samedi 15:15-16:00

Un poème est passé #1

Avec : Jérôme CRESPEL, Fabienne SWIATLY, Thierry RENARD, Katerina APOSTOLOPOULOU

20 mai 2021.
 

Ce que tu écris/ce que tu lis/c’est la même chose/le propager/comme se propage l’incendie/à l’appel de la plaine un jour de trop d’été.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Poésie

Elles sont au service

Bruno Doucey - 2020

« Aide à la personne, soin, accueil, éducation… Prise en charge du corps de l’autre… Entretien des bureaux, des maisons, des écoles. » Dès les premiers mots, le ton est donné sans faux-semblants : c’est des femmes au travail dont nous parle ce livre composé de petites proses. Soixante-deux textes pour être précis, comme autant d’instantanés « cadrés serrés », de fragments sans prétention qui donnent à voir les « fragments de vie » de celles qui « sont au service ». Sans jugement ni commisération, avec un sens aigu du détail et du langage des corps, Fabienne Swiatly scrute la réalité sociale et les tâches dévolues aux femmes. Pénibilité, abnégation, révolte ou beauté du geste –, celles qui se taisent trouvent dans la plume exacte de l’autrice une alliée de premier ordre. Total respect.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Poésie

Le désir : Aux couleurs du poème

Bruno Doucey - 2021

« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles… » Pour le 23e Printemps des Poètes, les Éditions Bruno Doucey ont suivi la voie ouverte par Rimbaud parce que le désir donne des couleurs à la vie. Dans cette anthologie qui rassemble des poètes français et étrangers, contemporains pour la plupart : un désir blanc de silence, d’absence et d’éternité ; un désir jaune de fraîcheur, d’éveil et de rayonnement ; le rouge désir des lèvres qui s’unissent et du sang qui pulse en nos veines ; un désir bleu de voyage, d’espace et de mer… Sans omettre ces orangers qui font aimer la pulpe de la vie, ou le désir obscur, né des profondeurs de la nuit, que tant d’êtres ont approché dans une brûlure. 88 poètes, dont la moitié sont des femmes… Et la main verte de Thierry Renard et Bruno Doucey lorsqu’il s’agit de satisfaire notre désir de poèmes.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Poésie

J’ai vu Sisyphe heureux

Bruno Doucey - 2020

Une famille de pêcheurs dont le père disparaît en mer, un couple de gens modestes que la mort vient séparer, un homme seul qui abandonne maison, papiers d’identité et biens matériels pour vivre en vagabond sous les étoiles…Trois poèmes narratifs. Trois destins aux prises avec la vie. Trois histoires simples pour dire la fierté du peuple grec. Ce ne sont pas les héros des batailles homériques que chante Katerina Apostolopoulou dans ce premier recueil écrit en deux langues, le grec et le français, mais le courage des êtres qui placent l’hospitalité et la liberté au-dessus de tout, qui se battent avec les armes de l’amour et de la dignité, qui ont peu mais donnent tout. À l’heure de la crise économique et du concept de décroissance, une voix venue de Grèce nous invite à voir Sisyphe heureux.

 

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Poésie

Un cri qui ne reprend jamais son souffle

La rumeur libre - 2022

Suivis de Poèmes de la main gauche.

« Raconter mon histoire, à travers deux épisodes sentimentaux. En l’occurrence, pour Poèmes de la main gauche, l’écriture s’est faite a posteriori, donc véritablement un récit d’une histoire révolue, un regard en arrière, un journal rédigé en différé. Sans doute un point de vue plus objectif que pour Un cri qui ne reprend jamais son souffle, qui lui a été écrit dans le vif du vécu. C’est assez fascinant de constater comme on veut se souvenir d’abord des belles choses et comme on aborde la réalité avec un regard incomplet. Et c’est un vrai paradoxe parce qu’en même temps, on s’emploie à mettre toute l’authenticité possible dans la forme écrite, toute l’essence brute de la vérité, mais d’une vérité choisie, malgré soi… Un cri qui ne reprend jamais son souffle relate un passage de ma vie où j’ai rencontré et aimé une femme affectée d’un syndrome bipolaire. La réalité des ces jours était construite comme des montagnes russes, avec des envolées hors gravité et des plongeons vers l’abîme, des heures de pur bonheur et d’autres où la vie se faisait violente. Une évocation partisane de la réalité. »

extrait de Un cri qui ne reprend jamais son souffle,
conversation (finale) avec Thierry Renard.