L’histoire du Prix Gens de Mer

12 juin 2013.
 

1996, naissance du prix Faubert de Coton, récompensant un ouvrage de vulgarisation maritime

Créé en 1996 naissait le prix Faubert de Coton. Il était attribué, à dates aléatoires, à l’auteur d’un ouvrage de vulgarisation maritime ; qui soit un livre à la fois technique, didactique, et agréable à lire pour le plus large public. Le jury était composé de personnalités du monde maritime, littéraire et journalistique.

La première édition du prix couronna, lors du Festival Etonnants Voyageurs de 1996, un ouvrage qui ne comportait aucun texte : « Six Phares à découper » de Dominique Ehrard, aux éditions Ouest-France. Le deuxième Faubert de Coton fut attribué à la journaliste scientifique américaine Dava Sobel pour son remarquable « Longitude » paru en France chez Lattès. Il lui fut remis à bord du ferry « Bretagne » à Portsmouth, à l’automne 1997.

Un faubert est, selon un ancien dictionnaire de Marine (Soe-Dupont-Roussin) « un faisceau de fils de caret qui, lié à un manche ou à une erse en filin, sert à laver ou à sécher les diverses parties d’un bâtiment, ce qui s’appelle fauberter ou essarder. On dit aussi fauberder. Swab en anglais. "
Quant au faubert de coton, il s’agit d’un bel objet de matelotage, mais aussi symbole de La Droguerie de Marine.

Une nouvelle jeunesse en 2005

Après une longue pause, le prix Faubert de Coton trouva une nouvelle jeunesse en 2005. Désormais destiné à un ouvrage littéraire à caractère maritime, la 3e édition du prix, menée en partenariat avec les Thermes marins de Saint-Malo, se déroula lors du Festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs.
Présidé par Claude Villers, le jury tint ses débats dans le cadre prestigieux du Grand Hôtel des Thermes Marins, devant un public nombreux et curieux, qui participa aux travaux par ses questions et remarques. Le lauréat, Redmond O’Hanlon, reçut le Faubert de Coton 2005 pour son remarquable « Atlantique Nord ». Un somptueux faubert en coton, réalisé par le mateloteur britannique Des Pawson, fut remis à Lionel Hoëbeke, l’éditeur qui représentait son auteur.

Le Faubert de Coton devient le prix « Gens de Mer – Hurtigruten »

En 2006, le prix littéraire « Gens de Mer – Hurtigruten », du nom de l’express côtier norvégien, soutenu par les Thermes Marins de Saint-Malo, inaugura une nouvelle formule et pris une autre dimension, tout en restant dans l’esprit de son prédécesseur, le Faubert de Coton. Décerné lors du Festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs, à l’issue d’un débat du jury tenu en public, le prix fut doté par la société Hurtigruten France d’une somme de 3.000 € destinée à l’auteur lauréat.

Cette première édition du prix « Gens de Mer – Hurtigruten » couronna Isabelle Autissier et son livre « Kerguelen, le voyageur du pays de l’ombre » paru chez Grasset.

En 2007, il fut décerné non pas à un auteur, mais à Philippe Jaworski, traducteur de « Moby Dick » d’Hermann Melville à la Pléiade.

En 2008, le prix « Gens de Mer »

En 2008, le prix prend une nouvelle appellation, « Gens de Mer ». Doté par le festival Etonnants Voyageurs et soutenu par les Thermes Marins, il couronne Benjamin Guérif pour « Pietro Querini, les naufragés de Röst » chez Rivages.

En 2009, le prix, doté par EDF en Bretagne, a été remis à Karsten Lund pour Le Marin Américain chez Gaïa.
EDF en Bretagne est partenaire depuis 2009 du prix Gens de Mer et entend ainsi soutenir celles et ceux qui nous font partager de fabuleuses histoires en lien avec ce milieu naturel et riche d’espoir. Ce partenariat prend fin en 2016.

En 2010, le jury a salué l’écrivain danois Karsten Jensen, pour son roman Nous les noyés, paru aux éditions Libella.

En 2011, c’est la Canadienne Dominique Fortier qui reçoit le prix pour son roman Du bon usage des étoiles, édité chez La Table ronde.

Voir la liste des lauréats ci-dessous.

Depuis 2012

La Compagnie des Pêches Saint-Malo remet depuis 2012 un Prix Compagnie des Pêches, destiné à couronner un ouvrage à caractère maritime mettant en valeur le monde de la mer et de la navigation, notamment dans sa dimension professionnelle.

L’auteur lauréat du prix « Gens de Mer » recevra un chèque de 3000 €, et ceux des prix « Compagnie des Pêches » et « Thermes Marins » un chèque de 1500 €.

