Comment conquérir l’Amérique en une nuit ?

(Dany Laferrière , Boréal films, 2004)

18 avril 2008.
 

Quand notre ami Dany Laferrière passe de l’autre côté de la caméra, ça déménage ! Fraîchement arrivé à Montréal avec pour mission de conquérir l’Amérique en charmant la femme blonde, Gégé, jeune Haïtien dans la trentaine débarque chez Fanfan, son oncle casanier qui a troqué la poésie contre un bon vieux taxi.
Sous le signe de l’humour et de la convivialité - et d’un agréable festin auquel participent Andrée et Denise, deux jumelles québécoises aux contrastes évidents - nos deux joyeux lurons font le bilan de leur vie, de leurs souvenirs et de leurs fantasmes. A la télé, omniprésente dans le récit, diverses personnalités dressent un amusant portrait de la société nord-américaine. L’espace d’une nuit qui se terminera de façon plutôt inattendue, nos deux compères tenteront donc de conquérir... l’Amérique !

Inédit en France

 

DERNIER OUVRAGE

 

L’exil vaut le voyage

Grasset - 2020

Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l’âge de 23 ans sous les aboiements d’une meute de chiens, il entame une vie d’exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir jamais vraiment quitté Montréal.

Après l’Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L’Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l’exil : est-ce une expérience aussi terrible qu’on le dit ? En revenant sur ce qu’on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l’esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : « Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage ».

Si les exils ont leur part d’arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l’Amérique à l’Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d’autres.