Besoin de poèmes

28 octobre 2010.
 

Vendredi 26 novembre à 14h30 - Palais de la Culture

Elle s’imprime, parfois, mais aussi se dit, court les rues, se chante, se répercute, se multiplie à l’infini. On sait les difficultés de l’édition africaine, le faible marché des lecteurs, mais la création littéraire n’a pas seulement le livre comme support — c’est même peut-être par la rue, les spectacles, qu’aujourd’hui elle se développe, invente un langage neuf, qui est celui de la ville africaine, telle quelle s’affirme aujourd’hui. Poètes, rappeurs, slameurs, chanteurs retrouvent ainsi, pour dire la modernité africaine, les puissances de l’oralité.
De l’Afrique au monde entier : c’est un après-midi voué à toutes les formes de l’expression poétique que nous invitent Yvon Le Men, Mohammed El Amraoui, Hamidou Magassa, Souleymane Diamanka, Thierry Renard et Nafissatou Dia Diouf. Suivi, à 15h30 d’une rencontre « écriture et oralité » — pas si opposées qu’on le croit… où nous rejoindront Léonora Miano, Felwine Sarr, Rouda et Amkoullel.


15h30-16h30 Ecriture et oralité

Pourquoi choisir la musique, la scène ou le livre comme support d’écriture ? L’écrit, le livre, dispose-t-il d’un statut à part ? Y-a-t’il des choses que l’on peut dire en musique ou sur scène, mais que l’on ne peut pas écrire ? Quels liens musique et écriture tissent-elles ? Ils sont écrivains, poètes, rappeurs, slameurs, musiciens, comédiens… L’occasion de confronter différentes formes d’écriture et d’explorer la place de l’oralité dans l’écriture et vice versa.
Avec : Souleymane Diamanka, Rouda, Léonora Miano, Felwine Sarr, Mohammed El Amraoui, Yvon Le Men, Amkoullel.

 

DERNIER OUVRAGE

 
Romans

Rouge Impératrice

Grasset - 2019

Le lieu : Katiopa, un continent africain prospère et autarcique, presque entièrement unifié, comme de futurs Etats-Unis d’Afrique, où les Sinistrés de la vieille Europe sont venus trouver refuge.
L’époque : un peu plus d’un siècle après le nôtre.
Tout commence par une histoire d’amour entre Boya, qui enseigne à l’université, et Illunga, le chef de l’Etat.
Une histoire interdite, contre-nature, et qui menace de devenir une affaire d’Etat.
Car Boya s’est rapprochée, par ses recherches, des Fulasi, descendants d’immigrés français qui avaient quitté leur pays au cours du XXIème siècle, s’estimant envahis par les migrants. Afin de préserver leur identité européenne, certains s’étaient dirigés vers le pré carré subsaharien où l’on parlait leur langue, où ils étaient encore révérés et où ils pouvaient vivre entre eux. Mais leur descendance ne jouit plus de son pouvoir d’antan : appauvrie et dépassée, elle s’est repliée sur son identité.
Le chef de l’Etat, comme son Ministre de l’intérieur et de la défense, sont partisans d’expulser ces populations inassimilables, auxquelles Boya préconise de tendre la main.
La rouge impératrice, ayant ravi le cœur de celui qui fut un des acteurs les plus éminents de la libération, va-t-elle en plus désarmer sa main ?
Pour les « durs » du régime, il faut à tout prix séparer ce couple…


Revue de presse

 

DERNIER OUVRAGE

 
Poésie

La Baie vitrée

Bruno Doucey - 2021

N’avoir nulle part où aller sauf à l’intérieur de soi… Être assigné à résidence avec des livres pour seuls compagnons… Regarder le monde à travers une vitre en se demandant si le temps ne s’est pas arrêté… Telle est la situation évoquée par Yvon Le Men dans La baie vitrée. Le poète est enfermé à son domicile, seul mais relié aux autres, à l’écoute des mauvaises nouvelles du monde et des chants d’oiseau qui l’apaisent. Il lit et écrit. Écoute et observe. Des poèmes naissent de ce quotidien empêché. Les mots de l’écrivain découpent alors des morceaux de ciel pour les oiseaux en cage. Des mots qui ouvrent portes et fenêtres, conjurent l’absence et invitent des hôtes essentiels à sa table de silence. Avec La baie vitrée, le poète a écrit le livre du réenchantement dont nous avons besoin. Jamais la poésie ne lui est apparue si nécessaire.

« Quand l’humanité reviendra
les hommes et les femmes
corps et âmes touchés
caressés embrassés
mélangés partagés

traversés comme on traverse un pont
entre des bras »


Revues de presse

 

DERNIER OUVRAGE

 
Poésie

Le désir : Aux couleurs du poème

Bruno Doucey - 2021

« A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles… » Pour le 23e Printemps des Poètes, les Éditions Bruno Doucey ont suivi la voie ouverte par Rimbaud parce que le désir donne des couleurs à la vie. Dans cette anthologie qui rassemble des poètes français et étrangers, contemporains pour la plupart : un désir blanc de silence, d’absence et d’éternité ; un désir jaune de fraîcheur, d’éveil et de rayonnement ; le rouge désir des lèvres qui s’unissent et du sang qui pulse en nos veines ; un désir bleu de voyage, d’espace et de mer… Sans omettre ces orangers qui font aimer la pulpe de la vie, ou le désir obscur, né des profondeurs de la nuit, que tant d’êtres ont approché dans une brûlure. 88 poètes, dont la moitié sont des femmes… Et la main verte de Thierry Renard et Bruno Doucey lorsqu’il s’agit de satisfaire notre désir de poèmes.

 

DERNIER OUVRAGE

 

Traces - Discours aux nations africaines

Actes Sud - 2021

De retour de ses pérégrinations autour du monde, un homme revient sur sa terre natale, l’Afrique, porteur d’une parole adressée à la jeunesse. En narrant l’histoire du Continent depuis ses origines, il demande à ses habitants de tourner à nouveau leur visage vers le soleil, de reconquérir leur liberté et leur dignité, de continuer à marcher et à élargir les horizons.