Mémoire orale, mémoire écrite

Avec Yvon LE MEN, DENEZ, Michel LE BRIS, Alexis GLOAGUEN

19 juin 2019.
 

Avec Yvon LE MEN, DENEZ, Michel LE BRIS, Alexis GLOAGUEN
Animé par Yvon LE MEN

 

DERNIER OUVRAGE

 
Poésie

Les Épiphaniques

Bruno Doucey - 2022

Ils se nomment Anne-Laure, Asma, Cathy, Chris, Emmanuelle, Jérôme… Leurs noms ne nous disent rien, mais sans eux ce livre n’aurait pas vu le jour. Les Épiphaniques, ce sont eux, des hommes et des femmes qu’Yvon Le Men a rencontrés dans les marges de notre société, faisant poème de leurs vies et de leurs histoires. Ils se disaient invisibles et les voici mis en lumière dans des poèmes. « Nous ne sommes pas que des cicatrices », dit l’une. Si j’étais une image, je serais « la montagne de Cézanne qui me rapproche du ciel », répond l’autre. Et de mot en mot une chaîne de fraternité traverse le recueil. D’un pont, d’un foyer, de la rue, d’une caravane, du froid, du bruit. Ils connaissent ce que nous évitons de voir. Ils se nomment Louna, Marc, Mickaël, Myriam, Thomas, Tiago et ont des choses à nous dire. Sur eux, autant que sur nous.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Poésie

Kañv

Skol Vreizh Éditions - 2018

Denez Prigent, auteur,compositeur, interprète renommé du chant breton est aussi poète.

Il nous dévoile une âme sombre et endeuillée par la lente disparition de sa langue et de sa culture.

La traduction française permettra à tous de découvrir une inspiration contemporaine puisée à la même source que celle des "gwerzioù".

 

DERNIER OUVRAGE

 
Essais

Pour l’amour des livres

Grasset - 2019

« Nous naissons, nous grandissons, le plus souvent sans même en prendre la mesure, dans le bruissement des milliers de récits, de romans, de poèmes, qui nous ont précédés. Sans eux, sans leur musique en nous pour nous guider, nous resterions tels des enfants perdus dans les forêts obscures. N’étaient-ils pas déjà là qui nous attendaient, jalons laissés par d’autres en chemin, dessinant peu à peu un visage à l’inconnu du monde, jusqu’à le rendre habitable  ? Ils nous sont, si l’on y réfléchit, notre première et notre véritable demeure. Notre miroir, aussi. Car dans le foisonnement de ces histoires, il en est une, à nous seuls destinée, de cela, nous serions prêt à en jurer dans l’instant où nous nous y sommes reconnus – et c’était comme si, par privilège, s’ouvrait alors la porte des merveilles.

Pour moi, ce fut la Guerre du feu, « roman des âges farouches  » aujourd’hui quelque peu oublié. En récompense de mon examen réussi d’entrée en sixième ma mère m’avait promis un livre. Que nous étions allés choisir solennellement à Morlaix. Pourquoi celui-là  ? La couverture en était plutôt laide, qui montrait un homme aux traits simiesques fuyant, une torche à la main. Mais dès la première page tournée… Je fus comme foudroyé. Un monde s’ouvrait devant moi…

Mon enfance fut pauvre et solitaire entre deux hameaux du Finistère, même si ma mère sut faire de notre maison sans eau ni électricité un paradis, à force de tendresse et de travail. J’y ai découvert la puissance de libération des livres, par la grâce d’une rencontre miraculeuse avec un instituteur, engagé, sensible, qui m’ouvrit sans retenue sa bibliothèque.

J’ai voulu ce livre comme un acte de remerciement. Pour dire simplement ce que je dois au livre. Ce que, tous, nous devons au livre. Plus nécessaire que jamais, face au brouhaha du monde, au temps chaque jour un peu plus refusé, à l’oubli de soi, et des autres. Pour le plus précieux des messages, dans le temps silencieux de la lecture  : qu’il est en chacun de nous un royaume, une dimension d’éternité, qui nous fait humains et libres. »


 

DERNIER OUVRAGE

 
Poésie

Surgies

Diabase - 2022

« Nous laissons nos traces, même dans l’eau qui court. Nous la troublons en la franchissant. Avancer dans une rivière, c’est retrouver l’expérience de l’enfance, celle d’avant naître, et rêver d’un placenta aux attributs de préhistoire. C’est se voir, vêtements de couleurs collés au corps, sans la nécessité de se camoufler. Le principal est que la perturbation s’accorde à la bienveillance des éléments. Au lieu de détruire, nous pourrions être ces rêves en translation fluide. »

Alexis Gloaguen regarde, pense et découvre comme un explorateur éveillé, chemine dans les esprits des paysages et des humains tel un poète musicien. Sa réflexion se nourrit des éléments glanés et nous propose d’aller voir de l’autre côté des apparences. Surgies est un livre de compagnonnage avec la nature et avec le théâtre des hommes qui font l’Histoire. Alexis Gloaguen nous donne rendez-vous comme il le fait avec lui-même.