ANDRUKHOVYCH Sofia

Ukraine

5 avril 2018.

Journaliste, traductrice du polonais et de l’angais, Sofia Andrukhovych est l’auteure de plusieurs essais et romans récompensés par de nombreux prix, dont le Prix Conrad 2015 pour l’ensemble de son œuvre. Née en Ukraine, en Galicie, elle y place l’intrigue de Felix Austria, son premier roman traduit en français. Une plongée dans l’Europe centrale d’avant 1914, où l’on pressent les bouleversements du siècle à venir.

 

Journaliste, traductrice du polonais et de l’angais, Sofia Andrukhovych est l’auteure de plusieurs essais et romans. Traduite dans de plusieurs langues (anglais, polonais, serbe, allemand…), elle a été récompensée par de nombreux prix littéraires, dont le « Livre de l’année de la BBC 2014 » pour Felix Austria et le prix Conrad 2015 pour l’ensemble de son œuvre.

Née en 1982 à Ivano-Frankivsk, elle y place l’intrigue de Felix Austria, son premier livre traduit en français. En 1900, dans la ville qui s’appelait alors Stanislaviv, la vie d’une Europe multiculturelle se déroule sous les yeux de Stefania, cuisinière ukrainienne au service d’une famille aisée. Une plongée dans l’Europe centrale d’avant 1914, où l’on pressent les bouleversements du siècle à venir.


Bibliographie

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Felix Austria

Noir sur Blanc - 2018

Le roman Felix Austria se déroule à Stanislaviv, l’actuelle Ivano-Frankivsk, autour de 1900. Nous sommes dans l’une des capitales culturelles de la Galicie, qui fait alors partie de l’empire d’Autriche-Hongrie. La vie de cette paisible ville des confins de l’Europe est vue à travers les yeux de Stefania, une Ukrainienne qui travaille comme cuisinière dans une famille aisée. Le récit explore les destins entrecroisés d’Adèle et de sa domestique, empêtrées dans une relation fusionnelle qui tournera mal.
Dans sa transition vers la modernité, si bien décrite par Musil ou Stefan Zweig, ce monde s’avère à la fois hermétique et incroyablement divers, un melting-pot foisonnant d’ethnies, de langues et de religions. Cependant, malgré sa prospérité et sa stabilité apparentes, cette société porte les ferments de sa propre dissolution. Les habitants y vivent, y souffrent, éprouvent des amours non partagées, se passionnent pour les sciences ou des spectacles de magie, s’amusent dans les bals et les carnavals, se promènent et dissimulent leurs secrets dans des armoires.
Le mythe d’une vie idyllique, d’une « Felix Austria » (« heureuse Autriche ») disparue, dessine une société tolérante et multiculturelle : c’est à partir de cet exemple, malgré ses faux-semblants, que l’Ukraine d’aujourd’hui cherche à se reconstruire.

Traduit de l’ukrainien par Iryna Dmytrychyn.


Revue de presse