrophe, il appartient à la « génération Tchernobyl ».
Pour lui comme pour tous les jeunes Ukrainiens de sa génération, la « Zone » c’est-à-dire la « Zone d’exclusion nucléaire » où toute présence humaine est interdite sur un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale, est devenue « une terre de paix ou le temps s’est figé et où la nature a repris ses droits ».
Depuis 2010, Markiyan Kamysh a passé plus de 200 jours à explorer la zone, « à renifler et toucher chaque fragment de cette poubelle, chaque lambeau du passé », il connaît les lieux comme sa poche et nous embarque dans un récit plein d’humour et d’autodérision à la découverte du « coin le plus exotique de la terre ».