Sexe, regards & colonies

CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE SAINT-MALO

25 mai 2019.
 

L’exposition Sexe, regards & colonies raconte comment, depuis le XVe siècle, les empires coloniaux en Europe, au Japon et aux États-Unis ont inventé leur « Autre » dans le souci constant de le dominer — physiquement ou mentalement — en prenant possession tant de son territoire que de son corps. Au cours de leurs vastes entreprises de domination coloniale, les Occidentaux ont ainsi massivement produit et fabriqué des images stéréotypées et fantasmées de l’« Autre », diffusées via une multitude de supports (littérature, peinture, cinéma, photographie, cartes postales...). Cette culture visuelle – qui a légitimé la domination, façonné les imaginaires et entraîné une fascination pour le corps de l’« Autre » – a produit, in fine, un ensemble de fantasmes s’imposant à tous pendant la colonisation et qui perdure dans le présent.

Sexe, regards & colonies s’attache ainsi à décrypter et à déconstruire, à travers cinq thématiques – Fantasmes, Dominations, L’« Autre », Corps et Résistances –, cette histoire méconnue qui a concerné tous les empires. L’exposition propose une approche inédite de cette culture visuelle, tant par son ampleur chronologique, la densité de son iconographie, sa diversité géographique que par la multiplicité des angles abordés. Elle en présente également les héritages contemporains qui sont au cœur des enjeux de métissage et de diversité dans les sociétés postcoloniales du XXIe siècle.

Une exposition coordonnée et réalisée par le Groupe de recherche Achac, avec le soutien du CGET et de la DILCRAH.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Essais

Décolonisations françaises : la chute d’un empire

La Martinière, 2020 - 2020

L’empire colonial français se développe au XIXe siècle et devient le deuxième empire le plus vaste du monde, après celui du Royaume-Uni. Les contestations se multiplient dès l’entre-deux-guerres. Mais les bouleversements liés à la Seconde Guerre Mondiale accentuent la remise en question de la domination française. Commence dès lors un long processus de décolonisation, qui est aussi le plus long conflit de la France au XXe siècle, depuis les premiers soulèvements en 1943 jusqu’aux dernières indépendances au milieu des années 1970.

Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire évoquent toutes les facettes et les contradictions de ce processus, tantôt marqué par des épisodes d’une violence inouïe, tantôt accompagné de réformes et d’accords bilatéraux maintenant, des décennies plus tard, une forte dépendance des pays décolonisés vis-à-vis de la France. À travers près de 250 photographies, documents de presse ou affiches, ils décryptent l’un des plus grands basculements de l’histoire récente, et posent un regard renouvelé sur les deux faces du miroir colonial.