QUIRINY Bernard

Belgique

14 février 2018.

Ce Belge compose de son imagination débordante des nouvelles érudites et invraisemblables, qu’il agrémente d’un humour justement dosé. Virtuose du genre fantastique, la beauté et la poésie de son écriture font qu’on le dit souvent digne héritier d’Edgar Allan Poe et de Jorge Luis Borges. Dans ce troisième roman, il condense le pire des malfaçons immobilières et des problèmes de voisinage dans une résidence de haut-standing malveillante : un enfer pour ses habitants. De sa plume acide et drôle, Bernard Quiriny ancre le thème des histoires de maisons hantées dans l’urbanité contemporaine.

 

Depuis 2008, Bernard Quiriny compose de son imagination débordante des nouvelles érudites et invraisemblables, qu’il agrémente d’un humour justement dosé et rassemble dans de fantastiques recueils.

Inspiré des totalitarismes du vingtième siècle, son premier roman Les Assoiffées, très remarqué lors de la rentrée littéraire 2010, fit partie de la première sélection du prix Renaudot. À lire ces aventures d’intellectuels en visite dans une Belgique fantasmée, soumise à un régime totalitaire féministe, on comprend mieux l’engouement que le livre a pu susciter : l’auteur y décrit un système totalement extravagant sous la forme d’une fable burlesque, parodiant le réel avec beaucoup d’humour et de distance critique.

Spécialiste en histoire des idées politiques, ce jeune universitaire né en 1978 en Belgique s’est d’abord fait connaître par ses articles dans le Magazine Littéraire ainsi qu’à Chronic’Art (et occasionnellement à Epok) dans le domaine de la littérature et dans celui du jazz. La beauté et la poésie des nouvelles de ce virtuose du genre fantastique font de lui un digne héritier d’Edgar Allan Poe et de Jorge Luis Borges.

Dans Une collection très particulière, l’auteur nous emmène à la découverte de la bibliothèque fantasque de son personnage fétiche : Pierre Gould, dandy bibliophile et provocateur. Bernard Quiriny mène cette aventure avec un irrésistible mélange d’invention et de fantaisie, si bien que l’ensemble compose un véritable cabinet de curiosités, hommage à l’esprit et la folie littéraire sous toutes ses formes.

Après avoir signé un essai remarqué sur le romancier et poète symboliste Henri de Régnier, l’écrivain sort en 2014 son deuxième roman. Le postulat de départ du Village évanoui : et si un village français contemporain était soudainement coupé du reste du monde ? Dans cette fable sociale et amusante, Bernard Quiriny fait de la bourgade imaginaire de Châtillon-en-Bierre un laboratoire humain, dans lequel il observe d’un œil malicieux, sans prendre parti, les comportements d’une population livrée à elle-même.

Son troisième roman, L’Affaire Mayerling, est né d’un fantasme de promeneur : celui de détruire les grandes constructions immobilières qui saccagent le paysage des villes modernes. L’auteur y a condensé le pire des malfaçons immobilières et des problèmes de voisinage dans une résidence de haut-standing particulièrement malveillante : de quoi faire un enfer de la vie des habitants de la résidence Mayerling. De sa plume acide et drôle, Bernard Quiriny ancre le thème des histoires de maisons hantées dans l’urbanité contemporaine.


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Romans

L’affaire Mayerling

Rivages - 2018

Bernard Quiriny peint dans un savoureux roman la vie mouvementée des habitants d’un immeuble.
Quand un mystérieux groupe immobilier parvient à racheter « le petit manoir » de la rue Mayerling dans le centre-ville, c’est la surprise générale dans la petite ville de Rouvières. Le chantier démarre : la vieille maison est démolie et « le Mayerling », résidence de standing, ne tarde pas à sortir de terre. L’ennui, c’est que, sous ses apparences cossues, le Mayerling est un immeuble de piètre qualité : un assemblage de clapiers en béton mal insonorisés, mal finis, où les voisins sont autant d’ennemis. Surtout, ces habitants ne tardent pas à découvrir que le Mayerling n’est pas du tout un immeuble ordinaire... Ce roman, aussi drôle que grinçant, offre une satire de l’urbanisme qui saccage l’environnement, de la promotion immobilière et du bétonnage à tout crin. De situations cocasses en dérapages incontrôlables, le narrateur retrace avec beaucoup d’humour le naufrage d’une communauté de voisins aux tensions exacerbées.
Véritable satire de l’urbanisme contemporain, ce roman aussi drôle que glaçant, héritier survolté de La Vie mode d’emploi de Perec et de La Trilogie de béton de J. G. Ballard dresse le portrait d’une société prisonnière de ses rêves de béton.


Revue de presse