Nature writing

24 mai 2019.
 

Une nature vibrante et sauvage hante les textes de toute une génération d’auteurs, dans la lignée de Jim Harrison. Jamey Bradbury signe un étonnant premier roman, Sauvage (Gallmeister), entre nature writing, thriller, fantastique et roman d’apprentissage, au cœur des grandes forêts d’Alaska. Premier roman aussi pour Robin MacArthur : Les Femmes de Heart Spring Mountain (Albin Michel) nous baigne dans la nature sauvage du Vermont. Véritable phénomène d’édition, ce courant inspire de nombreux auteurs de France, de Grande-Bretagne et d’ailleurs pour de très belles rencontres : Kathleen Jamie, André Bucher, A.-M. Garat, Catherine Poulain, Alexandre Lenot, André Michaud et Claudio Morandini.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Sauvage

Gallmeister - 2019

À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l’écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l’Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : « ne jamais perdre la maison de vue », « ne jamais rentrer avec les mains sales » et surtout « ne jamais faire saigner un humain ». Jusqu’au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Elle s’interdit de l’avouer à son père, et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d’angoisse s’installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses propres facultés hors du commun.

Traduit de l’américain par Jacques Mailhos


 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

{Les Femmes de Heart Spring Mountain}

Albin Michel - 2019

Août 2011. L’ouragan Irene s’abat sur le Vermont, laissant derrière lui le chaos et la désolation. Loin de là, à La Nouvelle-Orléans, Vale apprend que sa mère a disparu lors du passage de la tempête. Cela fait longtemps que la jeune femme a tourné le dos à sa famille, mais cette nouvelle ne lui laisse d’autre choix que de rentrer chez elle, à Heart Spring Mountain.
Elle y retrouve celles qui ont bercé son enfance : la vieille Hazel qui, seule dans sa ferme, perd la mémoire, et Deb, restée fidèle à ses idéaux hippies. Mais si elle est venue là dans le seul but de retrouver sa mère, c’est aux secrets des générations de femmes qui l’ont précédée que Vale va se confronter, réveillant son attachement féroce à cette terre qu’elle a tant voulu fuir.
Après Le Cœur sauvage, un recueil de nouvelles unanimement salué par la critique et les libraires, Robin MacArthur signe, d’une écriture pure et inspirée par la nature sauvage du Vermont, un émouvant premier roman sur le lien à la terre natale, et offre une réflexion lumineuse sur l’avenir de notre planète.

Traducteur : France Camus-Pichon


 

DERNIER OUVRAGE

 
Biographie
Essais

Tour d’horizon

La Baconnière - 2019

“C’est un silence venu de très loin, effrayant, qui fait ressemble le bruit sous mon crâne à une oie criarde. J’aimerais réduire mon esprit au silence, mais je pense que cela prendrait des années.”

Tour d’horizon plonge le lecteur dans les conversations avec le monde naturel à travers quatorze récits autobiographiques rendus par une écriture exquise et sans romantisme. Que ce soit dans les récits sur les fous de bassans, les icebergs de l’Arctique, au chevet de sa mère ou dans le monumental musée de squelette de baleine de Bergen, Kathleen Jamie convoque un champ d’investigation extrêmement vaste, qui inclut la nature humaine, notre propre finitude. Avec un réel soucis de précision et une modestie remarquable, elle ajuste ses focales inlassablement et réenchante le monde. Si ses récits suivent une trame narrative et dissèquent l’ordinaire, elle prend aussi de la distance , interroge le ciel, scrute l’univers microscopique et thématise la notion de nature.

Tour d’horizon est une formidable invitation à réfléchir sur les biotopes aux côtés de Kathleen Jamie, héritière d’une tradition poétique écossaise de représentation de la nature, avec humilité, joie et malice.

Traduit de l’anglais (Écosse) par Ghislain Bareau


 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Le Cœur blanc

L’Olivier, 2018 - 2018

Pour Rosalinde, c’est l’été de tous les dangers. Dans ce village où l’a menée son errance, quelque part en Provence, elle est une saisonnière parmi d’autres. Travailler dans les champs jusqu’à l’épuisement ; résister au désir des hommes, et parfois y céder ; répondre à leur violence ; s’abrutir d’alcool ; tout cela n’est rien à côté de ce qui l’attend. L’amitié – l’amour ? – d’une autre femme lui donne un moment le sentiment qu’un apaisement est possible. Mais ce n’est qu’une illusion.