Depuis 2016
Prix du beau livre maritime « Thermes Marins de Saint-Malo »
Aux côtés des Prix Gens de mer et Compagnie des pêches, il y a depuis 2016 le Prix du beau livre maritime « Thermes Marins de Saint-Malo ». Doté de 1500 euros, il est destiné à récompenser l’auteur d’un beau-livre à caractère maritime.

Depuis 2017
Un seul prix désormais sera couronné par le prix Gens de Mer, toujours doté de 3 000 €, grâce à nos partenaires Les Thermes Marins de Saint-Malo, la Compagnie des Pêches et le Crédit Agricole d’Ille et Vilaine.


LE JURY

Contact pour le prix : Loïc Josse, fondateur de la librairie La Droguerie de Marine, 66 rue Georges Clémenceau, 35400 SAINT-MALO. Téléphone 06 82 69 26 15 (à partir d’avril 2020 uniquement, e-mail : josseloic@orange.fr


Le Prix Gens de Mer a salué :

Le Prix de la Compagnie de Pêches

Prix du beau livre maritime « Thermes Marins de Saint-Malo »

Le Prix Gens de Mer – Hurtigruten a salué :


Contact pour le prix : Loïc Josse, 66 rue Georges Clémenceau, 35400 SAINT-MALO (e-mail : josseloic@orange.fr

 

DERNIER OUVRAGE

 
Beaux livres

100 Marins

Éditions Paulsen - 2018

100 marins célébrés par 100 auteurs. 100 complicités, 100 connivences pour rendre hommage à la mer et ses héros. On ne pouvait rêver plus belle armada. Au fil des pages de ce beau-livre prestigieux, se retrouvent associés Daniel Charles et Gustave Caillebotte, Laurent Joffrin et Jules Verne, Bernard Chambaz et Jack London, Jean-Louis Étienne et Jean-Baptiste Charcot, Björn Larsson et Thor Heyerdahl, Hervé Hamon et Alain Bombard, Bob Fisher et Francis Chichester, Paul Cayard et Raul Gardini, Bruno Troublé et Marcel Bich, Gary Jobson et Ted Turner, Patrick et Éric Tabarly, Yann Queffélec et Olivier de Kersauson, Erik Orsenna et Isabelle Autissier, Dan Robertson et Peter Blake, Philippe Poupon et Loïck Peyron, Yvan et Laurent Bourgnon, Michel Desjoyeaux et François Gabart, Philippe Presti et James Spithill. Créateurs, prosélytes, bourlingueurs, scientifiques, capitaines d’industrie, génies de l’architecture, écrivains du grand large, sportifs accomplis, solitaires habités, barreurs de renom, régatiers olympiques, pionniers intrépides, ils sont français, mais aussi américains, britanniques, néo-zélandais, australiens, italiens, japonais.

Tous ont, d’une manière ou d’une autre, accompagné la prodigieuse évolution de la navigation hauturière et de plaisance, d’aventure et de performance qui a marqué nos usages de ces 150 dernières années. Depuis qu’au delà de ses fonctions marchandes et guerrières, la marine à voile a revendiqué d’autres horizons où l’imprévu, l’agrément, le vagabondage, la vitesse ont petit à petit pris le dessus sur toutes autres considérations. Tous sont présents dans ce superbe coffret richement illustré de photographies de haut vol.

 

