Film : un superbe portrait de Dany Laferrière

22 décembre 2009.
 


Couronné du prix du public des Rencontres internationales du documentaire de Montréal en novembre 2009, le superbe portrait de Dany Laferrière La dérive douce d’un enfant de Petit-Goâve du réalisateur Pedro Ruíz, sera projeté en exclusivité à Port-au-Prince. Retraçant le parcours de l’un des écrivains les plus marquants de notre époque, qui est également un personnage drôle et attachant, le film suit Dany Laferrière à travers le monde, de Montreal où il a élu résidence en passant par Saint-Malo ou New York jusqu’à Petit-Goave en Haïti où il est né.

Pour en savoir plus sur le film : La dérive douce d’un enfant de Petit-Goâve.
Et le site officiel : https://laderivedouce.com/

Et toute la programmation du festival d’Haïti 2010.

 

DERNIER OUVRAGE

 

L’exil vaut le voyage

Grasset - 2020

Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l’âge de 23 ans sous les aboiements d’une meute de chiens, il entame une vie d’exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir jamais vraiment quitté Montréal.

Après l’Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L’Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l’exil : est-ce une expérience aussi terrible qu’on le dit ? En revenant sur ce qu’on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l’esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : « Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage ».

Si les exils ont leur part d’arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l’Amérique à l’Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d’autres.