France
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Journaliste de formation, Jean Rolin publie des livres depuis plus de vingt ans et a aussi collaboré à plusieurs journaux tels que Libération, Géo et Le Figaro. Fils de médecin militaire, né en 1949 à Boulogne-Billancourt, cet ancien militant maoïste, aujourd’hui auteur d’une quinzaine d’ouvrages, est un écrivain atypique.
De la Somalie à la Bosnie, de la banlieue parisienne à l’Asie, de l’Afrique du Sud aux États-Unis, il a arpenté le monde, en long, en large et en travers. Tour à tour qualifié d’écrivain d’ici et d’ailleurs - d’écrivain des pourtours - de curieux, de vagabond, de chroniqueur de l’inconfort, Jean Rolin passe pour être un fin observateur de la condition humaine et un amateur de zones dites « incertaines », à savoir les terrains vagues, le périphérique parisien, les rails tanzaniens, les villages en ruines de Bosnie, la frontière belge, les ports industriels français… Ses récits - peut-on vraiment parler de romans quand rien de ce qu’il raconte ne sort vraiment de son imagination ? - s’inspirent de celles et ceux qui ont croisé sa route un jour ou l’autre...
Récompensé en 1988 par le prix Albert Londres pour La ligne de front, par le prix Médicis en 1996 pour L’organisation et par le prix Ptolémée en 2006 pour L’homme qui a vu l’ours, Jean Rolin est non seulement un auteur flatté par la critique mais aussi - et surtout - un témoin du temps présent, dont l’écriture teintée d’humour et de poésie est avant tout saluée pour son réalisme.
En 2009, Un chien mort après lui donne à lire une vision âpre et atypique du monde et des hommes. Avec ce récit d’errance qui prend pour point d’équilibre la figure du chien à travers les âges et les continents, Jean Rolin prouve encore une fois quel indispensable écrivain il est.
Liens :
Jean Rolin lit Un chien mort après lui sur libération.fr
Emission A plus d’un titre sur France Culture
Les livres ont la parole sur RTL
Revue de presse Un chien mort après lui :
Le Nouvel Obs.fr Télérama.fr Lire.fr Le Centre National du Livre Libération Le Figaro L’Express La Croix RFI Le Nouvel Observateur Le Monde des Livres
Bibliographie :
Un chien mort après lui (P.O.L., 2009)
L’Explosion de la durite (P.O.L., 2007)
L’homme qui a vu l’ours (P.O.L., 2006)
Terminal frigo (P.O.L., 2005)
Chemins d’eau (Payot, 2004)
Chrétiens (P.O.L., 2003)
La clôture (P.O.L., 2002 ; Gallimard, 2004)
Campagnes (Gallimard, 2000)
Traverses (NIL, 1999)
C’était juste cinq heures du soir (Le Point du jour, 1998 - avec Jean-Christian Bourcart)
L’organisation (Gallimard, 1996)
Zones (Gallimard, 1995)
Joséphine (Gallimard, 1994)
La Frontière belge (J. C. Lattès, 1989)
La ligne de front (Quai Voltaire, 1988)
Vu sur la mer ( Bueb & Reumaux, 1986)
L’Or du scaphandrier (J. C. Lattès, 1983)
Journal de Gand aux Aléoutiennes (J. C. Lattès, 1982)
Présentation de Un chien mort après lui :
Au début de Moby Dick, Ismahel, sur le point d’embarquer, observe que le capitaine du Péquod porte le nom d’un roi biblique qui était " fameusement impie ", et dont le corps fut livré aux chiens. Nombreux sont les héros de la guerre de Troie qui n’échappèrent que de justesse au même sort. Ainsi les rapports entre l’homme et le chien ne se bornent-ils pas à cette gentille histoire, aux circonstances controversées, de la domestication de l’un par l’autre : autant que la littérature universelle, les chiens errants sont là pour le prouver. Et c’est sur les traces de ces derniers - à moins que ce ne soit pour les fuir - que l’auteur d’Un chien mort après lui parcourt le monde, depuis les banlieues de Moscou jusqu’aux confins des déserts australiens.
Présentation de L’explosion de la durite :
On sait qu’il existe entre l’Europe et l’Afrique, à destination de celle-ci, un intense mouvement, pour ne pas dire trafic, de véhicules d’occasions en tous genres. Jean Rolin raconte ici le voyage qu’il fit en 2005 avec une Audi 25 qui marquait au compteur plus de 250 000 kms et avait des faiblesses côté durite, de la banlieue parisienne à Kinshasa, au Congo, où elle devint un taxi chargé de subvenir aux besoins de toute une famille. Sa mission acceptée par amitié étant d’accompagner la voiture, de la surveiller, de remplir les formalités de dédouannement, bref de veiller à la bonne issue de cette entreprise des plus risquées, tant sur un trajet de ce genre périls et convoitises sont nombreux.
Ce que cette équipée a d’exceptionnel tient non seulement à son caractère éminemment inhabituel mais aussi à ceci qu’elle permet à l’auteur de "La Clôture" de se livrer à un festival de tous ses talents d’écrivain-reporter, comme il aime à se qualifier lui-même, dans tous les cadres qu’il affectionne et suivant des registres où il excelle. Errance dans les banlieues à la recherche d’intermédiaires plus ou moins fiables, stratégies et machinations, voyage et vie à bord d’un cargo, observation de la faune, spécialement volatile, évocations biographiques discrètement glissées dans le cours d’évènements actuels ou historiques, humour lucidement généreux, fascinations africaines : tout est texte et prétexte à faire vivre et battre dans la même phrase du temps, de l’espace, des couleurs et des sons et, constamment, une pensée qui rythme avec respect les réalités les plus complexes.
Lundi - 10h00 : L’esprit des lieuxavec : Louis-Philippe DALEMBERT, Lieve JORIS, Jean ROLIN, Jean-Paul KAUFFMANN |