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Beaux livres

Histoire universelle de la navigation : Tome 2, Des étoiles aux astres nouveaux

Jean-Pierre de Monza - 2017

Prenant le relais des conquérants portugais, les nations du nord de l’Europe s’engouffrèrent à leur tour sur la route des Indes pour y bâtir, grâce à leurs puissantes compagnies, les bases du capitalisme moderne. D’autres arpenteurs sillonnaient des océans de plus en plus lointains et gagnaient parfois la gloire en laissant leur nom à une terre, un détroit, une péninsule. Dans leur sillage se profilaient déjà les navigateurs scientifiques du XVIIIe siècle. Certains, comme Bougainville, crurent trouver à l’autre bout du monde le paradis sur Terre. Cook, Lapérouse et tant d’autres y connurent leur enfer, entrant à jamais dans les encyclopédies au siècle même qui les inventa. La plupart contribuèrent avec modestie à l’inventaire des peuples, des sciences naturelles et de la géographie. Dans les ateliers des villes européennes, stimulés par le Longitude Act de 1714, des chasseurs de prime tentaient de vaincre l’insupportable problème de la longitude. Hommage aux calculs des savants et astronomes, aux savoir-faire des mécaniciens et instrumentistes, aux horlogers, enfin, qui, tentant de domestiquer le temps, inventèrent le chronomètre... et la longitude fut ! Anglais et Français, si souvent ennemis sur les mers, s’associèrent dans ces nouvelles sciences. Les navigateurs peaufinèrent l’image du monde avec la complicité des hydrographes et des cartographes, puis des météorologistes et des océanographes. Les découvertes majeures du XIXe siècle - électricité, radiotélégraphie - amenèrent des inventions qui rendirent chaque jour plus sûr le métier de marin jusqu’à l’avènement de l’informatique et des satellites. Ce second tome de l’Histoire universelle de la navigation clôt deux millénaires de courage, d’utopie, d’obstination et d’intelligence. C’est à la fois le souffle d’une épopée humaine et la rigueur d’une aventure scientifique qui sont ici contés avec brio et portés par une remarquable iconographie, déjà garants du succès du premier tome de cette somme magistrale. Le parcours de François Bellec est atypique. Contre-amiral, il est aussi Peintre officiel de la Marine, sociétaire et président d’honneur de la Société nationale des beaux-arts. Il a dirigé le Musée national de la Marine de 1980 à 1997. Il est membre et ancien président de l’Académie de marine, membre de l’Académie des sciences d’outre-mer, de l’Académie de marine portugaise, et vice-président de la Société de géographie. Consultant pour l’histoire et expert de la Commission nationale des monuments historiques pour le patrimoine maritime, il a reçu en 2013 le grand prix des Sciences de la mer Albert 1er de Monaco, et l’année dernière la médaille navale Vasco de Gama pour services rendus à l’histoire navale du Portugal. Il a collaboré à une trentaine d’ouvrages et d’encyclopédies, et il a publié une vingtaine de livres sur l’histoire des hommes et de la mer, dont trois romans. II appartient au groupe des Ecrivains de Marine fondé par Jean-François Deniau.

 

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Romans

Oublier Klara

Stock - 2019

Klara, Rubin, Iouri : trois générations dans une Russie enneigée et dévoreuse d’hommes.
On découvre sur son lit d’hôpital à Mourmansk, au Nord du cercle polaire, Rubin qui se sait condamné. Une énigme le maintient en vie : Klara, sa mère, menait des recherches scientifiques stratégiques en pleine époque stalinienne, et elle a été arrêtée sous ses yeux. Comment a-t-elle fini ses jours ? Ce tabou a pesé sur toute son enfance, et a fait de lui un homme dur, dans le monde de la pêche. Il en devient même impitoyable avec son propre fils. Ce fils, Iouri, qui a été malmené sur le chalutier paternel, lors de sorties de pêche effroyables en mer de Barents. Il s’est échappé en observant les oiseaux. Là est sa liberté. Là sera sa vie.
Mais à l’appel de son père, Iouri répond présent : ne pas oublier Klara ! Lutter contre l’Histoire, lutter contre un silence. Pourquoi Klara a-t-elle été expédiée au Goulag ? Quel est son secret ? Dans son enquête, Iouri découvre une vérité essentielle : ce qui relie Klara, Rubin et lui- même, c’est l’instinct de survie.

Oublier Klara est une magnifique aventure humaine, où la nature aide à lutter contre l’oppression. C’est aussi l’histoire d’une réconciliation.
Une exceptionnelle conteuse : des scènes d’action à couper le souffle. Une émouvante histoire familiale dans l’Histoire sauvage de la Russie soviétique.
Une romancière reconnue, forte du succès de Soudain, seuls.


Revue de presse

 

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Beaux livres

Saint-Malo et la Rance Maritime

Géorama - 2018

Majestueusement dressée sur son rocher, Saint-Malo offre ses fortifications séculaires aux vents du large et des courants, un œil sur la Manche, l’autre sur la Rance qui achève dans la baie d’émeraude sa longue course depuis les hauteurs du Méné. Que l’on choisisse de remonter son cours jusqu’à Dinan ou de le descendre jusqu’à la mer, Saint-Malo veille depuis toujours sur les eaux et sur les hommes qui ont écrit l’histoire d’un pays maritime à la géographie somptueuse. Cet ouvrage nous entraîne à la découverte de ce patrimoine naturel et historique hors du commun, guidé par le témoignage de celles et ceux qui en écrivent le présent et en conservent la mémoire.

Photographies d’Hervé Ronné.

 

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Essais

Pour l’amour des livres

Grasset - 2019

« Nous naissons, nous grandissons, le plus souvent sans même en prendre la mesure, dans le bruissement des milliers de récits, de romans, de poèmes, qui nous ont précédés. Sans eux, sans leur musique en nous pour nous guider, nous resterions tels des enfants perdus dans les forêts obscures. N’étaient-ils pas déjà là qui nous attendaient, jalons laissés par d’autres en chemin, dessinant peu à peu un visage à l’inconnu du monde, jusqu’à le rendre habitable  ? Ils nous sont, si l’on y réfléchit, notre première et notre véritable demeure. Notre miroir, aussi. Car dans le foisonnement de ces histoires, il en est une, à nous seuls destinée, de cela, nous serions prêt à en jurer dans l’instant où nous nous y sommes reconnus – et c’était comme si, par privilège, s’ouvrait alors la porte des merveilles.