 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Les pierres

Anacharsis - 2018

Dans un pays de montagnes, les habitants des villages jumeaux de Sostigno (dans la vallée) et Testagno (sur les hauteurs) sont confrontés à un phénomène pour le moins intriguant : les pierres, rocs, cailloux, gravillons et autres galets de rivière se meuvent de par une volonté qui leur semble propre. Non sans malice parfois, ou suivant la logique énigmatique d’un aléatoire complet, les mouvements et apparitions inopinées des pierres dans ces villages chamboulent de fond en comble les rituels quotidiens des villageois, qui ont dû composer avec ce nouvel état de faits.

Les maisons glissent sur leurs fondations, des éboulements sournois menacent les bêtes, certains cailloux se décalent pour pouvoir trouver une place au soleil plutôt qu’à l’ombre, le lit du torrent adjacent change brusquement de cours… les
« gens de la ville » n’ont pas été longs à venir observer le phénomène. Scientifiques, géologues, mages, astronomes ou simples touristes se sont précipités pour assister à l’extraordinaire. Et en même temps, les montagnards, eux, ont dû réinventer leurs habitudes.

Claudio Morandini développe sur ce canevas un roman en forme de fable, un récit marqué au coin de l’étrange le plus déroutant, où s’articulent ensemble un humour récurrent et une angoisse sourde devant l’imprévisibilité des pierres animées.

Ce sont les villageois eux-mêmes qui forment le chœur polyphonique et bavard de la narration. Sous prétexte de remonter aux origines de l’apparition des premières pierres mouvantes, ils racontent les déboires du couple de citadins pré- retraités qui, les premiers, furent confrontés au phénomène. Et ce faisant, c’est un conte à la lisière du fantastique que Morandini nous invite à lire, une méditation fine sur ce qui se produit dès lors que notre sens du réel se voit perturbé par le surgissement de l’inexplicable – ou de l’inexpliqué.
trouve ici une résonance à la fois contemporaine et inactuelle, comme ces

histoires narrées jadis à la veillée dont les sens multiples profondément enfouis ne se dévoilent qu’avec le temps qui passe.

Phrase d’accroche : Aussi étrange que d’Alfred Hitchcock. Avec la pointe d’humour nécessaire.

Traduit de l’italien par Laura Brignon


 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Rivière tremblante

Rivages - 2018

À 30 ans d’intervalle, deux enfants disparaissent dans des circonstances nébuleuses. Rien ne lie apparemment ces drames, sinon l’horreur qui les entoure et la douleur de leurs survivants... Par l’auteur de Bondrée, récompensé par le prix des lecteurs Quais du polar 2017.


 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

La nuit atlantique

Actes Sud - 2020

Un soir d’automne, Hélène, trente-huit ans, archiviste de son état (et aimant à se prétendre célibataire “par vocation”), arrive dans une petite station balnéaire de Gironde dans l’idée de venir en n mettre en vente cette maison isolée sur la dune, acquise dix ans plus tôt. De cette bâtisse aux allures de faux cottage anglais, porteuse d’une falsi catrice mémoire et qui, au l du temps, s’est muée pour elle en malé que talisman, Hélène veut se débarrasser pour toujours, et, ce faisant, évacuer quelques fantômes qui parasitent secrètement son existence. Contre toute attente, elle trouve, au bout de son expédition, la maison occupée par un jeune photographe canadien d’origine japonaise, Joe Naruse, squatteur au demeurant très civilisé, dont la conversation et les propos “exotiques” vont bercer sa soirée tout en commençant, en sous-main, à bousculer ses plans. À ce progressif déplacement des enjeux contribuera, dès le lendemain, l’arrivée elle aussi parfaitement inopinée, en gare de Soulac-sur-Mer, de la lleule adorée d’Hélène, Bambi, en proie à des préoccupations aussi sérieuses qu’inédites.
La maison mal aimée va-t-elle peu à peu devenir un havre, une arche de Noé ? Les forces cosmiques qui gouvernent l’univers n’en décideront pas ainsi mais entreront dans la danse pour assurer la médiation qui fera advenir la mutation profonde dont, à sa mesure, chacun des personnages du roman semble devoir faire l’expérience, à l’instar de notre humanité elle-même.
Entre retrouvailles en terrain (trop ?) connu, nouvelles relations que le hasard suscite, mêlant les horizons géographiques et historiques, entre chemins de forêts nocturnes et tempête centennale, crimes anciens surgissant d’un tableau et autres voix perdues, entre érosion des côtes et de toutes ses certitudes, Hélène s’e ondre avant de se relever pour s’ouvrir aux initiations qui l’attendent et vivre la mutation libératrice et amoureuse à laquelle, sur le divan de sa psychanalyste parisienne, elle ignorait si ardemment aspirer, et qui a mis en déroute tous ses démons personnels.

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Revue de presse :