ASSEO Henriette

France

21 février 2011.
 

Biographie

Historienne, spécialiste de l’histoire des Tsiganes en Europe, Henriette Asséo s’intéresse notamment à l’imaginaire de la mobilité intra-européenne et aux processus de construction des nations. Depuis 1999, elle est professeur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) : le séminaire qu’elle y dirige cette année s’intitule « Généalogie et formes de la « politique tsigane » au XXe siècle dans les différents pays européens (1895-1969) ».

Lors de la controverse de l’été 2010 autour des mesures prises par le gouvernement français pour rapatrier des Roms de nationalité roumaine ou bulgare, elle a été sollicitée par de nombreux médias pour réinscrire dans une perspective historique la diversité et la complexité de la situation des Tsiganes d’Europe.

Membre du Conseil de direction du Centre de recherches tsiganes (Université Paris V - René Descartes), créé en 1979, avec Jean-Pierre Liégeois, elle a participé à la fondation du Groupe de recherches pour une histoire européenne des Tsiganes. En février 1994, elle présentait les travaux de ce groupe devant le Conseil de l’Europe. Depuis 2001, elle a été membre du Comité scientifique pour l’exposition sur les camps d’internement en France au Centre historique des Archives nationales et produit des expertises régulières pour la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Pour en savoir plus :


Bibliographie :


Présentation de Les Tsiganes, une destinée européenne

spip_logo À la fin du Moyen Âge, d’étranges voyageurs arrivent en Europe, faisant à rebours l’itinéraire des Croisades. D’où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Ils ne le savent pas eux-mêmes. On les appelle « Bohémiens » ou « Égyptiens ». D’emblée, le mystère de leurs origines fascine. Commence alors un temps de splendeur. Du XVIe au XVIIIe siècle, en Occident et en Orient, les Tsiganes sont serviteurs de la grande noblesse, maîtres dans l’art militaire comme dans l’art divinatoire, experts en chevaux et musiciens de cour. Au XIXe siècle, le vent tourne. Le mystère laisse place au soupçon, la fascination à la défiance : le déclin matériel, la crainte populaire et le harcèlement des gendarmes, bientôt relayés par une législation d’exclusion, en font des « romanichels ».
Henriette Asséo fait revivre la force d’une culture autre, prodigieusement riche, en plein cœur de l’Europe.