Pour moi, ce fut la Guerre du feu, « roman des âges farouches  » aujourd’hui quelque peu oublié. En récompense de mon examen réussi d’entrée en sixième ma mère m’avait promis un livre. Que nous étions allés choisir solennellement à Morlaix. Pourquoi celui-là  ? La couverture en était plutôt laide, qui montrait un homme aux traits simiesques fuyant, une torche à la main. Mais dès la première page tournée… Je fus comme foudroyé. Un monde s’ouvrait devant moi…

Mon enfance fut pauvre et solitaire entre deux hameaux du Finistère, même si ma mère sut faire de notre maison sans eau ni électricité un paradis, à force de tendresse et de travail. J’y ai découvert la puissance de libération des livres, par la grâce d’une rencontre miraculeuse avec un instituteur, engagé, sensible, qui m’ouvrit sans retenue sa bibliothèque.

J’ai voulu ce livre comme un acte de remerciement. Pour dire simplement ce que je dois au livre. Ce que, tous, nous devons au livre. Plus nécessaire que jamais, face au brouhaha du monde, au temps chaque jour un peu plus refusé, à l’oubli de soi, et des autres. Pour le plus précieux des messages, dans le temps silencieux de la lecture  : qu’il est en chacun de nous un royaume, une dimension d’éternité, qui nous fait humains et libres. »


 

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Beaux livres

Des livres à la découverte du monde

Hoëbeke - 2012

Après le Trésor des livres de mer paru en 2011, la libraire et le romancier sont partis à la découverte du monde terrestre et se sont égarés avec délice dans 90 livres rares et essentiels, ornés de planches gravées, d’images aux couleurs étonnantes. De la fin du Moyen Age au début du XXe siècle, cet album égrène les étonnantes aventures de l’exploration terrestre.

Le livre se partage en 6 chapitres : Afrique : Léon l’Africain offre une description de l’Afrique dès le XVIe siècle ; le sieur Etienne de Flacourt au siècle suivant, décrit Madagascar pour la première fois ; un peu plus tard, l’explorateur René Caillé est le premier européen à revenir vivant de Tombouctou… Quant à Henry Morton Stanley, il retrouve le missionnaire-voyageur Livingstone…
Amérique : Au commencement du XVIe siècle, dans l’altiplano mexicain, le conquistador Hernan Cortés s’empare d’une cité lacustre, la Tenochtitlan des Aztèques, future ville de Mexico. Plus au nord, à la fin du XVIIe siècle, Cavelier de La Salle et Joutel explorent le cours du Mississippi. Au XIXe siècle, le peintre-explorateur Frédérick Catherwood découvre et peint les stupéfiants monuments mayas du Yucatan ; le prince Maximilian de Wied-Neuwied, accompagné du peintre Bodmer, présente d’étonnants portraits indiens…
Pacifique : le « prince des pickpockets », George Barrington, déporté en Australie deviendra, dans ce continent neuf, chef de la police de Paramatta…
Russie : En 1660, le sieur de Beauplan livre une description de l’Ukraine, quand Adam Olearius un siècle plus tard visite la Moscovie et traverse la mer Caspienne pour gagner Ispahan…
Moyen Orient : Au retour de Terre Sainte, au XVe siècle, le religieux allemand Bernhard von Breydenbach donne à imprimer le premier incunable de voyage illustré de somptueuses planches dépliantes, une innovation…
Asie : Au XIIIe siècle, Jean du Plan Carpin fraternise avec les Tartares, le marchand vénitien Marco Polo pénètre en Chine. Francis Garnier en 1873 remonte en pirogue le cours du fleuve Mékong par le Laos jusqu’aux frontières méridionales de la Chine, tandis qu’en 1931-32 les aventuriers de la Croisière Jaune Citroën réalisent l’un de leurs plus spectaculaires raids automobiles aux confins du monde…

Ce grand voyage à travers l’aventure des hommes, à la découverte des continents, est illustré de plus de 600 images, gravures et croquis, en noir et en couleurs, d’ébahissements graphiques face aux couleurs d’étranges animaux, de peuplades natives, d’abris et de plantes extraordinaires, rencontrés lors des voyages de ces grands explorateurs. Des extraits des textes originaux nous donnent aussi à lire comment à l’époque on racontait le monde.