ARTISTES DE FRANCE

22 mai 2017.
 
Joséphine Baker / Studio Harcourt

Une exposition (Artistes et diversités en France - 1900-2017), des films (Artistes de France), une rencontre : Josephine Baker, Pablo Picasso, Django Reinhardt, Henri Salvador, Dalida, Coluche, on n’en finirait pas de tous les nommer : artistes, ils venaient d’ailleurs, ils ont fait, aussi, la France. Et montrent à quel point les migrations humaines sont sources de richesses culturelles.Avec Pascal Ory (Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France, Omnibus) et Pascal Blanchard, qu’on ne présente plus, à l’origine de cette exposition et des films.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Essais

Décolonisations françaises : la chute d’un empire

La Martinière, 2020 - 2020

L’empire colonial français se développe au XIXe siècle et devient le deuxième empire le plus vaste du monde, après celui du Royaume-Uni. Les contestations se multiplient dès l’entre-deux-guerres. Mais les bouleversements liés à la Seconde Guerre Mondiale accentuent la remise en question de la domination française. Commence dès lors un long processus de décolonisation, qui est aussi le plus long conflit de la France au XXe siècle, depuis les premiers soulèvements en 1943 jusqu’aux dernières indépendances au milieu des années 1970.

Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire évoquent toutes les facettes et les contradictions de ce processus, tantôt marqué par des épisodes d’une violence inouïe, tantôt accompagné de réformes et d’accords bilatéraux maintenant, des décennies plus tard, une forte dépendance des pays décolonisés vis-à-vis de la France. À travers près de 250 photographies, documents de presse ou affiches, ils décryptent l’un des plus grands basculements de l’histoire récente, et posent un regard renouvelé sur les deux faces du miroir colonial.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Essais

L’entre-deux-Mai

Alma - 2017

Écrite en 1982, parue en 1983, la première version d’Entre-deux-mai avait eu de quoi troubler. On n’avait encore, à l’époque, jamais rien publié de tel. L’audace était double : proposer une « histoire culturelle » de la France, et l’écrire à chaud. C’était la première fois qu’on parlait aussi bien de l’IRCAM que de Pif gadget, qu’on situait l’importance respective d’un Ivan Illich et d’un Louis Pauwels, qu’on éclairait l’ouverture du premier dojo « zen » par le triomphe du film musical Grease dix ans plus tard, etc.
La réédition – mise à jour et augmentée – de ce livre pionnier présente donc l’intérêt de réactiver des moments fondateurs : ces fameuses années 1970 vécues sous les signe de toutes les « libérations », qu’elles soient libertaires ou libérales, marquées par les nouveaux gauchismes aussi bien que par les néo-conservatismes, par le souci écologique aussi bien que par l’appétit de consommation. Mais, alors que la France se penche sur le cinquantenaire de mai 1968, l’historien s’interroge : la crise culturelle dont nous venons touche-t-elle à son terme ? Ou, au contraire, trouve-t-elle de nouvelles voies, contradictoires, voire conflictuelles, déchirée entre utopisme hédoniste et pessimisme millénariste, comme jadis on passa de Paradise Now (1968) à Apocalypse Now (1979)…