Lun. 11h15, ENSM 1

Travel Writing

9 juin 2019.
 

Alexandre Lévy raconte l’histoire des femmes et des hommes plongés dans un univers « kusturicesque » avec ses Carnets de la Strandja.

De son côté, Christian Garcin, poète et nouvelliste, amateur de bourlingue, a parcouru le monde pendant 100 jours sans avion avec Tanguy Viel, un fabuleux périple, parfait prétexte à la réflexion sur le voyage, les lieux, les noms, le rapport à l’espace et au temps...

Paolo Cognetti, pleinement nourri du Léopard des neiges de Peter Matthiessen, nous offre une superbe immersion en Himalaya dans Sans jamais atteindre le sommet.

Antoine de Baecque, quant à lui, nous emmène sur les hauteurs sud-alpines, avec Ma transhumance.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Sans jamais atteindre le sommet

Stock - 2019

« J’ai fini par y aller vraiment, dans l’Himalaya. Non pour escalader les sommets, comme j’en rêvais enfant, mais pour explorer les vallées. Je voulais voir si, quelque part sur terre, il existait encore une montagne intègre, la voir de mes yeux avant qu’elle ne disparaisse. J’ai quitté les Alpes abandonnées et urbanisées et j’ai atterri dans le coin le plus reculé du Népal, un petit Tibet qui survit à l’ombre du grand, aujourd’hui perdu. J’ai parcouru trois cents kilomètres à pied et franchi huit cols à plus de 5000 mètres, sans atteindre aucun sommet. J’avais, pour me tenir compagnie, un livre de culte, un chien rencontré sur la route, des amis : au retour, il me restait les amis. »
À l’aube de la quarantaine, Paolo Cognetti part dans l’Himalaya avec un groupe d’amis, sur les traces du Léopard des neiges de Peter Matthiessen. Mais l’Himalaya n’est pas une terre que l’on pénètre à la légère : c’est une montagne vivante, habitée, utilisée, parfois subie, à mille lieues de la nôtre. L’affronter demande une véritable expédition, avec des guides, des porteurs, des mulets de bât, un campement à monter chaque soir pour le démonter chaque matin, et surtout de bons compagnons de route.
Les discussions sans fin sous la tente avec Nicola, la magnificence absolue de la montagne contemplée avec Remigio, la marche en dents de scie sur les hauteurs, l’altérité des lieux et des personnes rencontrées, la manière dont le paysage agit sur le corps et l’esprit, tel est l’inoubliable voyage que nous fait vivre Paolo Cognetti.

Traduit de l’italien par Anita Rochedy.

 

DERNIER OUVRAGE

 

Fou de marche ?

Arthaud - 2019

En partenariat avec France Culture, la première histoire de la marche, par un auteur – historien et journaliste – dont la surface médiatique n’est plus à prouver.

Des pèlerinages aux randonnées, des drailles transhumantes aux manifestations politiques, il n’y aura guère eu d’interruption dans la pratique de la marche. La circulation pédestre fait l’homme. Elle est une activité constitutive de l’être humain.

Pour en faire l’histoire, Antoine de Baecque part à la rencontre de toutes les formes de marches, et des hommes qui les pratiquent : les peuples et les métiers dont l’identité même semble nomade et pédestre, des Lapons aux Sioux, des colporteurs aux bergers ; les pèlerins, selon toutes les traditions, ceux qui remontent aux sources du Gange ou empruntent le Tôkaidô, comme les marcheurs de Compostelle et de La Mecque. Et si la marche a quasiment perdu ses professionnels, elle a inventé ses praticiens du week-end, ses usagers du temps libre, les randonneurs. Mais l’on chemine aussi en ville, depuis l’apparition des promenades urbaines du XVIIe jusqu’aux " manifs " les plus récentes.

Qu’elle permette de mieux vivre, de survivre ou qu’elle soit le support incarné de revendications, la marche a une histoire. Antoine de Baecque, nourri aux sources les plus diverses, déploie ses talents d’historien et de conteur pour offrir un livre profondément original et vivant.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Carnets de la Strandja - 1989-2019 d un Mur l Autre

Buchet Chastel - 2019

Le massif de la Strandja se situe au Sud de la Bulgarie, à la frontière avec la Turquie. Domaine naturel sauvage et désertique, il fût à époque de la Guerre froide le saillant méridional du Rideau de Fer, un lieu de passage pour ceux qui fuyaient les pays communistes. Aujourd’hui, c’est une porte d’entrée dans l’Union européenne pour les migrants empruntant la route turque. Les barbelés rouillés de 1989 ont laissé la place à la clôture high-tech de 2019. Dans ce paradis pour chasseurs et amoureux de la nature, Alexandre Lévy retourne sur les lieux de son enfance pour conter l’histoire des femmes et des hommes de cet endroit « Kusturicesque ».

 

DERNIER OUVRAGE

 
Chroniques

Travelling. Un tour du monde sans avion

JC Lattès - 2019

« Cent jours autour du monde, en 2018, cela relève presque de l’ordinaire (...) ; chacun ressent qu’on tourne autour de la terre comme aussi bien on prendrait une ligne de tram d’un bout à l’autre, en regardant le ciel défiler au-dessus des nuages. À ceci près que nous, Christian et moi, nous ne prenons pas l’avion. C’est même la seule règle établie, celle qui justifie qu’on mette tout ce temps pour seulement faire une boucle : en cargo, en train, en voiture, à cheval s’il le faut, mais pas en avion – quelque chose comme le voyage de Philéas Fogg en un peu plus long, volontairement plus long même, à l’opposé du pari qu’il fit quant à lui de la vitesse et de la performance. Et non pas parce qu’on se soutiendrait de l’idée absolument inverse d’une lenteur sans limites, mais enfin, il est vrai, en bons romantiques attardés, qu’à la performance on opposera volontiers la promenade, à la vitesse la flânerie, enfin, en bons bouddhistes zen, à l’œuvre accomplie le trajet qui y mène. »

L’un, Christian Garcin, est un grand voyageur, dont l’œuvre se nourrit de ses pérégrinations ; l’autre, Tanguy Viel, un sédentaire qui croyait avoir signé la pétition de Beckett, « on est cons, mais pas au point de voyager pour le plaisir ». Ensemble, ils se sont lancé un défi : parcourir le monde, de l’Amérique à la Sibérie en passant par le Japon et la Chine, sans jamais prendre l’avion.

Récit né de ce périple, enrichi d’inventaires facétieux et de « lettres à un ami » relatant des rencontres insolites, Travelling est surtout une méditation littéraire inoubliable sur le voyage, sur notre rapport à l’espace et au temps, sur la confrontation entre le réel et ce qu’on imagine.