De l’humour en littérature

Avec Einar Már Guðmundsson, Bernard Quiriny et Vladimir Vertlib

7 juin 2018.
 

Avec Bernard Quiriny, Einar Már Guðmundsson traduit de l’islandais par Éric Boury et Vladimir Vertlib, traduit de l’allemand par Arnaud Prêtre.
Animé par Arnaud Wassmer.

 

DERNIER OUVRAGE

 

Les Rois d’Islande

Zuma - 2018

Le clan Knudsen règne depuis plus de deux siècles sur Tangavík – petit port de pêche battu par les vents ou fief d’armateurs, question de point de vue.
Chez les Knudsen, on est potentiellement marin de père en fils, sauf à faire carrière à la caisse d’épargne. On compte dans la famille de grands hommes, des hôtesses de l’air et de gentils simplets. Ils ont été ministres, bandits, avocats, ivrognes patentés et parfois tout cela en même temps. Les Knudsen ont bâti des empires et les ont perdus avec le même panache. Ils ont monté des conserveries de harengs, composé des symphonies, roulé en belle américaine et sacrément magouillé. Ils ont été portés au pinacle et mis au pilori. Toujours persuadés, de génération en génération, d’être les rois d’Islande.
L’histoire mirifique des Knudsen, de ses représentants et de tous ceux qui passaient par là est, on l’aura compris, un tourbillon de portraits hautement réjouissants – la saga contemporaine d’une famille exubérante et totalement déjantée.

Traduit de l’Islandais par Éric Boury


Revue de presse

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

L’affaire Mayerling

Rivages - 2018

Bernard Quiriny peint dans un savoureux roman la vie mouvementée des habitants d’un immeuble.
Quand un mystérieux groupe immobilier parvient à racheter « le petit manoir » de la rue Mayerling dans le centre-ville, c’est la surprise générale dans la petite ville de Rouvières. Le chantier démarre : la vieille maison est démolie et « le Mayerling », résidence de standing, ne tarde pas à sortir de terre. L’ennui, c’est que, sous ses apparences cossues, le Mayerling est un immeuble de piètre qualité : un assemblage de clapiers en béton mal insonorisés, mal finis, où les voisins sont autant d’ennemis. Surtout, ces habitants ne tardent pas à découvrir que le Mayerling n’est pas du tout un immeuble ordinaire... Ce roman, aussi drôle que grinçant, offre une satire de l’urbanisme qui saccage l’environnement, de la promotion immobilière et du bétonnage à tout crin. De situations cocasses en dérapages incontrôlables, le narrateur retrace avec beaucoup d’humour le naufrage d’une communauté de voisins aux tensions exacerbées.
Véritable satire de l’urbanisme contemporain, ce roman aussi drôle que glaçant, héritier survolté de La Vie mode d’emploi de Perec et de La Trilogie de béton de J. G. Ballard dresse le portrait d’une société prisonnière de ses rêves de béton.


Revue de presse

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Lucia et l’âme russe

Éditions Métailié - 2018

L’âme russe existe. Elle se cache à Vienne. Impossible de ne pas penser au Maître et Marguerite de Boulgakov.
On ne fera pas croire à Lucia Binar, vieille dame indigne, fan de poésie, que le monde ira mieux quand sa rue des Maures sera rebaptisée rue des Carottes. Elle a bien d’autres chats à fouetter, entre sa clavicule cassée, son propriétaire qui – gentrification oblige – veut la forcer à partir de l’appartement où elle est née et son repas chaud qui n’arrive pas. Quand les services sociaux de la ville lui recommandent de manger des biscottes en attendant la semaine suivante, elle sort de ses gonds et décide de retrouver l’employée pour lui dire ses quatre vérités. En attendant, les ascenseurs ont des comportements irrationnels, les hommes (moitié bachkirs, moitié tchouvaches) préfèrent raconter leur histoire plutôt que faire l’amour, les chauffeurs de taxi se répandent en invectives racistes, et Viktor Viktorovitch propose de découvrir les mystères de nos tréfonds et de pénétrer l’Esprit universel – mais dans quel état en sortira-t-on ?

Avec une incroyable agilité et un sens de l’humour à toute épreuve, Vertlib nous embarque dans une ville au bord de l’explosion, sous le signe de Kafka et Boulgakov. Une critique acerbe et sans concession du politiquement correct et du mythe de l’identité par un grand maître de la narration.

Traduit de l’allemand (Autriche) par Carole Fily.


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