Grande soirée France culture : Haïti en scène

18 mai 2010.
 

Samedi 22 mai au Théâtre de Saint-Malo (6, place Bouvet - 35 400 Saint-Malo à 20h)

Avec les écrivains Dany Laferrière, Franketienne, Lyonel Trouillot-, Kettly Mars et Emmelie Prophète
Lectures par Ariane Ascaride et Nicole Dogué
Musique : Marlène Dorcéna et Beken
Réalisation : Gilles Mardirossian
Soirée animée par : Alexandre Héraud

Les réservations pour ce spectacle sont closes sur le site. Vous pouvez contacter le théâtre pour les dernières places, samedi 22 mai.
Merci de vous présenter à 19h30 au théâtre de Saint-Malo, l’entrée sera définitivement fermée à 20h00 précises, heure du début de l’émission.

Dany Laferrière

Dany Laferrière raconte que le lendemain du tremblement de terre, il avait couru, avec Lyonel Trouillot à la rencontre du poète et dramaturge Frankétienne dans le quartier de Delmas à Port-au-Prince. Devant sa maison fissurée, le poète pleure. Juste avant la secousse, il répétait une pièce de théâtre prémonitoire, écrite en novembre 2009, Le Piège, qui évoque un séisme en Haïti. Face au désastre, il pense ne plus pouvoir la jouer. Dany Laferrière lui répond qu’il doit poursuivre : « C’est la culture qui nous sauvera. Fais ce que tu sais faire. »

Lyonel Trouillot

À Saint-Malo, France Culture invite les trois héros de cette scène à faire ce qu’ils savent faire : parler de leur pays avec leur regard d’écrivains. Ils sont rejoints sur les planches du Théâtre de Saint-Malo par deux compatriotes romancières et poètes, Kettly Mars et Emmelie Prophète.
La grande chanteuse haïtienne Marlène Dorcéna, qui avait enchanté le public du festival, en 2004, ainsi que Beken, le John Lee Hooker de Port-au-Prince, accompagnent leur témoignage, leur parole, leur dialogue, pour ne pas séparer la littérature et la vie.
Les comédiennes Nicole Dogué et Ariane Ascaride y feront des lectures.

Ces deux heures de musiques, lectures, de dialogue en public du Théâtre de Saint-Malo, animées par Alexandre Héraud de France Culture, sont diffusées en direct sur l’antenne, de 20h à 22h.

 

DERNIER OUVRAGE

 

L’exil vaut le voyage

Grasset - 2020

Voici Dany Laferrière dans tous ses exils. Obligé de fuir Haïti à l’âge de 23 ans sous les aboiements d’une meute de chiens, il entame une vie d’exils, de Miami à Paris en passant par le Brésil, sans avoir jamais vraiment quitté Montréal.

Après l’Autoportrait de Paris avec chat, Dany Laferrière approfondit la veine du roman dessiné et écrit à la main. L’Exil vaut le voyage offre un point de vue original sur le sentiment de l’exil : est-ce une expérience aussi terrible qu’on le dit ? En revenant sur ce qu’on croit à tort une fatalité, Dany Laferrière nous dit combien les pérégrinations obligées, si on les accueille en ouvrant les yeux et l’esprit, nous enrichissent. Quelle occasion de rencontres nouvelles, avec des écrivains, des femmes et des chats ! Le monde regorge de richesses, et ce livre nous les fait découvrir avec charme et humour, mais aussi, parfois, un lyrisme pudique : « Je viens de parler à ma mère longuement, et je dois partir sans bagage ».

Si les exils ont leur part d’arrachement, ils donnent aussi à voir le monde et des mondes. De Jorge Luis Borges à Virginia Woolf, de jazzmen solitaires en cafés bondés, de l’Amérique à l’Europe, voici de fructueux exils, avec, pour compagnons de voyage, de chapitre en chapitre, les grands exilés du monde, Ovide, Mme de Staël, Graham Greene, le grand romancier cubain José Lezama Lima, et bien d’autres.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Poésie

Cité perdue

Bruno Doucey - 2019

Le mot de l’éditeur : « Il est dit dans le conte que partout s’étendirent la haine et le mensonge. » Les mots par lesquels s’ouvre Cité perdue semblent convier le lecteur à une bien triste aventure humaine : celle où règnent l’égoïsme et la dissimulation, la peur de l’autre et les rapports de domination. Et pourtant chacun rêve de l’exact contraire : l’amour et l’égalité entre les êtres, le goût des portes qui s’ouvrent et des mains qui se tendent, ce « jour d’épaule nue où les gens s’aimeront », comme le chante un vers d’Aragon. Avec un sens aigu du tendre et du faillible, deux poètes chantent ensemble « la beauté des recommencements » et tracent un chemin d’espérance. Celui du « chant élevé à hauteur d’idéal », là où le tremblement de sens du poème fonde notre liberté et notre goût de vivre. Un livre écrit à quatre mains, auxquelles se joignent, fabuleuses, celles d’Ernest Pignon-Ernest.

Les auteurs : Marie-Bénédicte Loze & Lyonel Trouillot
Dessins d’Ernest Pignon-Ernest

 

DERNIER OUVRAGE

 
Autres

Chaophonie

Mémoire d’Encrier - 2015

« Je pense souvent à toi, mon fils, qui aujourd’hui vis loin de moi, tant mes souvenirs s’anguillent à travers ma mémoire. Et alors, tout s’entremêle. Nos paroles et nos silences qui s’entrelianent dans un métissage époustouflant. »

Le légendaire Frankétienne signe ici un ouvrage testamentaire : réflexion sur le temps, l’écriture et la ville sous la forme d’une longue lettre à son fils Rodney Saint-Éloi. De Port-au-Prince à Montréal, la voix du vieil écrivain roule en échos, éclate en mille saveurs et délices cette langue dont lui seul connaît les folles arcanes.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

L’heure hybride

Port-au-Prince - Grandi dans les jupes d’une mère qui faisait commerce de ses charmes, Rico L’Hermitte, profession gigolo, beau gosse des quartiers pauvres, vend son corps. Comme le goût des fruits défendus, "L’heure hybride" dresse le portrait d’un monde qui se bat entre luxure et survie. Ce roman jette un regard lucide sur la société haïtienne, le tout sur fond de nostalgie de la fin des années 1970, où la vie nocturne était intense à Port-au-Prince.


Revue de presse :

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Les villages de Dieu

Mémoire d’encrier - 2021

Retranchées dans des cités qui tirent leur nom de la légende biblique – Puissance Divine, Bethléem – des gangs de bandits pillent, violent et assassinent, en toute impunité. Celia, adolescente, cherche à survivre, tantôt en se prostituant, tantôt en faisant la chronique des femmes de la cité sur les réseaux sociaux, où elle devient influenceuse. Les villages de Dieu dit l’effondrement et la banalité du mal dans cette ville de Port-au-Prince livrée à ses démons.