LANDRAGIN Frédéric

France

2 avril 2019.

Chercheur en linguistique au CNRS, contributeur ponctuel à la revue de l’imaginaire Bifrost et auteur d’essais, il conjugue à son amour de la linguistique son goût pour l’imaginaire qui vient sans cesse questionner notre capacité à communiquer et à nous adapter au langage de l’autre. Il prolonge cette réflexion dans un ouvrage édité sous la direction de l’astrophysicien Roland Lehoucq. Que nous arriverait-il si demain les aliens débarquaient sur Terre ? C’est à cette question qu’il s’attaque, à grand renfort de films de science-fiction et avec une bonne dose de rigueur scientifique. Cet essai passionnant nous pose beaucoup de questions, ne les résoud pas toutes et laisse ouvert à la science-fiction un large domaine de réflexions fascinantes…

 

Directeur de recherche au CNRS, Frédéric Landragin est spécialiste en linguistique et en traitement automatique des langues. Ses recherches portent tout particulièremment sur le langage et la machine. Alors qu’actuellement nous devons nous adapter aux langages des intelligences artificielles, il s’interroge plutôt sur la possibilité que pourraient avoir les machines de nous comprendre. Il travaille donc sur la création d’algorithmes qui leur donneraient cette capacité. Au sein du laboratoire LATTICE (Laboratoire Langues Textes, Traintements Informatiques, Cognition) il dirige des études de linguistiques basées sur les notions de référence et de saillance...

Il est également l’auteur de plusieurs publications dans la revue Bifrost du Bélial’ et de la postface d’une ré-édition de L’Enchâssement de Ian Watson. La science-fiction vient alimenter sa recerche et lui poser des questions… Ce n’est donc pas un hasard si il prolonge sa collaboration avec Le Bélial’ en 2018 par la publication d’un texte dans la collection Parallaxe dirigée par Roland Lehoucq, astrophysicien...

Il met au service de cette collection son amour de la science-fiction et son expertise scientifique dans un ouvrage paru en 2018 dans lequel il se demande Comment parler à un alien ? en interrogeant les modalités d’un premier contact et la nature des langues au travers de films tels que Premier Contact. Un texte passionnant et érudit qui met en valeur la capacité qu’a, paradoxalement, la science-fiction a mettre en scène notre monde, nos propres contradictions. Comme l’annonce très justement la quatrième de couverture du livre « apprendre à parler à l’autre, c’est aussi savoir se parler à soi-même ».

 

DERNIER OUVRAGE

 
Essais

Comment parler à un alien ?

Le Bélial’ - 2018

Imaginez : les extraterrestres sont là ! Sur Terre. À côté de chez vous… Et d’emblée se pose la question cruciale qui accompagne l’extraordinaire événement : comment leur parler ? Comment s’en faire comprendre ?

Le langage, sans conteste au cœur de ce qui nous définit en tant qu’espèce pensante, sera d’une importance cruciale. La science-fiction, domaine réflexif par essence, l’a compris depuis ses origines et en a fait l’un de ses sujets de prédilection, tant au cinéma qu’en littérature, de Babel 17 à Premier Contact, de L’Enchâssement aux Langages de Pao.

Frédéric Landragin, docteur en informatique-linguistique, directeur de recherche au CNRS, fait ici dialoguer — précisément — science-fiction et linguistique, livrant un ouvrage aussi érudit qu’accessible qui expose les bases des sciences du langage, questionne la nature des langues et s’interroge sur les modalités d’un premier contact. Car après tout, comme nous l’apprend souvent la science-fiction, l’alien n’est pas toujours celui que l’on croit, et apprendre à parler à l’autre, c’est aussi savoir se parler à soi-même…