Russie des confins

Avec Victor Remizov, Stéphane Breton, Cédric Gras

19 juin 2017.
 

Avec Victor Remizov, Stéphane Breton, Cédric Gras
Animé par Marie-Madeleine Rigopoulos

 

DERNIER OUVRAGE

 

Filles du feu

Persécutés par des ennemis implacables – l’État islamique, l’armée turque et les troupes du régime de Bachar Al-Assad –, les Kurdes de Syrie se sont soulevés, les femmes ayant pris les armes comme les hommes. Pendant sept mois, le film les suit dans leur vie de tous les jours.

 

DERNIER OUVRAGE

 

Saison du Voyage

Stock - 2018

« Le voyage est d’abord rêvé. Il le reste et je l’ignorais. Je voulais voir le monde autant que m’en échapper. Je suis parti, moi aussi, aiguillonné par l’esprit d’aventure – on n’était déjà plus explorateur – et ses chantres. Quand il restait des mystères sur Terre. Les classiques de la littérature de voyage m’ont fait halluciner les yeux grands ouverts. Mais à quoi bon poursuivre désormais des fantômes, dans les confettis de forêts vierges pixellisées par Google Earth ? »
C. G.

Qu’est-ce qui fait le départ ? Partir, fuir, rêver, s’échapper. Cédric Gras, qui appartient de livre en livre à ces écrivains-voyageurs, sans cesse partis pour mieux revenir, nous relate quelques-unes de ses tribulations, du Tibet à l’Albanie en passant par toute l’Eurasie. Les hautes solitudes en guise de bout du monde, les rencontres en partage d’un fragment de vie, l’apprentissage d’une langue comme plus belle exploration, ce qui fait sa sensibilité à l’ailleurs.

Les Saisons du voyage sont celles que l’auteur talonne, l’automne, le printemps, mais aussi celles qui ne reviendront pas, qu’il traverse sans nostalgie, mais dans la conscience d’un passé qui ne l’a pas attendu. Les lieux et les hommes ont changés, le rapport au temps aussi. Pour les jeunes générations, l’initiation au monde se fait à travers une planète métamorphosée par le progrès, la politique et la démographie, rétrécie. Qu’est devenu le voyage au xxie siècle ?

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Devouchki

Belford - 2019

À Beloretchensk, au cœur de la Sibérie, Katia et Nastia, deux cousines de vingt ans, souffrent d’un quotidien éprouvant et d’un avenir qui n’en finit pas de s’assombrir. Victime d’un grave accident, le père de Katia a perdu sa mobilité et la famille ne peut réunir l’argent nécessaire pour le soigner. Nastia, elle, ne pense qu’à fuir le domicile parental et sa mère alcoolique. Lasses de voir leur existence s’essouffler, les deux jeunes femmes décident de quitter la misère de leur province pour gagner les lumières de Moscou.
Mais derrière le luxe, l’argent et le faste moscovite se cache une réalité bien plus trouble, l’univers des laissés-pour-compte, où chacun est prêt à tout pour exister.


« Malgré certaines faiblesses, Victor Remizov évite ici de verser tout d’un bloc dans le manichéisme. » Le Devoir

« Devouchki, en russe, désigne les jeunes filles. Ce sont les héroïnes du dernier roman de Victor Remizov, qui nous avait déjà entraînés tout à l’est de la Russie avec son roman précédent, Volia Volnaïa, une histoire lyrique et violente, froide, dure et cruelle, mais totalement humaine, dans la nature enneigée d’une petite ville de pêcheurs en butte à des services de sécurité assez corrompus. On change totalement de décor mais le lyrisme, la violence, la cruauté et l’humanité subsistent. Et c’est ce qui donne à cette nouvelle histoire toute sa force et sa fascination. » Le Soir